Centre d’Information et d’Orientation, Une voie pour tous

Salon Infosup novembre 2011

Aide, conseil, écoute. Face à la perplexité des jeunes quant à leur avenir, les Centres d’Information et d’Orientation sont là pour pallier à leurs difficultés. Des informations reliées dans les établissements scolaires par les Conseillers d’Orientation Psychologues. Un appui important dans la scolarité qui permet une meilleure connaissance des horizons professionnels et étudiants. 

«Accompagner jeunes, familles et adultes dans la construction de leur projet de formation ou de profession.» Tel est le rôle d’un Centre d’Information et d’Orientation (CIO) selon Annie Porcher, Inspectrice de l’Information et de l’Orientation du rectorat de Toulouse.

Créés en 1971, les CIO proposent un large panel d’informations sur les métiers et formations possibles. Un service d’auto documentation est proposé au public ainsi que des rendez-vous individuels pour une information plus ciblée ou pour un suivi du projet personnalisé. Généralement, ce sont les jeunes qui demandent ces entretiens, aussi appelés bilans d’orientation. Durant celui-ci, le collégien, lycéen ou étudiant rencontre un Conseiller d’Orientation Psychologue (COP). Après discussion, le COP peut proposer à son interlocuteur des tests cognitifs, d’intérêts ou de motivation.

Des tests qui le plus souvent font appel à des logiciels proposant aux jeunes une série de questions portant sur leurs passions, leur caractère ou encore la représentation qu’ils ont des métiers. «Cela permet à la personne de faire un peu d’introspection sur ce qui la mobilise.» souligne Annie Porcher.

Toutefois, ils ne sont pas une réponse miracle aux attentes des jeunes. Ils sont seulement une partie du processus d’orientation. Cela peut être un bon moyen d’affiner ses recherches ou de les rediriger. Quelque chose que l’élève sera amené à faire après interprétation du questionnaire avec un conseiller.

Pour accueillir un maximum de personnes, les CIO sont ouverts plus de 35 heures par semaines et accueillent le public même pendant certaines périodes de vacances scolaires.

Les conseillers sur le terrain

Si les Conseillers d’Orientation Psychologues exercent dans les CIO, ils sont aussi présents dans les établissements scolaires. «C’est un travail qui représente 70% de leur activité.» affirme Annie Porcher. Mais si un nombre est à retenir c’est celui-ci : 1 500. C’est en moyenne la somme d’élèves prise en charge par les conseillers d’orientation dans les collèges et lycées. Un nombre élevé qui s’explique par le fait que ces professionnels suivent à peu près trois établissements scolaires à la fois.

Dans cette autre facette de leur métier, les COP ont d’autres types de missions qui viennent s’ajouter à celles qu’ils ont dans les CIO.

«Ils participent à des actions collectives dans les classes qui sont centrées sur la construction du projet d’orientation. Ils peuvent faire travailler les élèves sur leurs intérêts, sur l’information car ce n’est pas parce que l’on donne une information qu’elle est digérée et réutilisée. Tout ce travail pédagogique de l’information est fait avec en général un enseignant qui accompagne le conseiller.» explique l’inspectrice.

Les élèves, s’ils le souhaitent, ont également la possibilité de prendre rendez-vous avec le Conseiller d’Orientation Psychologue de l’établissement pour un entretien plus approfondi assez similaire à ceux proposés dans les CIO. Dans ce cadre, il leur est aussi possible de proposer les tests d’orientation.

Dans le milieu scolaire, le COP doit donc combiner collectif et individuel pour aider un maximum d’élèves.

CIO du Mirail

Des salons pour l’orientation

Si les lycéens sont les plus nombreux à fréquenter les CIO et les collégiens majoritaires à consulter les COP dans leurs établissements, certains jeunes ne font pas la démarche de s’informer auprès de personnes spécialisées. Un manque qui peut être comblée par les divers salons d’information organisés tout au long de l’année.

Lors de certains de ces forums, il arrive que les conseillers soient coorganisateurs. C’est le cas pour les forums locaux où ils s’associent avec les chefs d’établissement. Pour des opérations plus larges, les COP ne sont que des intervenants.

Un des événements où ils sont présents est la Nuit de l’Orientation. Une opération gratuite qui s’est déroulée le jeudi 15 mars à Toulouse et qui est née d’un partenariat entre les Chambres de Commerce et d’Industrie et les rectorats. Durant toute une soirée, de 17h à 22h, collégiens, lycéens et étudiants ont la possibilité de découvrir des métiers, d’échanger avec des chefs d’entreprise et de s’informer. Tout cela dans un environnement plus festif et décontracté.

Mais le principal salon, connu de la majorité des jeunes est Infosup. Ce forum gratuit aide les jeunes de première et de terminale à finaliser leur projet d’étude. En tant que salon régional, il propose un grand nombre de stands d’information et d’exposants. Tous les BTS, IUT, universités, prépas, écoles et leurs représentants y sont présents et répondent aux questions des élèves. Chaque année, il est organisé au Parc des Expos de Toulouse pour une durée de quatre ou cinq jours. De nombreux lycées organisent des sorties scolaires à ce salon Infosup pour que les élèves aient l’occasion d’y aller au moins une fois.

Une profession en baisse

Même si ces salons d’information peuvent aider les jeunes, ils ne permettent pas un suivi individuel approfondi. Quelque chose qui reste également compliqué dans les établissements. Cela du fait du nombre restreint de conseillers.

«Il y a une vingtaine d’années, il y avait plus de COP.» confie Annie Porcher, autrefois conseillère d’orientation avant de devenir inspectrice. Mais pour elle, la diminution des effectifs de ces professionnels n’altère pas la qualité du suivi des élèves. «Le métier a évolué. Les conseillers ne sont plus les seuls prescripteurs de l’orientation. Depuis un certain nombre d’années, les enseignants sont incités à développer des activités autour de l’orientation, à faire découvrir aux élèves des métiers et des formations. Toute cette partie-là est partagée avec les COP qui se centrent davantage sur les situations complexes et difficiles.»

 

Allison Pujol



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