[Edito] C’est l’histoire d’une fête…

En mai, le salarié fait-il ce qu’il lui plaît ? 

 

La France s’apprête à célébrer la fête du Travail. Les travailleurs doivent ce jour chômé aux manifestations des salariés américains qui, en 1886, réclamaient la journée de travail de 8 heures. Que reste-t-il aujourd’hui de cette combativité ? Pressés comme des citrons pour gagner trois cacahuètes, les travailleurs ne sont plus vraiment à la fête. Pour garder leur emploi, ils acceptent tout : horaires décalés ou extensibles, gel des salaires, contrats courts… Ils ont eu beau s’interposer, passer leurs nuits debout, rien n’y a fait.

protection des salariés
Hélène Ressayres /JT

Le progrès social semble s’être essoufflé et avoir fait marche arrière. Il est loin le temps des combats victorieux. Aujourd’hui, les syndicats, affaiblis, ne représentent plus suffisamment. Les salariés sont seuls, dispersés. Ils assistent, impuissants ou inconscients au détricotage, lent mais sûr, du code du travail.

Heureusement, il y a encore des pare-feux, des organismes, des associations, des médiateurs sur qui l’on peut compter en cas de pépin. Heureusement, des villages d’irréductibles, des entreprises de bonne foi montrent l’exemple et ouvrent le dialogue entre patrons et salariés. Des endroits où l’on discute mieux, autrement, ensemble. Où l’on invente de nouvelles hiérarchies, où l’on place l’humain au cœur du système. Où la protection de chacun fait la réussite de tous. Des modèles de dialogue social apaisé et constructif. Cette semaine, le JT vous donne encore des raisons de faire la fête.

 



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