Elections présidentielles ; Dernière ligne droite

Dernière piqûre de rappel avant le premier tour des élections présidentielles, retrouvez les principales mesures des 10 candidats concernant l’économie et la vie entrepreneuriale. Afin d’y voir plus clair, le Journal Toulousain a fait le tri et dresse une liste non exhaustive, mais tout à fait représentative, des mesures annoncées par les 10 demi-finalistes pour la course à l’Elysée.

Nathalie Arthaud

Nathalie Arthaud

«Les clas­ses popu­lai­res n’ont pas à payer cette dette qui n’est pas la leur. Elles n’ont pas à accep­ter les coupes dans les ser­vi­ces publics, l’aug­men­ta­tion des impôts ni la baisse de leur pou­voir d’achat. C’est aux capi­ta­lis­tes et aux ban­quiers de rem­bour­ser leur dette.»

 

- Suppression pour les entreprises du droit au «secret des affaires» (renseignements concernant les pratiques commerciales et/ou de production d’une société).

- Mise en place d’un contrôle général des prix.

- Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales.

- Nationalisation de toutes les entreprises souhaitant délocaliser, sans indemnités.

- Suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur tous les produits et services.

- Rassemblement de l’ensemble des banques dans une seule banque publique.

- Taxation de 100% des revenus mobiliers et immobiliers.

 

François Bayrou

Bayrou François

«Atteindre l’équilibre budgétaire en 2016 en répartissant à part égale l’effort de redressement des finances publiques entre recettes et dépenses, à hauteur de 50 milliards d’€ de baisse des dépenses et 50 milliards d’€ de hausse des recettes ; à cet effet, inscrire la «règle d’or» de discipline budgétaire dans la constitution.»

 

- Donner un coup de rabot général de 15% sur 3 ans sur les niches fiscales et sociales et supprimer les niches non fondées.

- Affecter une hausse modérée de TVA à la réduction du déficit budgétaire, à hauteur de 1 point en 2012.

- Rendre l’impôt sur le revenu plus progressif par le passage de la tranche de 41% à 45% et la création d’une tranche à 50% pour les revenus supérieurs à 250 000 € par part.

- Pour tout patrimoine au-dessus de 1 million d’€, un revenu théorique de 1% est intégré dans la base de l’impôt sur le revenu.

- Mettre en place une taxe sur les transactions financières internationales avec les partenaires européens.

- Créer une Haute autorité de lutte contre la fraude fiscale et sociale pour lutter contre toutes les formes de fraude.

- Création d’un label indépendant «Made in France» afin de connaître la part française dans le produit considéré.

- Favoriser l’investissement dans les entreprises «innovantes».

- Création d’un crédit d’impôt innovation, parallèle au crédit impôt recherche.

- Création d’un avantage fiscal pour les grandes entreprises ayant créé une structure d’investissement en direction des PME ou pris une participation dans leur capital.

Jacques Cheminade

Cheminade Jacques

«Sortir de l’économie casino et arrêter la dégradation de notre vie publique sont les deux premières conditions nécessaires à la refondation de nos repères.»

 

- Séparation des activités en banque d’investissement de celles de dépôt.

- Augmentation du taux d’imposition des «gros patrimoines».

- Mise en faillite organisée ou nationalisation des banques ayant eu recours à un levier d’investissement excessif au regard de leurs fonds propres.

- Fusion de la taxe foncière et l’ISF au profit d’un impôt progressif unique sur le patrimoine.

- Interdiction de la cotation en continu sur les marchés financiers et retour à une cotation journalière.

- Reconstitution de GDF-EDF.

- Organisation d’une banque publique d’investissement/pôle financier public.

- Retour à un monopole public de La Poste.

- Interdiction d’acheter et de vendre tous produits dérivés «virtuels», n’ayant pas pour objet la livraison de biens «réels».

- Réquisition de la Banque de France.

-  Aide temporaire aux entreprises importatrices, sous forme de crédits ou d’abattements exceptionnels d’impôts.

- Blocage temporaire des prix et des salaires pendant au moins trois mois.

-  Adopter l’euro-franc polytechnique auprès duquel cohabiteraient différents euros nationaux. Dévaluation immédiate de 25% de sa valeur par rapport au dollar américain et au yuan chinois.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan

«Il est tout à fait possible de recréer un million d’emplois grâce à une nouvelle politique économique qui, comme au football, s’appuiera sur une défense solide et une attaque performante.»

 

- Création d’un label indépendant «Made in France» afin de connaître la provenance, ou la part française dans le produit considéré.

- Baisse ou plafonnement des frais bancaires par la Loi et encadrement accru du crédit à la consommation.

- Séparation des activités en banque d’investissement de celles de dépôt.

- Mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières internationales.

- Réforme de l’impôt sur les sociétés en faveur du réinvestissement prioritaire des bénéfices en France et mieux imposer les «grands groupes».

- Mise en place de droits de douane élargis et quotas d’importation.

- Reconstitution de GDF-EDF.

- Sortie de l’Euro, réintroduction du Franc.

 

François Hollande

Hollande Francois

«Je modulerai l’impôt sur les sociétés selon la taille des entreprises et selon que le bénéfice est réinvesti ou redistribué aux actionnaires. Les procédures seront simplifiées pour les artisans et les commerçants.»

 

- Suppression des niches et dérogations fiscales.

- Subventions pour les entreprises qui souhaitent se relocaliser et remboursement des aides publiques reçues pour celles qui délocalisent.

- Interdiction aux banques françaises d’avoir des établissements/filiales dans un pays considéré comme un paradis fiscal.

-  Création d’une Banque publique d’investissement destinée à financer le développement des PME, le soutien aux filières d’avenir et écologiques.

-  Mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières internationales.

- Augmentation du taux d’imposition des «gros patrimoines».

- Réduction du déficit public à un niveau de 3% du PIB en 2013.

- Encadrement des «bonus salariaux».

- Augmentation de l’imposition des bénéfices générés par les banques françaises de 15%.

-  Maintien dans le giron public des sociétés EDF, SNCF, La Poste.

- Primes à l’installation de sociétés qui investissent en France et fiscalité locale proportionnelle aux investissements réalisés.

-  Mise en place d’un «Small business act» à la française sur le modèle américain au profit des TPE/PME (appels d’offres publics réservés…).

-  Suppression du mécanisme de stock-options sauf celles en phase de démarrage d’activité.

-   Accroissement du financement public des entreprises en favorisant la prise de participations par les régions du capital d’entreprises stratégiques pour elles.

 

Eva Joly

Joly Eva

«Remettre la finance à sa place, c’est donner un cours nouveau à notre planète en libérant des ressources pour la transition écologique et en mettant fin à l’injustice planétaire qui prive les pays du Sud de la possibilité d’un véritable développement.»

 

- Baisse ou plafonnement des frais bancaires par la Loi et encadrement accru du crédit à la consommation.

- Interdiction aux banques françaises d’avoir des établissements/filiales dans un pays considéré comme un paradis fiscal au sens de l’OCDE.

- Mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières internationales.

- Mise en place de la retenue «à la source» de l’Impôt sur le revenu.

- Obligation de déclaration à l’administration fiscale pour les institutions opérant en France qui ouvrent un compte pour un particulier français, dans le monde entier.

-  Mise en place d’un impôt-plancher sur les sociétés pour les multinationales de droit français, à hauteur de 17% de leur éventuel bénéfice brut.

-  Accroissement des aides pour les entreprises s’installant dans les banlieues et quartiers populaires.

-  Mise en place d’une tarification subventionnée progressive de l’électricité, du gaz et de l’eau.

- Mise en place de la possibilité pour un citoyen de se déclarer en faillite personnelle.

- Impôt sur le revenu à 60% au-delà de 100.000 euros, et de 70% au-delà de 500.000.

 

Marine Le Pen

Marine Le Pen

«Un soutien massif aux PME/PMI et l’arrêt du soutien exclusif aux très grandes entreprises. Cette politique se traduira par une priorisation claire dans l’ensemble des champs de l’Etat et des collectivités locales parce que ce sont ces entreprises qui représentent aujourd’hui le plus grand vivier d’emplois en France.»

 

- Taux de TVA majoré pour les produits de luxe.

- Séparation des activités en banque d’investissement de celles de dépôt.

- Mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières internationales.

- Réforme de l’impôt sur les sociétés en faveur du réinvestissement prioritaire des bénéfices en France et mieux imposer les «grands groupes».

-  Amélioration du statut des business-angels pour favoriser l’investissement dans les entreprises «innovantes».

- Mise en place d’un «Small business act» à la française sur le modèle américain au profit des TPE/PME.

- Fixation par l’Etat de tarifs plafonds à tous les opérateurs des transports publics locaux ; les tarifs de l’électricité et du gaz seront directement réglementés par l’Etat.

- Conditionner le crédit impôt recherche au maintien intégral des centres R&D sur le territoire par l’entreprise bénéficiaire.

- Site internet unique pour l’ensemble des marchés publics.

- Réécriture complète du Code Général des Impôts.

- Dépense publique de 110 millions pour l’aide à l’installation des jeunes agriculteurs.

- Fusion de la taxe foncière et l’ISF au profit d’un impôt progressif unique sur le patrimoine.

-  Absence d’augmentation, voire baisse du taux de prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises et ménages.

- Trois types de taux unique d’Impôt sur les sociétés : 15%, 25% et 34%.

-  Mise en place de droits de douane élargis et quotas d’importation.

- Abrogation de la loi Nouvelle Organisation des Marchés de l’Electricité destinée à ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence pour entamer le monopole EDF.

-  Sortie de l’Euro, réintroduction du Franc.

 

Jean-Luc Mélenchon

Mélenchon Jean-Luc

«Ce n’est pas la crise pour tout le monde ! En 30 ans, 10% de la richesse produite sont passés des poches du travail à celles du capital. Cela représente 200 milliards d’euros par an, de quoi permettre à tous de vivre dignement.»

 

- Mise en place de la taxe Tobin sur les transactions financières internationales.

- Interventions accrues de l’Etat dans la vie économique par la création d’un «pôle public financier» et de «pôles publics de l’industrie».

- Révision du mandat des Sociétés d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural dédiées à l’installation des jeunes agriculteurs. Réforme du Code des marchés publics pour que la commande publique soit orientée vers des achats en priorité à des sociétés coopératives.

-  Abrogation de la loi Nouvelle Organisation des Marchés de l’Electricité destinée à ouvrir le marché de l’électricité à la concurrence pour entamer le monopole EDF.

-  Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales.

- Renationalisation en une seule entité publique des sociétés EDF, GDF, Areva et Total.

 

Philippe Poutou

Poutou Philippe

«Si on abolissait aujourd’hui toutes les niches fiscales, on récupèrerait directement 148 milliards d’euros, ce qui représente plus que le déficit budgétaire de cette année.»

 

- Application de l’Impôt sur la fortune (ISF) sur la totalité du patrimoine, sans exemptions partielles.

-  Suppression de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les produits de première nécessité.

- Mise en place d’un contrôle général des prix.

- Possibilité pour la Banque de France de financer les déficits budgétaires.

- Retour du taux de l’impôt sur les sociétés à 50%.

- Taux maximal de l’impôt sur le revenu à 100% pour tout revenu au-dessus de 20 fois le SMIC.

-  Annulation unilatérale de la dette publique contractée par la France.

- Rassemblement de l’ensemble des banques dans une seule banque publique.

 

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy

«Nous pouvons conjurer les peurs en réconciliant ceux qui sont aux avant-postes de la mondialisation et ceux qui se sentent menacés par elle.»

 

- Imposition des exilés fiscaux souhaitant conserver leur nationalité française à hauteur de ce qu’ils auraient payé en France s’ils étaient restés sur le territoire.

- Mise en place d’un organisme chargé de la lutte contre les fraudes fiscales et sociales et création d’un fichier national des fraudeurs sociaux.

- Mise en place d’un «impôt sur les bénéfices minimum» pour les entreprises du Cac 40.

- Allègement des charges sur les bas salaires.

-  Mise en place d’une TVA sociale de +1,6 points compensée par une baisse des cotisations patronales, totale entre 1,6 et 2,1 SMIC et partielle entre 2,1 et 2,4 SMIC.

- Augmenter le salaire net des 7 millions de salariés qui gagnent entre 1000 et 1400 euros nets, notamment grâce l’intégration à leur fiche de paie de la prime pour l’emploi : permettre ainsi une revalorisation de 840 euros nets par an au niveau du Smic.

-  Exonérer de charges patronales l’embauche des personnes de plus de 55 ans.

- Exiger la réciprocité dans les échanges commerciaux entre l’Europe et le reste du monde. Si les négociations n’ont pas abouti d’ici un an, la France réservera ses marchés publics aux seules entreprises européennes, jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé.

- Réserver une partie des commandes publiques aux PME européennes, comme le font les Etats-Unis pour leurs propres PME.

 

Séverine Sarrat



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