[Dossier] Ils vont faire 2015

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De gauche à droite : Yvan Cujious, Marie-Christine Jaillet, Jennifer Courtois-Périssé et Thierry Suaud. Photo : Franck Alix

Perspectives.  Politique, économie, culture, voici ceux par qui tout va passer en cette nouvelle année. Le JT fait les présentations, et notre photographe a réussi à les réunir sur un même cliché.

Par Séverine Sarrat et Thomas Simonian

 

Marie-Christine Jaillet

Présidente du conseil de développement de Toulouse Métropole

Suite au changement de statut de la Communauté urbaine en Métropole au 23 janvier, les compétences de l’institution devraient être accrues, acquérant notamment le développement et l’aménagement économique, social et culturel de l’espace communautaire. Pour accompagner les politiques publiques, la Métropole pourra compter sur son Codev, organe consultatif permanent représentant la société civile du territoire. L’importance des deux devrait alors s’accentuer simultanément : « Le Codev va être de plus en plus influent, dans le sens où ses recommandations seront considérées et prises en compte ! » explique Marie-Christine Jaillet. Directrice de recherche au CNRS, cette spécialiste de la sociologie de la ville et de son aménagement a été nommée à la tête du Codev en 2013 par Pierre Cohen, alors président de Toulouse Métropole. Confiance renouvelée par Jean-Luc Moudenc lors du changement de mandature : « Il sait qui je suis, qu’il peut compter sur mon impartialité totale. Je crois qu’il a de l’estime pour mes travaux», confie-t-elle. Il aurait d’ores et déjà montré des signes attestant de sa volonté de s’appuyer sur le groupe de veille pour mener sa politique métropolitaine.  Pour preuve, il lui laissera la parole lors de la séance solennelle d’installation, « chose rare » selon Marie-Christine Jaillet, précisant que « le Codev est une chance pour un élu. Nous ne sommes pas en concurrence avec. » À voir maintenant si le Codev sera la chance de sa présidente.

 

Jennifer Courtois-Périssé

Conseillère générale, maire de Rieumes et vice-présidente de la communauté de communes du Savès

À l’annonce de la réforme territoriale, les regards se sont braqués sur le Conseil général, dont l’avenir et les compétences, restent encore incertains. Regards d’autant plus pressants que Pierre Izard a fait savoir qu’il ne se représenterait pas ; son siège sera donc vacant. À droite, les forces se sont unies et quelques têtes commencent à émerger pour briguer la présidence du département. Parmi elles, celle de Jennifer Courtois-Périssé qui se présente sur le canton de Cazères : « Je défends mon territoire, non un parti, je pars donc sans étiquette. » Elle porte la proximité en porte drapeau mais ne veut pas « mettre la charrue avant les bœufs ! Il faut d’abord redonner confiance aux citoyens et gagner les cantons avant de penser à la présidence !» esquisse-t-elle en souriant. Proche d’Alain Chatillon, elle était propulsée à la droite de Jean-Luc Moudenc lors de la conférence de presse présentant les candidats aux départementales. Sans aveu public, il s’agit bien là d’une préférence à demi affichée pour celle qui pourrait, si la droite sort vainqueur des prochaines élections, se voir propulser à la présidence du « CG ». Pour ses proches, elle en a les capacités et sait fédérer autour d’elle : « Si elle est élue, elle modifiera le mode de gouvernance pour laisser place au travail d’équipe ! » Même certains socialistes seraient admiratifs.

 

Thierry Suaud

Président du groupe PS à la région, maire de Portet sur Garonne, vice-président de la CAM (communauté d’agglomérations du murétain)

La politique est pour lui un virus apparu très tôt au détour des « discussions familiales.» Les débats portaient notamment sur le franquisme et les dictatures en Amérique latine … « Mon engagement trouve sa source dans une profonde répulsion à ces dictatures », brandit encore aujourd’hui l’édile portésien. Durant son dernier mandat à la tête de la région, Martin Malvy a fait confiance à Thierry Suaud en le plaçant à la tête du groupe des élus socialistes : « Ils ont travaillé main dans la main depuis le début », nous précise Mathieu Sauce, collaborateur dudit groupe. Et d’ajouter : « Thierry est d’une loyauté absolue envers le président Malvy. » En 2015, celui qui est également le maire de Portet-sur-Garonne, va avoir un rôle prépondérant sur l’échiquier politique avec en point de mire la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon : « Nous devons travailler au rapprochement avec nos collègues de Languedoc-Roussillon. Le temps du dialogue est ouvert afin d’imaginer ensemble ce que nous porterons demain en matière de projets. » Thierry Suaud joue donc au fédérateur, y compris dans la campagne interne au PS qui va permettre de dégager une tête de liste pour la future bataille régionale : « J’appelle à ce que l’on en profite pour avoir un débat de fond, et à ce que tout se passe dans le respect de chacun. »

 

Yvan Cujious

Artiste toulousain et directeur artistique de Passerelle Productions

Il a tellement sa ville chevillée au corps que cet enfant de Nougaro a conceptualisé la tournée « Toulouse con tour », ou l’alchimie quasi parfaite entre trois « monstres » de la scène musicale de notre ville : Yvan Cujious est ainsi accompagné par Magyd Cherfi (le leader de Zebda) et Art Mengo. « Il s’agit d’assumer notre origine toulousaine. De la promouvoir. D’être perchés sur nos racines », nous confie l’artiste pour donner du sens à sa démarche. Le résultat est une vraie réussite, et plus de cinquante dates sont prévues entre 2015 et 2016. La tournée passera même par « Le Café de la danse » parisien le 19 février prochain… Des projets de compositions sont désormais en cours, et le trio rêverait aussi d’une grosse date toulousaine avec des invités de renom : « Pourquoi pas la Halle aux Grains ? Ça le ferait, non ? », s’amuse Yvan Cujious.  En parallèle, il continue également de développer sa société « Passerelle Productions » qui produit notamment Thierry Garcia (l’imitateur des Guignols qui vient de rejoindre Michel Drucker) et Amandine Bourgeois : « Nous sommes en train de nous doter d’une partie communication. Un vrai plus ! » L’année sera donc pleine pour Yvan même s’il avoue être plutôt pessimiste concernant le 14 juillet toulousain dont il était le maître d’œuvre depuis plusieurs années : « Je n’ai pas de nouvelles de la mairie. J’espère que nous pourrons nous expliquer … C’est une question de respect. Ma position doit être entendue. »



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