[EDITO] C’est quand le bonheur ?

Toulouse serait la ville championne du monde du bonheur au travail selon une étude de LinkedIn, avec 67% de salariés épanouis. Mais quels sont les critères sur lesquels s’est basé le réseau social professionnel ? L’offre d’emplois, le cadre de vie et le niveau de rémunération. Est-ce vraiment sur ces idées que se base un employé pour définir s’il est heureux ou pas ? Quid de la fatigue, de l’état émotionnel, du stress au sein de l’entreprise ? Car au-delà de l’aspect pécuniaire ou de la météo, c’est bien la qualité de vie au travail qui reste primordiale. D’ailleurs, la nouvelle génération d’actifs l’a bien compris et, lors d’un recrutement, fait passer les conditions de travail avant les prétentions salariales. Et pour cause, nous passons quand même 1/3 de notre vie au travail, avec nos collègues, autant que cela se passe du mieux possible.

“Faire confiance, miser sur la coopération, donner aux salariés la capacité d’agir et de s’exprimer permet de générer une implication et une productivité accrue.”

Les salariés ne demandent pas à leur entreprise de faire leur bonheur à proprement parler mais plutôt d’agir sur ce qu’elle maîtrise c’est-à-dire le travail et son organisation. Il ne s’agit pas là d’un caprice de syndicaliste mais d’une réelle problématique de fonctionnement au sein d’une société. Il est nécessaire alors de faire comprendre aux dirigeants que le bonheur des employés peut avoir un impact positif sur la compétitivité et sur la production même de son entreprise. Car une démarche d’amélioration de la qualité de vie au travail dépend essentiellement du bon vouloir du “patron”. On parle ici d’un réel échange gagnant/gagnant dans lequel chacun peut se sentir mieux. Faire confiance, miser sur la coopération, donner aux salariés la capacité d’agir et de s’exprimer permet de générer une implication et une productivité accrue. Certes, le dirigeant peut avoir l’impression de perdre de son pouvoir de décision, mais à terme, il s’y retrouve. Même si la peur du changement, le coût de la mise en place d’une démarche Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ou les idées reçues peuvent constituer un frein, c’est d’une véritable innovation managériale dont il s’agit en réalité. Bénéfique à tous, des salariés aux chefs d’entreprise, en passant par l’environnement et la société en général, qu’attend-on pour la généraliser ?



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