Chantal Goya ; Le retour de Marie-Rose

Les années passent, les générations se succèdent mais Chantal Goya est toujours là, accompagnée de ses fidèles amis Bécassine, le Chat Botté ou Pandi Panda. Après avoir rempli le Zénith en février dernier, elle revient une nouvelle fois le 6 novembre prochain, toujours avec le spectacle imaginé par Jean-Jacques Debout “L’étrange histoire du château hanté”.

 
Chantal Goya, vous serez sur la scène du Zénith en novembre prochain, quelques mois seulement après un premier passage à Toulouse. Pouvez-vous nous présenter votre spectacle qui connaît un grand succès ?
Effectivement, la demande est tellement forte qu’on revient pour une deuxième date ! L’histoire du spectacle se déroule dans une ville russe imaginée par Jean-Jacques Debout. Des petits enfants ont perdu leurs parents et l’enchanteur Merlin vient nous aider à les retrouver. Ils ont été transformés en animaux et sont détenus dans un château hanté. C’est un nouveau spectacle avec des décors et des costumes magnifiques, des chorégraphies, mais aussi de petites nouveautés par rapport à notre premier passage sur Toulouse.

Va-t-on retrouver les personnages qui ont fait votre succès dans les années 80 ?

Bien sûr, il y aura un medley de mes personnages connus comme le lapin, le panda, Bécassine et le Chat Botté. Nous avons également dans le spectacle un ours brun, Prosper, qui vient demander pardon au public parce qu’il a mangé les brebis ! Il comprend qu’il vaut mieux qu’il soit comme Pandi Panda, entièrement bio ! C’est un petit clin d’œil à ce qu’il se passe dans votre région.

Justement, avez-vous un attachement particulier à Midi-Pyrénées ?

Absolument ! Ma grand-mère était de Tarbes, c’est pour cela que j’ai un caractère bien trempé ! Quand je me produis dans la région, il y a un côté affectif qui ressort.

Un lien magique avec le public

Vous êtes toujours présente après 30 ans de carrière et séduisez toutes les générations. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Ce spectacle unit les familles. Le public est composé de plusieurs générations, enfants, parents et grands-parents. Je le vis avec beaucoup d’attendrissement et d’étonnement car il est rare qu’une artiste soit toujours présente aujourd’hui, avec tous les personnages qui ont séduit les parents quand ils étaient jeunes. Comme les gens disent, mes spectacles apportent une certaine magie et renvoient à l’éternel.

Vous avez pourtant connu quelques années de galère. Qu’est-ce qui vous a fait continuer ?
Quand je n’arrivais pas à trouver de producteur, j’ai pris le taureau par les cornes et j’ai financé mes spectacles ou je suis partie à l’étranger. Donc je n’ai pas l’impression d’avoir arrêté la scène. Par chance, je dispose d’un répertoire connu, je peux donc organiser des tours de chant sans pour autant présenter un nouveau spectacle. Je suis débrouillarde et battante, je n’attends jamais que les gens m’appellent. Le lien avec le public est indéfectible car quand on passe le cap des 30 ans en se souvenant de mes chansons, elles rentrent dans le patrimoine. Elles rappellent l’enfance, les gens ont l’impression de me connaître et ont envie de faire découvrir mon univers à leurs propres petits. Aujourd’hui, les gens ont vraiment besoin de rêver. Et je pense que mes spectacles sont uniques dans leur genre. Car il y a une histoire, de la chanson, de la danse, de l’humour, des décors qui changent à chaque tableau…

 

On ne peut plus m’attaquer

Dans votre spectacle, vous reprenez le costume de Marie-Rose. En quoi est-elle différente de celle de vos débuts ?
Je suis un peu moins naïve, comme une grande maman au cœur d’enfant. Par contre, je suis toujours aussi émue par la réaction des petits. Je peux arrêter la mise en scène en plein spectacle pour faire monter sur scène un enfant qui veut m’offrir un bouquet. Je n’ai pas perdu ma spontanéité et mon énergie. Je suis quelqu’un de vrai. Je ne suis pas nunuche, contrairement à ce que l’on pourrait faire croire. Je continue à enseigner de belles choses aux enfants. Il y a beaucoup d’interactivité entre la salle et moi.

Quels sont vos projets à venir ?

Je prépare “La planète merveilleuse” pour 2013 car je suis en tournée jusqu’à fin 2012. D’une part avec “Le château hanté” dans les Zéniths et d’autre part avec des tours de chants dans les théâtres.

Qu’est-ce qui pourrait vous faire arrêter la scène ?
Rien ! (Rires) Que quelque chose me tombe sur la tête et encore, je pense que je m’en sortirais ! Rien ne m’arrêtera car quand je décide une chose, c’est pour la vie ! Dans mon équipe, les gens sont très fidèles et je ne peux pas travailler sans repères. J’évolue, je prends du recul mais au fond je ne change pas. La vie n’est pas toujours facile pour moi au quotidien et monter sur scène est une bouffée d’oxygène le week-end, une véritable récréation. On ne peut plus m’attaquer, c’est fini. Si le public est toujours là, c’est le principal. A tous ceux qui disent «On ne la reverra plus», je préviens que je serai encore sur scène à 95 ans avec Bécassine et son parapluie, Guignol et son bâton !

Propos recueillis
par Sophie Orus

«L’étrange histoire du château hanté»
avec Chantal Goya
Le 6 novembre à 15h
Zénith de Toulouse


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.