Destination Ailleurs… en route pour la Tunisie

Avec ses 300 jours d’ensoleillement annuel et ses 1300 kms de côtes, la Tunisie est particulièrement appréciée des Français. La réputation de ses stations touristiques n’est plus à faire : Hammamet, Sousse, Djerba, Monastir composent la majorité des séjours. La beauté des sites et la qualité des prestations font l’unanimité. Afin de satisfaire une clientèle toujours plus exigeante, la Tunisie diversifie son produit touristique. La destination propose également de nombreuses possibilités de séjours haut de gamme méconnues du grand public. De quoi satisfaire les attentes de chacun. Rencontre avec Burhan Benali, responsable de l’Office National du Tourisme tunisien pour tout le sud de la France.

 

Monsieur Benali, parlez-nous de l’activité touristique tunisienne en 2007…
Elle est satisfaisante puisque la Tunisie a accueilli l’année dernière pratiquement 7 millions de touristes. Ce qui donne une augmentation de 3.2% par rapport à 2006.

Le nombre de Français qui ont visité votre pays est lui aussi en hausse ?
Oui. Les Français ont été plus de 1.3 millions à visiter la Tunisie en 2007, ce qui effectivement, représente là aussi une hausse de 8.2% par rapport à 2006.

Quelle est la durée moyenne du séjour des Français ?
Entre 6 et 7 jours.

Que représente la recette touristique ?
2.751 millions de dinars en 2006 (+6.33% par rapport à 2005).

La Thalassothérapie est devenue en une décennie un classique tunisien… Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
En effet la destination a été propulsée au 2ème rang mondial dans les techniques d’utilisation d’eau de mer en une décennie. Les atouts de ce pays en la matière sont : une qualité de soins reconnue ; un personnel hautement qualifié ; un équipement à la pointe de la technologie, une environnement géographique hors pair ; des tarifs en moyenne 40% moins chers qu’en France. Les soins dispensés en Tunisie sont en adéquation avec les attentes des curistes. Ces derniers cherchent à évacuer le stress lié à leur activité professionnelle, pouvant influencer leur santé mentale et physique. C’est pourquoi le personnel tunisien propose, en plus des pratiques de thalassothérapie classiques, des soins issus de la culture orientale (shiatsu, qigong…) et des techniques locales, valorisant les bienfaits du Hammam. D’autre part, la Tunisie développe une image de la thalassothérapie fondée sur le bien-être de ses curistes. La thalassothérapie est une affaire de professionnels : le personnel est issu de filières universitaires spécifiques. Les cures sont entièrement médicalisées et les centres mettent l’accent sur les soins individuels. Le climat du pays est un atout majeur : la douceur hivernale et l’ensoleillement estival attirent la clientèle tout au long de l’année.
Aujourd’hui on compte 37 centres de thalassothérapie en Tunisie, tous situés « les pieds dans l’eau ». D’autres complexes ouvriront prochainement leurs portes pour accueillir le nombre croissant de clients qui se rendent chaque année sur le pays. 155 144 curistes en 2006 se sont ressourcés en Tunisie, la majorité est une clientèle française (78 284 clients) et les hommes ne sont pas en reste. Ils représentent aujourd’hui jusqu’à 40% des curistes.

Côté sport, le golf s’est également bien développé ?
Oui, c’est sur cette activité que se positionne la Tunisie sportive. Les terrains de golf ont fleuri tout au long de la côte. On en dénombre 8 situés dans les plus fameuses villes touristiques du pays : Tabarka, Tunis, Hammamet, Sousse, Monastir et Djerba. Sans oublier bien sûr le nouveau Golf Oasis de Tozeur (parcours de 18 trous dessiné par Ronald Fream qui offre plusieurs départs inauguré le 12 novembre 2006) qui permet de jouer entre les dunes de sable, les canyons rocheux naturels, les plans d’eau et les milliers de palmiers récemment plantés.
Ces parcours, ouverts toute l’année, attirent pour l’essentiel Allemands, Scandinaves et Français. Situés à proximité d’une hôtellerie de luxe, les terrains de golf donnent l’opportunité aux passionnés de profiter du soleil tunisien tout en pratiquant leur sport préféré, à un prix attractif. Différents circuits sont proposés aux golfeurs, par des agences spécialisées (stage de perfectionnement ou découverte de plusieurs parcours) ou par des tours opérateurs qui intègrent certains parcours de golf à la découverte du pays ou à la thalassothérapie.

Que dire de la plaisance ?
La Tunisie est la première terre s’offrant aux navigateurs sur la rive sud du continent africain, dans l’axe séparant la Méditerranée occidentale de la Méditerranée orientale. Le littoral s’étale sur plus de 1300 kms et donne accès à une chaîne importante de ports et mouillages. Parmi eux, citons Tabarka, Bizerte, Sidi Bou Said, Port El Kantaoui, Monastir et plus récemment Yasmine Hammamet (720 anneaux). En plus d’un fort attrait naturel, les plaisanciers trouvent en Tunisie une grande disponibilité d’anneaux alors que la plupart des ports européens sont saturés (plus de 2000). Les ports sont modernes et les prix attractifs.
De plus, ces marinas profitent des infrastructures mises en place dans les stations touristiques : hôtels de toutes catégories, restaurants, bars, équipements de loisir, golfs, banques…

Les conditions de navigation sont-elles optimales ?
Parfaitement. Avec une période de navigation de 3 mois plus longue que sur la rive nord de la Méditerranée ; un climat favorable avec des températures clémentes ; des coups de vent jusqu’à 4 fois moins fréquents sur les rivages tunisiens, on peut affirmer que les conditions de navigation sont comme vous le dites, optimales.

Les hôtels de charme sont en plein développement…
Oui. Un nouveau mode d’hébergement se développe aujourd’hui en Tunisie : les Dars. Ces maisons d’hôtes et hôtels de charme donnent la possibilité aux voyageurs de découvrir une autre facette du riche patrimoine du pays, mais aussi l’hospitalité et l’accueil des Tunisiens. Ce sont des maisons traditionnelles, entièrement rénovées, qui ont conservé ou retrouvé leur authenticité : petits palais reconvertis en hôtels de quelques chambres, palace à l’architecture arabo-andalouse, hammam à l’ancienne… Loin des grands complexes hôteliers de la Tunisie balnéaire, les dars devraient attirer un nombre croissant de clients. La destination compte plus de 200 chambres ou suites, parfois même incorporées dans des médinas et monuments historiques tels que la Kasbah de Kairouan ou la Médina de Tunis. Des restaurants gastronomiques viennent compléter cette offre. Des restaurants à la cuisine locale classifiés tous fourchettes dont la carte s’inscrit dans la pure tradition culinaire tunisienne.

Le tourisme culturel : la Tunisie, carrefour des civilisations. Pouvez-vous nous en parler ?
La Tunisie revendique ses différents héritages culturels issus de plus de 3000 ans d’Histoire : phéniciens, romains, vandales arabo-andaloux, turcs, français… 8 sites sont même classés au patrimoine mondial par l’Unesco : la Médina de Tunis, le parc national de l’Ichkeul (l’une des plus grandes réserves ornithologiques d’Afrique), le site archéologique de Kerkouane, la Médina de Sousse, les côtes de Carthage, le site archéologique de Dougga, l’amphithéâtre d’El Djem, la Médina de Kairouan.

Une autre façon de découvrir la Tunisie : Le tourisme saharien…
En effet, le Grand sud tunisien regorge de richesses. Le désert saharien couvre la moitié du territoire (90 000 km2) et surprend par l’hétérogénéité de ses étendues : désert de dunes, lacs salés appelés Chotts, Oasis, villages berbères, Ksours et habitats troglodytes… le désert tunisien peut être découvert de nombreuses manières : randonnées à pied dans les pures traditions nomades ou à dos de chameau, circuits 4×4, rallye en quad, à moto ou en VTT, balade à bord de train historique le «Lézard Rouge», survol en montgolfière…

Traditions
Chaque année, au mois de décembre, Douz se transforme en musée vivant des traditions. La première porte du désert, située à la lisière du Grand Erg, organise le festival international du Sahara au cours duquel les traditions du Grand Sud sont à l’honneur : fantasias, chasses aux lévriers, jeux, joutes oratoires, cérémonies, cortèges de mariages, combat de chameaux… D’autres événements ont également lieu dans le désert tunisien : le festival des Oasis de Tozeur ou encore le festival des ksours à Tataouine.

Le tourisme d’affaires se développe également…
Oui. Depuis une dizaine d’années, le tourisme tunisien complète son offre touristique par les infrastructures destinées au marché MICE : Meetings, Incentives, Conventions & Events.
Séminaires, voyages de récompense, invitations clients, conventions, congrès, lancements de produits… La Tunisie ne ménage pas ses efforts afin d’attirer les entreprises étrangères en général et françaises en particulier. La qualité de l’accueil augmente en terme de salles de réunions et de congrès. On assiste d’ailleurs à la naissance d’agences tunisiennes spécialisées. De nombreux hôtels (4 à 5 étoiles) disposent aujourd’hui de leur propre « palais des congrès » pouvant contenir jusqu’à 2000 sièges. Par ailleurs, on dénombre une cinquantaine d’hôtels spécialisés équipés de salles de réunions d’au moins 400 sièges. C’est pourquoi la Tunisie s’est vue confier du 16 au 18 novembre 205 le sommet mondial de la société d’information et de communication.

Un nouveau type de tourisme «Incentives» ?
Au-delà des demandes classiques, la Tunisie offre de grands espaces originaux propices aux réunions de travail. Il est donc possible de réunie les entreprises au cœur d’une palmeraie (Planet Oasis Tozeur), dans un village musée (Espace Ken Hammamet), dans une cathédrale antique, dans un amphithéâtre romain (El Jem), ou encore dans une forteresse médiévale…

Quels sont les atouts du tourisme d’affaire tunisien ?
Un marché en croissance, des prix attractifs, la proximité de la destination, le dépaysement des participants, environ 70 hôtels luxueux disposant de plus de 15000 chambres.

Carthage, Dougga et le Colisée d’El Jem
Carthage est la célèbre ville fondée par les Phéniciens dont la
puissance économique et militaire sera jalousée par Rome. Suite à trois
guerres dites « puniques », qui auront révélé de fins stratèges tels
Amilcar ou Hannibal, Rome sa grande rivale, finira par détruire la
cité. Plus tard, la seconde Carthage sera construite sur la première et
l’on retrouve aujourd’hui les fondations des maisons puniques sous le
forum de la nouvelle cité. Un musée sur le site fait revivre l’histoire
et la civilisation de cette glorieuse cité antique.

Dougga : Elle est la ville antique dont les vestiges ont été les
mieux préservés en Tunisie. On y découvre son théâtre dont les gradins
pouvaient accueillir 3500 spectateurs, les rues pavées, les fondations
des maisons et le fronton gravé de son capitole. La fameuse stèle
funéraire édifiée pour abriter la dépouille d’un chef, est inspirée par
le mausolée d’Halicarnasse, l’une des 7 merveilles du monde. Ses motifs
de styles grecs, orientaux et égyptiens révèlent le mélange des
influences puniques.

Le Colisée d’El Djem, 3ème Colisée du monde romain, a été
construit en 230 ap. JC par l’empereur romain Gordien. Un musée
regorgeant de mosaïques romaines se trouve à proximité. Il accueille
annuellement un festival de musique classique (Barbara Hendricks s’y
est produite en 2005).

En 2004, la Tunisie a enregistré plus de 2 700 000 entrées des
visiteurs aux sites et musées. Les plus prisés sont : le parc de
Carthage (700 000 entrées), le musée du Bardo qui recèle la plus grande
collection au monde de mosaïques romaines (580 000 entrées) et le
Colisée romain El Djem (413 000 visiteurs).

Parallèlement, à son patrimoine archéologique, la Tunisie organise de
nombreux festivals internationalement connus : les festivals de musique
de Tabarka, le festival International de Carthage (concerts, projection
de films, théâtre) ou encore le festival de la Médina à Tunis où
différents événements se déroulent sur les sites historiques de la
ville.

 

Sur la route des caravanes transsahariennes
Oasis et festivals

De Gabès à Gafsa, en passant par Tozeur et Nefta, une ligne d’oasis
traverse la Tunisie d’est en ouest, séparant le Grand Sud de la région
des Steppes. Ces oasis sont considérés comme des étapes majeures sur la
route des caravanes transsahariennes. Elles offrent un espace de
verdure au cœur du désert, qui regorge de sources et de palmiers
dattiers. Parmi elles :

Tozeur, la perle du désert, se trouve au cœur d’une des oasis les plus
célèbres du monde. Tozeur était un centre actif du commerce caravanier
transsaharien. L’architecture y est typique des localités du Grand Erg
: maisons en brique, de couleur ocre, qui dessinent des motifs
géométriques d’origine berbère. Au nord, se trouvent la ville de Nefta
et sa vaste corbeille (palmeraie de plus de 400 000 palmiers dattiers).
Etant la seconde ville sainte du pays on y découvre d’innombrables
koubbas blanches (coupoles), minarets, mosquées et sources. Tout près
de la frontière tuniso-algérienne se trouvent les trois oasis de
montagne, en d’autres termes des vallées encaissées, avec au cœur des
palmeraies. Les plus célèbres : Chébika, le plus méridional, Tameghza,
un peu plus au nord, et Midès. On y trouve des constructions en pierre
et en terre formant des villages primitifs. Ces derniers sont
aujourd’hui abandonnés par leurs habitants.

 

La Tunisie, l’amitié à partager…
Visitez la Tunisie et vous comprendrez que cette vérité est vérifiée.

Propos recueillis par Tony Cassarino


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