[Dossier] À la Cartoucherie, les logements sont innovants

Chantier – En termes de logements, le quartier de la Cartoucherie est une véritable expérimentation. Maîtrise de l’impact énergétique, mixité sociale, habitat participatif, autant de contraintes prises en compte par les aménageurs.

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© Groupe des Chalets

« C’était la promesse de vivre autrement, plus paisiblement, au milieu des espaces verts et de manière plus responsable », se souvient Francine Vigneau. La présidente du nouveau comité de quartier de la Cartoucherie, créé en juin dernier, confie cependant essuyer les plâtres. En effet, seuls 551 logements (dont 200 habitats sociaux) ont été livrés sur les 3 500 qui seront construits au final. Mais elle assure que les engagements de la société publique Oppidea, aménageur du quartier pour la mairie de Toulouse, sont tenus.

À commencer par les considérations énergétiques. « Les performances thermiques de chaque construction vont au-delà la réglementation en vigueur avec une isolation renforcée », précise les services de la Mairie. Tous les programmes immobiliers retenus par Oppidea font ainsi un effort de baisse de leurs consommations habituelles de 10 à 100 % pour certains. L’immeuble Le Callisto par exemple, réalisé par Promologis, est un bâtiment à énergie passive. « Dans mon bloc, le chauffage est collectif et émane de l’incinérateur du Mirail », témoigne Francine Vigneau. C’est le cas de l’ensemble du quartier: « Les constructeurs ont l’obligation de se raccorder à ce réseau 100 % renouvelable », confirme le Capitole.

Les futurs propriétaires ont participé à l’élaboration de leur immeuble

Obligation à laquelle a également dû se plier Les Chalets, promoteur d’un îlot de quatre immeubles dédié à l’habitat participatif. « La réservation de bâtiments entiers à cet effet est inédite ! La Cartoucherie était l’endroit idéal pour imaginer un projet d’une telle envergure. 89 logements déjà réservés à 90% seront livrés en janvier prochain », assure Jean-Paul Coltat, directeur général du groupe. Là, les futurs propriétaires ont participé à l’élaboration de leur immeuble, en précisant leurs attentes : une salle polyvalente, un espace de bricolage, des terrasses sur les toits… Une coopérative d’habitants, Abricoop, a racheté à prix coûtant 17 logements pour en assurer la gestion. « Cette multiplication des types d’habitats est une chance car cela favorise la mixité sociale », constate Francine Vigneau.

Mettre en œuvre les conditions de mixité sociale et intergénérationnelles, du bien-vivre et de la solidarité, c’est également un engagement auquel Oppidea doit répondre pour garantir l’appellation d’écoquartier à la Cartoucherie : Ici, elle est organisée à l’échelle de chaque parcelle, de chaque programme immobilier où les logements sociaux et privés se côtoient, les habitants partageant le sous-sol et un jardin de cœur d’îlot. « Mais certains HLM ont été alloués à des personnes n’ayant aucune envie d’être domiciliées dans un écoquartier. Ils ne font pas d’efforts pour respecter les règles de propreté, de tri des déchets, de vivre ensemble », regrette la présidente du comité de quartier.

Au-delà de la qualité de vie, celle du bâti. Et dans « l’immeuble aux demi-lunes vertes », elle laisse à désirer. L’automne dernier, suite à une tempête, six volets se sont décrochés », raconte-t-elle. Un défaut qui a aussi été relevé par la municipalité. Annette Laigneau, adjointe au maire en charge de l’urbanisme, a demandé expressément que les programmes qui verront le jour avec la deuxième phase de travaux soient de meilleure qualité.

Dossier : Quoi de neuf à la cartoucherie ? 

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