Christine de Veyrac ; Etre le porte-voix des habitants

Avec 28.12 % des suffrages au premier tour, Christine de Veyrac est en ballottage sur le canton I de Toulouse avec la sortante socialiste Marie-Christine Lafforgue (30.98 %). Pour la candidate UMP, ce résultat s’il est confirmé dimanche, peut marquer un début de reconquête de la droite à Toulouse.

 
Christine de Veyrac, vous êtes au second tour de ces cantonales. Votre réaction ?
Je suis très heureuse d’arriver au coude à coude avec la conseillère générale sortante, surtout dans le contexte national actuel. Toutefois, je déplore qu’il y ait eu autant d’abstentionnistes et je veux leur dire d’aller voter dimanche.

Vous vous attendiez à un tel résultat ?
Avec mon équipe, nous n’avions vraiment aucune idée du score que l’on pouvait faire. Nous ne nous étions donné aucune échelle. En revanche, les résultats aussi bien nationaux que locaux me confirment dans l’idée qu’il faut faire des campagnes de proximité, aller à la rencontre des habitants, faire du porte-à-porte. C’est ce que je continue d’ailleurs à faire cette semaine. C’est ma manière de faire de la politique. Je crois plus à ce genre de démarches que de faire venir les uns et les autres sur place, le temps d’une campagne…

Est-ce que ce sont à votre avis les prémices d’un retour de la droite à Toulouse ?
J’espère bien ! (Rires) Souvent en milieu urbain, on confond Conseil Général et Mairie, mais il est très important d’avoir une première victoire dans ce canton et que celle-ci soit le début d’une longue série !

 

Pas de réponses des pouvoirs locaux

Selon vous, quels sont les arguments qui, jusqu’ici, ont fait pencher la balance en votre faveur ?
Vous savez, j’ai pu constater sur le terrain que nombre de problèmes, qui ne sont rien à résoudre, ne trouvent pourtant jamais de réponses : un ralentisseur à ajouter, un feu à déplacer… Autres exemples : il n’y a sur ce canton que 200 places en crèche pour 30 000 habitants. Quant aux maisons de retraite, aucune place n’a été créée depuis sept ans ! Ce sont pourtant des domaines de compétences du conseil général ! Les gens font appel aux pouvoirs locaux qui ne les entendent pas. Avec mon poids de députée et mon mandat de conseiller général si je suis élue dimanche, je veux être le porte-voix des habitants de ce canton et faire avancer leurs préoccupations. C’est un argument que j’ai avancé tout au long de cette campagne et je pense que les gens y sont sensibles, d’autant plus que contrairement à d’autres candidats, j’habite, je vis dans ce canton.

Appelez-vous les électeurs du FN à vous soutenir au second tour ?
Il n’y a pas d’exclusive. J’appelle tous ceux à qui mon projet convient, à voter pour moi. Mais, vous savez, je fais campagne depuis des semaines et je peux vous dire que je n’ai pas trouvé une seule personne qui me parle de ce sujet. Honnêtement, les gens n’en ont rien à faire.

Malgré tout, quelle est votre position sur la montée du FN ?
Je ne suis pas présidente de parti. Je suis face à un candidat socialiste au second tour et je ne veux parler que de ce qui intéresse les électeurs, c’est-à-dire leur vie quotidienne qui se dégrade toujours plus dans ce canton.

Propos recueillis
par Claire Manaud


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