Ce samedi à Paul Sabatier; « Atténuer les symptômes de la dyslexie »

Amer Saffiedine, orthophoniste, est l’un des organisateurs avec la SPIM (Société de Posturologie Interdisciplinaire de Midi-Pyrénées), de la Journée de la Dyslexie qui se tient à Toulouse ce samedi 13 juin de 8h30 à 17h30 à l’Université Paul Sabatier Bât. U4 – Amphi Concorde.

 
Monsieur Saffiedine, pourquoi cette journée de la dyslexie ?
Organisée par la société de la posturologie de Midi-Pyrénées, elle se veut nouvelle approche globale du corps et du problème que pose la dyslexie. C’est une conception pluridisciplinaire qui va permettre de confronter des thérapies et de s’inscrire aussi dans ce grand mouvement de recherche dont témoignaient d’ailleurs le journaliste Marc Dupuis et la psychanalyste et écrivain, Claude Halmos, dans le journal “Le Monde” du 13 mai dernier.

Quel est le rapport entre dyslexie et posture ?
Les dyslexiques ont tous un syndrome postural ? La question est la suivante : en régulant certains capteurs pourrait-on atténuer certains symptômes de la dyslexie ? La réponse est positive dans l’atténuation des symptômes de la dyslexie et non dans sa résolution.

Comment définir la dyslexie ?
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, entre 8 % et 12 % des enfants souffrent de dyslexie c’est-à-dire d’un trouble du langage écrit qui affecte à différents degrés l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Sa détection se fait généralement à l’école, notamment lors de difficultés de lecture au CE2. Certains supposent qu’une origine génétique de la dyslexie peut être admise. Mais notre structure en équipe pluridisciplinaire permet de tenter de mieux cerner les causes (qui sont multiples) et de mieux dégager les thérapies idéales.

 

Quelles sont les différentes approches ?
La posturologie, la kynésiologie, l’optométrie, la proprioception, la méthode Tomatis, la neurologie. Autant de propositions sur les causes de la dyslexie ; autant de propositions de thérapies, au-delà des querelles d’écoles ; notre but étant d’apporter un plus au traitement de la dyslexie.

Que dire aux parents d’enfants dyslexiques ?
Il faut considérer les parents comme les meilleurs partenaires des enfants. Il faut leur donner des outils d’observation du fonctionnement de leurs enfants, des outils scientifiques, techniques et cliniques pour faciliter la transmission des connaissances à leurs enfants de façon adaptée, ludique et déculpabilisée. On peut aujourd’hui innover en privilégiant une approche posturale et sensori-motrice et non plus sur l’exclusive pensée dominante des déficits cognitifs et neuro-linguistiques.

C’est donc une journée ouverte à tous et importante ?
Oui parce qu’elle permettra de mieux ouvrir le débat à tous et de proposer de nouvelles manières d’appréhender cette trop fameuse dyslexie.

Propos recueillis par Stéphane Baumont


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.