Economie Européenne : Qui veut mettre l’Europe à terre ?

Ce serait la vraie question à se poser tant il paraît surprenant de voir cette entêtement des agences de notations envers les pays européens. Hier la Grèce, puis l’Italie, le Portugal et pourquoi pas demain l’Espagne et surtout la France et l’Allemagne qui verraient leurs notes déclassées ?

 
Et voilà l’agence Moody’s qui sans prendre de gants, menace tout simplement d’abaisser les notes de tous les pays de l’Union européenne. Rien que ça…
Et la soi-disant aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro en serait le prétexte majeur, sauf que c’est justement les menaces répétées sur les notes de solvabilité de tous les Etats européens, qui font que les marchés s’affolent et que de plus en plus de petits malins jouent au quitte ou double sur nos économies. Au point qu’il serait temps que nos responsables se posent les vraies questions de savoir qui aurait intérêt à voir le pire des scénario se réaliser en Europe. En fait qui est derrière l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s, celle qui n’a pas vu venir la cri-se quand cela concernait son propre pays, les Etats-Unis.
C’est ainsi que dans un premier commentaire, elle prétendra qu’elle considère toujours que la zone euro maintiendra son unité sans autre défaillance que celle entérinée de la Grèce ? Sauf que dans le même temps, histoire de jeter de l’huile sur le feu et rendre fébriles les marchés, ses responsables ajoutent quelques commentaires du style que ce «scénario même s’il porte des encouragements positifs n’en est pas moins porteur de conséquences très négatives pour les notes des pays européens».
Même si c’est vite oublier que la zone euro, dans son ensemble, possède une force économique et financière unique, capable de rivaliser avec la Chine, l’Inde et bien entendu les Etats-Unis, pour peu que les Européens veuillent se donner les moyens de s’entendre sur les ripostes à proposer. Oui, un seul bémol dont profitent les agences de notation pour relever des faiblesses qui viendraient de ses propres institutions qui ont du mal encore aujourd’hui à réagir comme un seul Etat. Chacun cherchant toujours à faire comme s’il n’y avait pas d’Union Européenne et ne faisait surtout pas partie d’une Europe monétaire.  
Aujourd’hui, l’Union Européenne se doit impérativement et au plus vite de trouver matière à donner une réponse adaptée à la crise, si elle ne veut pas voir d’autres pays se trouver obligés de concéder, d’accepter, faute de solution crédible, l’abaissement de leurs notes. Avec les conséquences que l’on sait et notamment du côté des fameux taux de crédits.
Il est de temps d’engager des actes forts et responsables.



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