[Edito] Réfugié, un statut non désiré…

80 075 demandes d’asile ont été enregistrées en France pour la seule année 2015. Des hommes, des femmes et des enfants contraints de quitter leur terre natale pour diverses raisons. Qu’ils fuient la guerre, qu’ils soient, selon la Convention de Genève : « persécutés du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe ou de leurs opinions politiques », ils sont en danger s’ils restent dans leur pays. Ces gens n’ont eu d’autre option que de se sauver. Et pas de gaieté de cœur. Être réfugié n’est pas un choix mais une situation subie. Un déchirement même pour certains, un déracinement à coup sûr.

« Des hommes, des femmes et des enfants contraints de quitter leur terre natale »

Alors que faire pour leur permettre, ce qui devrait être le droit de tous, de vivre, tout simplement ? Sans avoir peur en permanence. Que ressentirions-nous si nous étions à leur place ? Peut-on, consciemment, renvoyer chez eux des gens menacés de mort ? En Europe, les avis divergent mais la France a choisi d’accueillir un certain nombre de ces migrants. Pour cela, une organisation spécifique est nécessaire. Une chaîne de solidarité s’est mise en place et, des associations jusqu’aux citoyens, de nombreuses initiatives ont vu le jour. Dans le dossier de cette semaine, des solutions locales sont mises en exergue.

Le Journal Toulousain est allé à la rencontre de ceux qui ont cherché refuge à Toulouse pour tenter de retrouver une vie normale. Nous avons tenté de faire le point sur leur situation. Qui sont-ils réellement ? Quelles ont été les raisons de leur départ ? Comment sont-ils pris en charge une fois arrivés sur le sol français ? Et bien sûr, parce qu’il s’agit avant tout d’une problématique humaine, quel est leur ressenti face à une telle rupture ? Nous avons mobilisé les acteurs concernés, qu’ils soient d’un côté ou de l’autre de la frontière administrative, pour essayer de répondre à ces questions.



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