Concert caritatif ; Pierre Perret au secours des p’tits loups

L’artiste et poète sera sur la scène du Phare le 27 avril prochain pour un concert caritatif au profit de l’association toulousaine “Mon p’tit loup”, du titre de l’une des chansons les plus connues de Pierre Perret.

 
Pierre Perret, comment avez-vous été sensibilisé à l’association “Mon p’tit loup” ?
Par le titre de l’association, bien sûr, mais surtout par son action. Le papa et son gamin m’avaient déjà mis au courant qu’ils étaient deux fondus de “Mon p’tit loup” et quand ils ont entamé le périple décrit dans la chanson, en ne commençant pas par le plus facile, à savoir gravir le Kilimandjaro pour y faire un pique-nique, ils m’ont collé au plafond ! Je m’attendais à tout sauf à ça ! Alors comment ne pas prendre fait et cause pour cette action. Le gamin est adorable, et le soutenir est le moindre que je puisse faire. Ma première idée a été de proposer à son papa de faire un concert car j’ai bien vu qu’il n’était pas Rothschild ! Ceci dit, il a déjà remué ciel et terre pour son association et c’est formidable !

Ce n’est pas la première fois que vous participez à ce genre d’initiative…
Je ne donne pas des coups de trompette pour avertir tout le monde parce que ce n’est pas mon genre mais je suis souvent impliqué au côté d’associations pour défendre certaines causes. Ce que je peux faire, je le fais.

Qu’avez-vous prévu pour votre concert au Phare le 27 avril prochain ?
Je vais faire mon concert classique : deux grosses heures de chansons qui balaient toutes les époques de ma carrière. Cela fait plus de 50 ans que je suis sur scène, toutes mes chansons sont connues et dans la salle elles sont reprises en cœur. Je fais un concert de faignant car je fais travailler le public ! Les gens ont la banane jusqu’aux oreilles avec “Le tord-boyaux” ou “Les jolies colonies de vacances” et avec les chansons graves comme “Mon p’tit loup” et “Lili”, ils participent aussi.

 

« J’aime la subtilité »

Dans vos chansons, vous abordez souvent des thèmes graves sur un ton parfois naïf…
“Lili” ou “Mon p’tit loup” sont loin d’être des titres enfantins. Ça a l’air naïf et candide mais le texte est loin de l’être. J’ai pris le parti de ne pas présenter les choses crument. Moi j’aime la subtilité.
Pourriez-vous remonter sur scène pour l’association “Mon p’tit loup” à l’avenir ?
C’est quelque chose de ponctuel car j’ai bien d’autres choses sur le feu. Je serai à Brest bientôt pour l’association Louis Carlesimo au profit des enfants en fin de parcours, qui n’ont souvent qu’entre trois et six mois à vivre. Il m’est arrivé de les accompagner en voyage. Les occasions ne manquent pas et à chaque fois que je peux apporter mon soutien je le fais. Mais si je me mets à suivre une association, je ne vais faire que cela à plein temps. Je ne suis ni un médecin, ni un mécène. Et j’ai un calendrier plein comme un œuf.

Après 50 ans de carrière, vous ne songez donc toujours pas à la retraite ?
J’ai beaucoup de dictionnaires chez moi et je n’y ai pas trouvé ce mot, je ne sais pas ce qu’il veut dire ! La passion me fait avancer. Si j’arrête demain, ce sera parce que j’en aurai marre. Je partirai sur la pointe des pieds mais pour l’instant je prends du plaisir sur scène et à écrire des chansons. Je suis en train de terminer un album sur lequel je travaille depuis trois ans. Je devrais l’enregistrer en septembre prochain. J’ai toujours envie de faire des concerts ou d’écrire des bouquins. Mais rassurez-vous, je n’attendrai pas que le public soit lassé avant moi.

Propos recueillis
par Sophie Orus


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