Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse ; Au contact des réalités économiques

Nouveau visage, repositionnement “stratégique”, nouveaux rendez-vous, tels que le lancement du 1er Forum économique de Toulouse ce 22 septembre… Près de dix mois après l’élection d’Alain Di Crescenzo à sa tête, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse veut montrer son dynamisme, être un lieu de prospective au service de ses ressortissants et d’un territoire attractif, la Haute-Garonne.

 
La rentrée démarre fort à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse. Près de dix mois après son élection, son Président Alain Di Crescenzo vient de réaffirmer toute sa détermination à faire évoluer l’institution, l’ouvrir, «dans un monde en pleine mutation» : «Nous voulons être une Chambre de commerce et d’industrie à l’image de cette mandature : dynamique, au contact des réalités économiques, proche, à l’écoute de ses ressortissants et au service de son territoire». Un nouveau visage qui s’accompagne dans le même temps d’un repositionnement “stratégique” : «En dehors de nos missions régaliennes, nous voulons également être un lieu de prospective, de conseil, d’expertise, facilitateur d’échange. Une locomotive qui renforcera les maillages entre les entreprises, les collectivités, l’Etat et notre territoire, la Haute-Garonne. Car si l’on veut avancer, il faut discuter, rassembler».

1er Forum économique de Toulouse

Pour parvenir à ses différents objectifs, la CCIT a par conséquent décidé de se donner les moyens d’une plus grande accessibilité, d’une meilleure lisibilité concernant ses missions de service. A commencer par son identité visuelle qui change. Un logo flambant neuf (voir illustration) «moderne, qui symbolise un ancrage territorial et qui par ses couleurs multiples, marque d’une part la diversité de notre territoire et des actions que nous menons au quotidien» précise Alain Di Crescenzo. De même, le magazine interne à la CCIT “Les Nouvelles des Entreprises” laisse désormais la place à “DICCIT”, «pour donner la parole à nos ressortissants». La sortie du numéro 1, ce 22 septembre, coïncide d’ailleurs avec un des événements marquants de cette rentrée. La CCIT organise en effet le tout premier Forum économique de Toulouse à Entiore (voir détails en encadré) : «Nous devons certes être conscients des atouts que nous offre ce territoire mais il ne faut pas en rester là et réfléchir ensemble pour qu’à l’horizon 2020-2025, nous soyons encore plus forts qu’aujourd’hui dans un con-texte mondial où la compétition est de plus en plus féroce» confie son Président. Cette manifestation qui s’inscrit dans la durée, devrait faire l’objet d’un Livre Blanc. Autre lancement qui fait suite à la création d’une “commission innovation” et en complément des “Petits-déjeu- ners de l’innovation” : un numéro vert, le 0800 31 00 02 qui s’adresse à toutes les entreprises en quête d’information sur ce thème (relayé sur internet par l’adresse innovation@toulouse.cci.fr).

Des travaux en centre-ville à l’ouverture du capital
de l’aéroport

Sur les grandes lignes de ce plan de mandature d’une du-rée de cinq ans, Alain Di Crescenzo a enfin tenu à afficher des intentions politiques économiques “claires” : «Chez nous, nous avons une grande chance» explique-t-il, «tous les secteurs sont représentés». Soutien accru donc à l’industrie, au service et au commerce, en particulier de proximité. Interrogé à ce propos sur les nuisances liées aux travaux en centre-ville et sur la grogne des commerçants, le président de la CCIT est sans ambiguïté : «Ces travaux sont pénibles, longs, gênants, mais nous faisons tout pour aider les commerçants. Nous travaillons pour qu’ils soient correctement indemnisés». L’autre actualité con-cerne l’ouverture du capital de l’aéroport Toulouse Blagnac, l’Etat qui en détient 60 % ayant décidé de céder ses parts. Alain Di Crescenzo dénonce sur cette affaire un certain manque de clarté et le retard accumulé : «Ce dossier traîne un peu. Aujourd’hui nous attendons la confirmation de l’appel d’offres et le planning, c’est-à-dire le véritable départ de l’opération. Nous avons reçu des lettres qui ne sont pas pour moi des déclencheurs de procédure de cession. Ce n’est pas clair. Nous voulons créer un consortium et récupérer les parts de l’Etat (la CCIT est actionnaire à hauteur de 25 %, le conseil régional de Midi-Pyrénées (5 %), la communauté urbaine du Grand Toulouse (5 %) et le conseil général de la Haute-Garonne (5 %), ndlr). C’est une opération complexe mais nous ferons tout pour gagner. Tou- louse n’ayant pas encore de TGV, il est hors de question pour nous de ne pas se positionner sur l’acquisition de ces titres».



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