Droguerie Taverne, Le commerce, c’est «rendre service»

Christiane Espinasse, la légendaire gérante de la droguerie Taverne

La droguerie Taverne, pleine de bons conseils et de bons produits, reste, encore aujourd’hui, un des établissements phare de la ville rose. Tenue depuis de trois générations par la même famille, l’affaire des Taverne continuera à vivre avec une relève assurée.

«Je ne vends pas pour vendre. Je vends pour que l’on soit satisfait.» C’est la devise de Christiane Espinasse, la légendaire gérante de la droguerie Taverne. Située dans la rue Saint Antoine du T, cette boutique a su résister au fil des ans.

Lorsque François Taverne crée cette droguerie en 1892, il confectionne déjà ses propres produits. Ce peintre en lettres et en attributs lègue son activité à son fils qui la léguera lui-même à sa fille, Christiane Espinasse. C’est après un CAP Droguerie de deux ans à Paris qu’elle reprend la boutique. Une formation peu connue qui pour elle est indispensable : «Si vous êtes devant un droguiste qui ne sait rien, ce n’est pas un droguiste. Il faut de la compétence.» affirme-t-elle.

Mais en plus de la compétence, il faut aussi avoir des produits de qualité, des produits qui fonctionnent : «Il ne faut pas se laisser prendre par les réclames que l’on voit à longueur de journée à la télévision.», explique-t-elle.

Mais que seraient ces produits sans les célèbres conseils de Christiane ? Le renseignement du client est un point essentiel. C’est aussi la forte personnalité de la propriétaire de la droguerie qui a fait la renommée de la boutique. Elle, elle ne triche pas. «Quand il n’y a plus rien à faire avec un pull en laine, je leur dis. Je vends énormément de teintures mais il y a des tissus qui ne prennent pas. Alors, je le leur dis.», assure-t-elle. Cette franchise très appréciée a permis à la droguerie de se constituer une clientèle fidèle. «Des fois j’ouvre, et on me dit «J’ai réussi.» C’est très gratifiant pour un commerçant de voir que le client est satisfait.», déclare la propriétaire. Pour elle, le commerce, ce n’est pas du libre service mais c’est rendre service.

Des services que les Tavernes continueront à rendre aux Toulousains. Cela, car au bonheur de Christiane, la pérennité de l’affaire de famille est assurée. Elle annonce fièrement que la droguerie Taverne sera reprise par son petit-fils, représentant de la cinquième génération de la famille.

Allison Pujol



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.