Dracula ; De l’amour dans les veines

A l’occasion du démarrage de sa nouvelle comédie musicale, Dracula, l’amour plus fort que la mort, Kamel Ouali est revenu sur la réalisation et le déroulement de ce nouveau spectacle. Le chorégraphe était de passage à Toulouse où son spectacle est programmé les 11 et 12 mai 2012.

 
Après les succès des spectacles “Les Dix Commandements”, “Le Roi Soleil” ou encore “Cléopâtre”, Kamel Ouali explique qu’il a voulu changer d’univers, essayer de nouvelles choses, prendre des risques avec le thème de Dracula. Un thème qui a mûri dans l’esprit du chorégraphe pendant cinq ans : «Tout a commencé quand j’ai créé, pour la télévision, un tableau reprenant la chanson “Éteins la lumière” d’Axel Bauer en m’inspirant des vampires. Axel est tombé dessus par hasard et a trouvé ça génial.» A cette époque, Kamel Ouali est en train de monter “Cléopâtre” et d’autres idées de spectacle fourmillent dans sa tête, mais c’est bien celle de Dracula qui va s’imposer.
Il se met donc en quête de producteurs qui le suivront dans son choix audacieux. C’est Thierry Suc, producteur de tournées de nombreux artistes de la scène française, qui va tout de suite être accroché par l’idée de Kamel Ouali. Il s’associe pour la première fois au danseur pour monter “Dracula, l’amour plus fort que la mort.”
Pour ce spectacle, le chorégraphe adapte très librement le roman de Bram Stoker et s’inspire également du film de Francis Ford Coppola sorti en 1992. Cette étape de la création lui prend moins de deux ans. Il sait ce qu’il veut pour le spectacle et pour les personnages. Il explique que l’histoire est beaucoup plus centrée sur l’amour : «Dans le spectacle, Dracula est un homme subissant son destin, prisonnier de l’amour qu’il porte à une femme. Ce n’est pas un monstre sanguinaire comme on le voit souvent.» L’artiste voulait offrir quelque chose de plus par rapport à “Cléopâtre”, son précédent spectacle. Il a donc décidé que le personnage principal ne serait pas chanteur. «Dracula est un personnage énigmatique. Le fait qu’on n’entende pas sa voix renforce cet aspect de sa personnalité. Par contre, le public entendra sa respiration et ses battements de cœur.»

Un casting de choix

Pour trouver les personnages, Kamel Ouali n’a pas lésiné sur les moyens. Il a programmé une série d’auditions internationales pour dénicher la perle rare qui pourrait interpréter le rôle de Dracula. Après les castings français, c’est avec son équipe, qu’il s’est rendu à New-York. Là non plus, la magie n’a pas opéré. Ce sont les danseurs de la compagnie Cedar Lake Contemporary Ballet de New-York qui ont conseillé à Kamel Ouali de voir un de leurs partenaires, Golan Yosef. Ce dernier ne connaissant pas le travail du chorégraphe, se rend à Paris pour le rencontrer et faire un essai. Juste après, le créateur de la comédie musicale annule les auditions prévues à Londres quel- ques jours plus tard. Il a trouvé Dracula.
Les castings révèlent également des talents prometteurs comme Florent Torres qui interprète un ange. Kamel Ouali explique que quand le jeune artiste s’est présenté, il n’y avait pas vraiment de rôle pour lui. «Il a une voix sublime. Je ne pouvais pas laisser passer ce talent donc j’ai retravaillé le spectacle et réécrit le rôle de l’ange pour lui.» Même si pour Florent Torres, ce projet était une première dans le monde artistique, Kamel Ouali lui fait confiance.
Pour cette création, Kamel Ouali a vu les choses en grand. Cinquante personnes sont sur scène à chaque représentation : danseurs, chanteurs, artistes de cirque. Des arts qui ont chacun leur place dans le spectacle. Ce mélange des genres se traduit aussi par la diversité des formations des artistes. Certains viennent du classique, d’autres du hip hop. Ces associations enrichissent de jour en jour le spectacle qui chaque soir est différent, explique Florent Torres : «Nous sommes tous dans des humeurs différentes et face à des publics différents, euphoriques ou plus réservé.» «Les artistes puisent dans leurs sentiments, c’est aussi pour cela que les combinaisons sont toujours différentes. On s’amuse beaucoup parce que l’on peut s’amuser avec les personnages» complète Golan Yosef.  

Une création unique

Le chorégraphe assure également la présence de nombreuses innovations. Les spectateurs pourront découvrir de la 3D ainsi que des numéros d’illusion tout spécialement créés par Dani Lary connu pour ces apparitions dans l’émission “Le Plus Grand Cabaret du Monde” présentée par Patrick Sébastien. D’autres grands noms accompagnent le spectacle notamment pour la création musicale. Kamel Ouali a fait appel à Jennifer Ayache, chanteuse du groupe Superbus. «Lorsque je l’ai contactée, je cherchais un univers incroyable pour le rôle de Lucie. Il s’est avéré que c’était son personnage préféré. Elle a donc tout de suite été emballée par le projet.» Axel Bauer et Adrien Gallo, chanteur des BB Brunes, signent également le titre “En Transe… ylvanie”, le deuxième single de la comédie musicale.
Toutes ces collaborations transforment Dracula en une création unique qui selon Kamel Ouali ne surfe en aucun cas sur la vague “Twilight” : «Les vampires ont toujours été à la mode. D’ailleurs, l’étude d’une université américaine démontre que ce thème revient sur le devant de la scène en période de crise.»
“Dracula, l’amour plus fort que la mort” sera au Palais des Sports de Paris jusqu’au janvier 2012 avant d’arpenter les routes de France. Trois représentations sont prévues au Zénith de Toulouse, le vendredi 11 mai à 20h et le samedi 12 mai à 14h30 et 20h.
En attendant, le chorégraphe travaille à d’autres projets personnels, comme la mise en scène de l’opéra Orlando Paladino prévu pour le mois de mars 2012 au Théâtre du Chatelet à Paris. Cela, avec la même énergie qu’à ses débuts.



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