Elections européennes; DLR promet «un séisme pacifique»

Lancement de campagne en Midi-Pyrénées pour Debout la République, qui présentait la semaine dernière à Toulouse, Henri Temple, tête de liste sud ouest, ainsi que le “Plan B” du mouvement gaulliste et républicain pour les européennes du 7 juin prochain. Un scrutin sur fond de crise.

 
Plus que trois mois pour convaincre. Alors DLR passe la vitesse supérieure. Même si la liste sud ouest (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc Roussillon) est en cours de finalisation (4 candidats sont pour l’heure annoncés), le mouvement gaulliste et républicain a présenté la semaine dernière à Toulouse sa tête de liste en vue des européennes.
Pour expliquer son engagement aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan, Henri Temple cite son père en exemple, «parti à 17 ans combattre pour la France», mais il évoque aussi sa descendance : «Deux de mes enfants ont du mal à se lancer dans la vie, à trouver du travail et donc hésitent à fonder une famille. Je ne supporte pas que des idées fausses puissent détruire notre pays et l’avenir de nos enfants».
Molex, sous-traitants d’Airbus, entreprise textile ariégeoise au bord de la faillite… Henri Temple a d’ores et déjà entamé une tournée des “points chauds” de la région : «Lorsque notre industrie risque de disparaître, il ne faut pas hésiter à la défendre. Nous voulons être présents là où sont les problèmes économiques et sociaux» plaide cet avocat montpelliérain qui est aussi professeur de droit économique : «Les 400 PME de Midi-Pyrénées souffrent. Or n’oublions pas qu’elles représentent 60 000 emplois».

« Un protectionnisme serein, raisonné, intelligent »

S’il y a une élection pour laquelle ce parti, (qui a pour origine un cercle de réflexion créé en 1999 par Nicolas Dupont-Aignan et 40 parlementaires RPR en opposition à la ratification du traité d’Amsterdam), ne manque pas d’arguments, ce sont donc bien les européennes. «Ne subissons plus cette Europe. Changeons-la» clame haut et fort le fondateur de DLR. Ses critiques vont envers «l’Euro cher, les délocalisations, la concurrence déloyale, la casse des services publics, l’adhésion de la Turquie, le mépris du suffrage universel» (malgré le rejet de la constitution par les Français en 2005, le passage en force du Traité de Lisbonne, a priori pour début 2010).
Autre combat, d’actualité : le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan (qu’avait quitté le Général de Gaulle), cher à Nicolas Sarkozy mais contre lequel se sont récemment exprimés des députés UMP. Une affaire en or pour un DLR en manque de reconnaissance médiatique, qui, sollicité par la presse à cette occasion, en profite pour lancer un appel au référendum, («C’est du sang de nos enfants dont il est question», dénonce Henri Temple) et glisser son fameux “Plan B”.
Dix propositions avec comme leitmotiv «un protectionnisme serein, raisonné, intelligent» ; un mot «tabou pour les grandes forces politiques mais dont il ne faut pas avoir peur», poursuit Henri Temple, «il ne s’agit pas de nous claquemurer à l’intérieur de nos frontières mais de rétablir la préférence communautaire en taxant les produits importés des pays qui ne respectent pas les minima sociaux et environnementaux».

 

« Au bord de l’explosion sociale »

De l’aveu même de ses représentants, ces européennes constituent une élection tremplin pour DLR dont l’électorat se situe d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, et qui compte bien à terme rebondir pour s’implanter solidement dans le paysage politique français.
D’autant qu’en temps de coups durs, et la crise en est un, («Nous sommes au bord de l’explosion sociale», prévient H. Temple, «il faut congédier ceux qui nous ont amenés là où nous sommes»), ce sont les jeunes formations telles que celle-ci (ou à l’opposé le NPA d’Olivier Besancenot) qui récoltent les fruits de la peur et de la colère.
Côté “nerf de la guerre”, le financement de la campagne pour le sud ouest serait assuré «à 90%», assure Olivier Arsac, secrétaire départemental 31. Ne bénéficiant d’aucun fonds public, le parti a lancé une souscription nationale ; ce qui devrait lui permettre de maintenir les sept listes prévues sur le territoire métropolitain. A ce propos, le 23 mars, sept monospaces aux couleurs de DLR partiront simultanément de Paris en direction de leurs circonscriptions respectives.
Reste enfin une inconnue : Face à des têtes d’affiche de l’UMP (Dominique Baudis), du PS (Kader Arif), des Verts (José Bové) et consorts, à quel score, un candidat aussi méritant soit-il, mais totalement méconnu du grand public peut-il s’attendre ? «Mieux vaut un déficit de notoriété qu’une mauvaise notoriété» rétorque H. Temple qui promet en cas de victoire de DLR, un véritable «séisme pacifique».

Claire Manaud

www.debout-la-republique.fr


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