CMA31 ; L’artisan en question

Dans le cadre des VIIèmes Rencontres de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Garonne, une table ronde a été organisée sur le thème de la valorisation auprès du consommateur, des compétences et qualifications de l’artisan.

 
Distinguer le vrai du faux artisan. Alors que 90 % des Français ont une image positive de l’artisanat, ce sujet a notamment fait l’objet d’une discussion animée à la CMA 31. Autour de la table, l’association de consommateurs, l’UFOC31. Son représentant M. Maisonnave, regrette de ne pouvoir forcément donner une «information fiable» au public lorsque celui-ci l’interroge sur la solvabilité d’une entreprise artisanale : «Nous sommes demandeurs d’une clarification des choses» précise M. Maisonnave. Autres difficultés évoquées : celles liées à ces auto-entrepreneurs, «qui ne sont pas artisans mais se revendiquent comme tels».
A alors tout naturellement été abordée la question des titres d’artisan et de maître artisan, et de la carte professionnelle : autant des garanties pour le consommateur, soulignent ces différents intervenants. Comme Mme Fontan, élue à la CMA31, ils conseillent d’ailleurs aux consommateurs «en cas de doute», de se renseigner sans attendre auprès de la Chambre de métiers et de l’artisanat.

 

Pas de ministre

A noter aussi que le Fonds national de promotion et de communication de l’Artisanat (un établissement public administratif composé de trois représentants des chambres de métiers et de l’artisanat (APCMA), trois représentants de l’Union professionnelle artisanale (UPA) et trois représentants de l’Etat) propose aux artisans d’être clairement identifiés grâce à un kit de communication gratuit afin qu’ils puissent afficher leur «capital sympathie».
Mais cette table ronde a également permis de pointer du doigt, l’absence d’une locomotive artisanale au plus haut niveau de l’Etat. En effet, alors qu’elle est attachée à la préservation de son identité et ainsi qu’à une meilleure reconnaissance de ses spécificités, la première entreprise de France souffre paradoxalement d’une dilution de son image, au sein d’un Secrétariat d’Etat chargé tout autant du Commerce, des PME, du Tourisme et des Services, des Professions libérales et de la consommation. «Nous n’avons pas de ministre !» dénonce M. Badoud, Président de la Commission de la formation professionnelle à la CMA31, pour qui en matière de lisibilité de l’artisanat, il reste toutefois du chemin à parcourir : «Quand les médias cesseront de parler de “bombe artisanale”, cela voudra dire que notre travail aura porté ses fruits.»  

Claire Manaud



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