Christophe Alvès aux cantonales de 2011 ; Exit la politique de salon !

Il dit faire partie de la génération “Bébé Baudis” et revendique tout autant l’héritage que lui a laissé Françoise de Veyrinas, ancienne ministre et première adjointe au maire de Toulouse, décédée en 2008. De véritables modèles politiques que Christophe Alvès a toujours voulu suivre. A 31 ans, ce Tarnais installé à Toulouse depuis 2002, commercial dans le tourisme aérien, se présente aux cantonales de mars 2011 sur le Canton XII* de Toulouse sous l’étiquette UMP. Délégué de la 6ème circonscription, Christophe Alvès fait de la politique pour être dit-il, «au service du citoyen» et non pas par ambition personnelle, notamment responsable selon lui, de la récente scission de l’UMP à la région. Sur le terrain et «loin des querelles d’épicier», c’est là que Christophe Alvès veut être. Interview.

 
Christophe Alvès, vous êtes engagé à l’UMP depuis plusieurs années. Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la politique ?
J’ai toujours été attiré par l’action publique ! Par la volonté d’être au service d’une cause, au service de personnes. Ainsi, très jeune, à l’âge de 16 ans, je me suis engagé dans la vie associative. Puis, très vite, j’ai essayé de savoir et de comprendre dans quelle famille politique je me retrouvais le mieux : les valeurs que pouvait incarner la droite faite de liberté et de progrès aussi bien économique que social, se sont imposées à moi. Tout naturellement, j’ai rejoint l’UMP à sa création et ai eu envie de participer à la vie publique locale !
 
Qu’est-ce que vous aimez dans la chose politique ?
Etre au service des citoyens ! Être à leur écoute ! Contribuer à faire avancer des projets ! Réfléchir au développement d’un quartier, d’un canton en tenant compte des attentes, aussi bien individuelles de chacun des habitants, que collectives s’agissant de l’intérêt général de ce quartier. En politique, ce que j’aime avant tout, c’est être au contact des gens ! Être sur le terrain ! Je ne fais pas de la politique de salon !
 
Vous vous revendiquez de la génération “bébé Baudis”. Qu’est-ce que cela implique ?

Effectivement, Dominique Baudis soutient ma campagne : il est à ce titre déjà venu sur mon canton appuyer ma démarche. Il incarne, de mon point de vue, le modèle de l’homme politique qui a su tirer Toulouse vers le haut et à qui nous devons beaucoup de choses aujourd’hui à Toulouse. Il manque indéniablement aux Toulousains tant nombreux sont ceux qui parlent de lui lorsque je suis sur le terrain ! D’un point de vue plus électoral, il suffit d’observer d’ailleurs le résultat des élections européennes en Midi-Pyrénées en 2009. Il est un fait que l’envergure de Dominique Baudis a beaucoup joué dans le très bon résultat de cette élection ! Cela tient sans doute aussi à sa façon de faire de la politique ! Toujours sur le terrain ! Au contact de tous ! Il a été le maire de tous les Toulousains faisant passer toujours et avant tout autre chose l’intérêt de la vie locale devant l’intérêt personnel contrairement à beaucoup d’autres aujourd’hui.

Françoise de Veyrinas, ma « mère politique »
 
De même, vous dites être le «fidèle héritier» de Françoise de Veyrinas, qui était députée de la 6ème circonscription et conseillère générale du canton 12. Comment cet héritage se traduit-il ?
J’ai travaillé pendant plus de 5 ans à ses côtés à la fois sur le plan professionnel ainsi que politique sur la 6ème circonscription dont je suis le délégué à ce jour. Durant cette période, je me suis consacré à cette collaboration exaltante, et ce, tous les jours sans compter ! Soirées et week-ends compris : le samedi matin, nous nous retrouvions à son domicile vers 8h et nous partions pour un week-end de terrain jusqu’à parfois minuit le soir ! Du lundi au dimanche ! Nous étions, vous l’avez compris, très liés ! Pour ce qui me concerne, c’est ma “mère politique” à qui je dois beaucoup ! Dans toutes ses actions elle souhaitait m’associer ! Comme si quelque part elle formait et construisait mon avenir politique ! Elle souhaitait que je sois le délégué de la 6ème circonscription ! Quelle belle école dont je suis fier !
 
Notre région est traditionnellement acquise au Parti Socialiste. De plus, l’élection cantonale n’est pas une priorité pour les Français, contrairement aux municipales. Pour vous, que va représenter cette échéance ? Un tremplin pour la suite ?
Cette échéance se rapproche d’une échéance municipale car vous êtes au plus proche des habitants. C’est aussi le moyen d’avoir un retour sur l’action municipale en place ! Cela permet aussi de montrer qu’une opposition existe ! Ensuite, je n’aime pas le terme de “tremplin” ! En politique, il faut tout simplement savoir donner sa chance à ceux qui travaillent, et qui travaillent tout le temps ! Pas uniquement en période électorale ! Pas uniquement pour ses ambitions personnelles ! Aujourd’hui, beaucoup s’agitent, brassent du vent ou font du bruit ! Tout cela pour asseoir leurs ambitions personnelles ! Mais ce ne sont certainement pas ceux-là qui au lendemain des municipales de 2008 se sont mis au travail pour faire marcher l’opposition municipale autour de Jean-Luc Moudenc ! J’invite aujourd’hui toute personne désireuse de venir s’occuper de la vie du quartier correspondant au secteur 6 de Toulouse dont j’ai la charge au sein de “Toulouse Avenir” et aux côtés de Jean-Luc Moudenc ! Pour le moment je ne vois pas grand monde à part les militants de mon équipe !

« Discuter n’est pas s’allier ! »
 
Vous êtes originaire du Tarn et installé à Toulouse depuis 2002. Pourquoi le canton 12 ?
Parce que c’est un canton pour lequel j’ai travaillé au côté de Françoise de Veyrinas lorsqu’elle était maire de quartier. J’en ai été le délégué de canton au sein de l’UMP et aujourd’hui délégué de circonscription. C’est un canton que j’aime et pour lequel je suis engagé depuis toujours ! Sur le plan municipal et politique, c’est aussi un canton dont j’ai la charge également dans le cadre de mes responsabilités aux côtés de Jean-Luc Moudenc ! Je suis sensibilisé à toutes ses problématiques et je suis en contact permanent avec les acteurs de ce canton.
 
Quels seront les points forts de votre programme ?
Nous y travaillons et les dévoilerons début 2011. Je ne veux pas pour l’heure, dévoiler toutes mes “batteries” à mes concurrents.
 
Il y a quelques mois, vous déclariez vouloir «dépasser les clivages traditionnels». Cela signifie-t-il que vous seriez prêts à vous allier avec d’autres camps ? Lesquels ?
J’appartiens à une famille politique et tout le monde le sait. Je n’ai pas l’intention de m’allier à une autre famille différente par ses valeurs. En revanche je suis suffisamment ouvert et intelligent pour comprendre que sur certains sujets, il faut savoir se mettre autour de la table et discuter avec l’ensemble des partenaires ! Qu’ils soient de gauche ou de droite ! Et discuter n’est pas s’allier ! Il faut savoir dépasser les clivages traditionnels et le sectarisme souvent reconnu dans l’adversité !

 

 
« Loin des querelles d’épiciers »

Que vous inspire la récente scission de l’UMP au sein du conseil régional ?
C’est regrettable pour toute notre famille politique ! Voilà encore une fois l’exemple d’ambitions personnelles au détriment de l’intérêt général. Brigitte Barèges a pourtant été loyale durant cette dure campagne des régionales envers ceux qui aujourd’hui se dédient ! Elle a fait le sacrifice de certains ami(e)s pour qu’il y ait une représentation de notre famille la plus large incluant des partis associés… Et voilà que ce sont ceux-là même qui aujourd’hui quittent le navire ! Belle démonstration de la politique et de l’unité !
 
De même que les irrégularités qui ont entraîné le report d’un mois des élections internes au sein de votre parti ; élections qui ont en principe lieu ce samedi ?
Ce qui me dérange dans tout cela, c’est qu’un de vos confrères puisse écrire dans la presse, les noms, les prénoms, les adresses, des soient-disant “faux adhérents” ? Cela démontre bien que le journal en question a eu accès au fichier de notre fédération ! C’est grave, ne serait-ce que pour des raisons de confidentialité pour les personnes concernées ! Le siège national de l’UMP a d’ailleurs porté plainte contre X !
 
Dans ce contexte, la reconquête de Toulouse par la droite ne vous semble-t-elle pas mal engagée ?
Il est certain que si nous continuons ainsi, nous risquons de rester dans l’opposition longtemps ! Le relatif désordre qu’il y a aujourd’hui au sein de notre famille politique locale doit être mis à l’écart de l’action municipale ! Aujourd’hui, il existe un leader de l’opposition qui s’appelle Jean-Luc Moudenc et qui travaille, dans son bureau comme sur le terrain ! Et je le redis : ceux qui aujourd’hui se voient Maire de Toulouse, Président de si ! Député de là ! Ce sont ceux-là même qui ne font pas vivre l’opposition municipale et qui sont quasi-absents sur le terrain ! De ce point de vue, la démarche de Jean-Luc Moudenc me semble certainement la meilleure ! Loin des querelles d’épiciers et sur le terrain ! C’est comme ça que nous pourrons gagner !

Propos recueillis
par Claire Manaud


* Beauregard – Bellefontaine – Lardenne – Les Pradettes – Mirail Université – Reynerie – Saint Simon


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