Debout la République ; «Une alternative à droite»

Debout la République sera présent sur sept cantons aux élections des 20 et 27 mars. Le parti gaulliste mise d’abord sur l’électorat rural pour faire tomber le PS.

 
Ils sont sept, «habitent tous leur canton» mais n’ont pas le même background politique. Ancien chevènementiste ou bonapartiste, plutôt de gauche ou clairement positionné à droite, Debout la République tient à nouveau démontrer à l’occasion de ces cantonales que le mouvement est capable de «transcender les clivages». Une campagne dont le parti de Nicolas Dupont Aignan va profiter pour distiller ses thèmes favoris nationaux : «Non à la mondialisation, sortie de l’euro, plus de sécurité, rétablissement des frontières, réorganisation de la fiscalité… » ; «Des problèmes que n’ont pas su régler la droite comme la gauche.»
Localement, DLR, qui sera présent sur les cantons de Toulouse I, III, VII, XII, Saint-Gaudens, Monstastruc-La-Conseillère et Cadours, entend faire admettre qu’il y a bien «une alternative à droite», notamment sur Saint-Gaudens qui ne présente aucun autre candidat de ce camp.

« La période de vaches grasses est terminée ! »

Considérant que «sur l’agglomération, le vote sera assez politique», le mouvement gaulliste voit par conséquent ses chances davantage sur les territoires ruraux. Comme à Montastruc (où DLR sera présent aussi aux législatives) : «Notre candidat Jean-Louis Thomas a fait un travail de terrain remarquable. C’est en plus un chef d’entreprise reconnu sur son canton et nous avons l’espoir qu’il fera un score honorable» confie Olivier Arsac, Secrétaire départemental de DLR.
En cas d’élection, ce parti, qui va présenter des professions de foi différentes selon le canton, veut globalement «chasser les gaspillages» : «Savez-vous que le Conseil Général a dépensé 147 millions d’euros pour le RSA en 2010, 3.7 millions d’euros de travaux pour son siège et 238000 euros pour un salon de thé en 2008 ?» interrogent les candidats, «Il faut que les collectivités comprennent que la période de vaches grasses est terminée. Les classes moyennes n’en peuvent plus !» Parmi leurs propositions, l’urgente nécessité d’enrayer la hausse des impôts locaux : «Depuis six ans, la part du département dans la fiscalité locale a augmenté, en valeur, de plus de 30 % mais dans le même temps, le SMIC horaire n’a augmenté que de 10 %», ou encore, l’arrêt des «saupoudrages à travers divers festivals et associations. Nous aimerions que l’argent de nos impôts servent à des dépenses fondamentales» réclament-ils. Comme par exemple, le financement de crèches et de maisons de retraite ; sujet sur lequel «Les élus de gauche qui pourtant ont le social dans le cœur, sont absents». Et d’insister également sur l’aménagement du territoire, «thème cher aux gaullistes» qui se prononcent en faveur d’une deuxième rocade autour de Toulouse.

 

« Du sang neuf ! »

Si DLR ignore encore ce que seront ses décisions pour le deuxième tour, le parti sait en revanche, «ce qu’il ne fera pas», égratignant au passage le président du Conseil Général et «la domination aristocratique du PS» : «Pierre Izard, à 75 ans, préside le département depuis 22 ans et le PS dirige 47 cantons sur 53. C’est beaucoup ! Il faut du sang neuf !» Pas de cadeau non plus à Europe Ecologie-Les Verts : «Avec le PS, ce sont les seuls partis qui défendent l’idée qu’il faut donner plus de pouvoir à la commission européenne, pour aller plus vite vers un Etat fédéral. Ils (Europe Ecologie-Les Verts, ndlr) sont même pires que le PS puisqu’ils considèrent que la meilleure chose est la disparition des nations» poursuit Olivier Arsac.
Côté tractations, DLR pourrait toutefois envisager au soir du premier tour des pourparlers avec le PRG Jean Yves Duclos, candidat à Saint-Gaudens, qui notamment en tant que Maire de Villeneuve de Rivière, «a fait ses preuves».

Claire Manaud


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