Debout la République ; “ L’Euro tue ”

Le parti gaulliste lance cette semaine à Toulouse comme sur tout le territoire national, une campagne d’affichage ainsi qu’une pétition en faveur du retour au franc.

 
«Délocalisations, chômage, vie chère, misère… L’Euro tue. Sauvons nos emplois. Sortons de l’Euro» Tel est le slogan de la campagne nationale d’affichage que lance cette semaine, Debout la République, assortie d’une pétition (www.debout-la-republi  que.fr). Pour le parti gaulliste de Nicolas Dupont Aignan, la politique de sauvetage de l’euro menée par les gouvernants français et européens ne peut que provoquer davantage de «hausses d’impôts» et «baisses de pouvoir d’achat» : «Cette histoire de l’euro ne va pas s’arrêter là» explique Olivier Arsac, secrétaire départemental DLR31. «Nous dénonçons la folle politique de rigueur que nos gouvernants engagent alors même que la croissance en Europe et en France n’est toujours pas revenue. Le plan de sauvetage que l’on nous présente, c’est du colmatage. La crise aigue va revenir tôt ou tard si l’on ne résout pas le problème. Et que dire de l’indécence de ces milliards d’euros déversés sur la Grèce, demain sur l’Espagne, en sachant que le contribuable français n’en reverra pas la couleur ? A l’évidence les gouvernants français et européens mènent cette politique pour sauver l’euro en rassurant les marchés. Ce n’est que reculer pour mieux sauter : en accentuant la crise, les déficits publics ne se combleront pas et bientôt les marchés vont à nouveau douter de l’euro. L’euro vaut-il le sacrifice de nos entreprises, de nos emplois, de nos revenus ?».

Les présidentielles en vue

DLR prône en échange le retour à la monnaie nationale pour «pouvoir dévaluer de 50 % là où c’est nécessaire. L’économie française s’en trouverait grandement redynamisée et les déficits se combleraient par une hausse mécanique de recettes fiscales. L’euro serait maintenu comme monnaie de référence européenne dans un système plus souple. Pour ceux qui doutent, souvenez-vous qu’il s’agit simplement de la situation qui existait lorsque l’euro et le Franc cohabitaient entre 1999 et 2002 avec une croissance alors bien meilleure.»
La défaillance de la monnaie unique européenne : du vrai pain béni pour ce parti anti-maastrichtien qui surfe sur le tsunami euro pour se refaire une santé politique après son absence aux régionales pour cause de finances en bernes : «Les événements nous donnent raison aujourd’hui et nous nous servons de l’actualité pour rebondir» reconnaît Olivier Arsac. «Grâce à cette campagne d’affichage, nous allons creuser notre sillon dans le cadre des élections à venir.»
Un discours anti-système qui pourrait en effet séduire les déçus de la droite et de la gauche traditionnelles aux présidentielles de 2012, si d’aventure Nicolas Dupont Aignan présentait sa candidature. D’autant que les rapprochements et autres éventuelles alliances un temps pressentis, avec Dominique de Villepin, semblent faire partir aujourd’hui de l’histoire ancienne : «Dominique de Villepin est sur le fond très centriste, très “Bayrou”, très pro-européen. Il ne veut pas évoluer sur l’Europe, il ne dit rien sur l’euro. Son créneau n’est pas le nôtre» tranche Olivier Arsac.
Restera toutefois à rassembler les 500 parrainages que requiert une élection présidentielle.

Claire Manaud


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