Debout la République ; Nicolas Dupont-Aignan candidat en 2012

Du 10 au 12 septembre derniers, Debout la République a tenu ses 8èmes universités d’été à Dourdan dans l’Essonne. A la veille de son deuxième congrès, le jeune parti Gaulliste et Républicain pose les jalons de sa politique en vue des prochaines cantonales de mars 2011 et de la présidentielle de 2012.

 
C’est au son de la Marseillaise et sous les acclamations “Nicolas Président !”, que Debout la République a rassemblé quelque 500 militants dimanche dernier en région parisienne. Bilan et perspectives du mouvement, ont été à l’ordre du jour sans toutefois que soit évoqué un quelconque rapprochement avec le camp villepiniste. Une université d’été, plus offensive que jamais et durant laquelle Nicolas Dupont-Aignan a annoncé qu’il souhaitait être candidat en 2012. Pour lui, sauver la France, signifie passer par une refondation totale des hommes qui la gouvernent et établir un ordre nouveau en rupture totale avec ce qui fut la politique de la France ces trente dernières années. En cas d’élection, «puisque dans notre pays tout est bloqué, confisqué par quelques-uns, nous nous appuierons sur la souveraineté populaire pour briser les tabous», l’ex-député UMP promet cinq référendums au pas de course. Sur la sortie de l’euro d’abord, «afin que la France retrouve sa capacité de battre monnaie». Thèse corroborée par l’un des intervenants à ces universités d’été, Alain Cotta, qui avait déjà fait part de son scepticisme sur le traité de Maastricht dès 1992. Pour ce professeur d’économie à HEC, auteur de «Sortir de l’Euro ou mourir à petit feu», l’euro est un «carcan» dans lequel les nations de l’Euro groupe sont enfermées et duquel elles vont devoir se dégager à commencer par la Grèce. Cet «étouffement est le résultat de l’hétérogénéité des économies» et le fait que désormais les échanges sont mondialisés et qu’en conséquence il faudrait adopter une monnaie commune pour satisfaire ces échanges tandis que les monnaies nationales «permettraient de tenir compte des disparités des économies.»

 

“Union pour le Maintien Perpétuel du Système”

Autres référendums annoncés sur, le rétablissement des frontières nationales pour contrôler les flux migratoires et s’assurer des moyens de subsistance des immigrants tout en évitant «les délocalisations préjudiciables à notre économie», sur l’éducation nationale afin de «restaurer l’école républicaine du mérite», sur la Justice pour que «de nouveau dans notre pays la Justice soit rendue de la même façon pour tous et au nom du peuple français» et «en matière fiscale, afin d’abolir les privilèges et rétablir l’égalité devant l’impôt.» Quant à l’actualité brûlante, le leader de Debout la République s’est prononcé pour la fin des «remises de peine automatiques», l’embauche de 10.000 policiers et la création de 20.000 places de prison supplémentaires, renvoyant dos à dos «L’UMPS» (pour “Union pour le Maintien Perpétuel du Système”) qui selon lui, «ne proposent aucune remise en cause radicale du système», notamment dans le domaine économique, «parce qu’ils en vivent depuis 20 ans». Le deuxième congrès de Debout la République aura lieu le 21 novembre. Les cantonales de mars 2011 lui serviront d’ores et déjà de test de popularité avant son départ en chasse aux parrainages pour les présidentielles. Signatures que le candidat Dupont-Aignan n’avait pas réussi à obtenir en 2007.

MF


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.