Centre-ville toulousain; Le ménage en terrasse

La mairie de Toulouse vient d’adopter un nouveau règlement d’occupation du domaine public pour un meilleur partage de l’espace. Les terrasses en dur ou privatisées seront désormais interdites pour une priorité à la mobilité sur les trottoirs.

 
«La loi de la jungle ne peut plus durer». Le maire de Toulouse Pierre Cohen ne cache pas sa détermination en matière de partage de l’espace public lors de la présentation des nouvelles règles d’occupation la semaine dernière. «Le vivre-ensemble, le respect, la convivialité et le déplacement» sont désormais au centre des préoccupations après «le repli et l’individualisme forcené des années 80.» En clair, la municipalité va faire la guerre aux établissements qui investissent les trottoirs avec leurs terrasses. Car comme le rappelle l’adjointe au commerce, «toute installation est soumise à autorisation préalable.»
Ainsi, les restaurateurs et cafetiers devront dès à présent démonter les terrasses en dur et ne plus privatiser leur espace extérieur. Finis les étalages, les jardinières privatives et autres objets mobiles non identifiés. Le cheminement piétonnier, ainsi que les accès privés, devront être préservés avec 1,40 mètre minimum de passage libre nécessaire aux personnes handicapées. Chaque établissement devra également mettre à la disposition de ses clients des cendriers et rentrer tout leur mobilier le soir après la fermeture (plus de terrasse de 2h à 7h). Un mobilier qui ne pourra contenir que le nom du café ou restaurant et plus de publicité.
Les 700 terrasses de Toulouse vont donc devoir faire peau neuve sous peine de sanctions civiles voire pénales. «Nous privilégions la concertation avec les propriétaires pour éviter les mises en demeure», prévient Isabelle Hardy. «Nous traiterons les problèmes au cas par cas et quartier par quartier. Certains peuvent être réglés en quelques semaines, d’autres sont plus compliqués, comme les établissements qui ont déjà construit sur l’espace public. Le délai maximum pour se mettre aux normes est fixé à 2 ans.» Des lieux emblématiques comme Le Florida place du Capitole auront en effet du mal à respecter à la lettre les nouvelles règles de la municipalité, de par leur nombre très important de tables et du laps de temps restreint de fermeture. Mais le maire avertit : «Il n’y aura aucune exception.»

Sophie Orus


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