Cartoucherie du GIAT; La mairie rachète les terrains pour un éco-quartier

Les terrains de la Cartoucherie avenue de Grande-Bretagne bénéficient d’une situation stratégique importante pour les élus de la ville : ils sont proches du centre-ville, à mi-chemin entre l’aéroport et le Capitole, et sur le tracé de la future Ligne E. Mais il y a un hic : la présence d’explosifs enfouis dans le sol. La municipalité prévoyait depuis de nombreuses années d’acquérir les terrains en contrepartie d’une dépolution prise en charge par le propriétaire, le GIAT (spécialiste européen de l’armement terrestre, fabricant d’armes et d’équipements militaires pour la défense). Entamée en 2006, cette dépolution a connu de nombreuses péripéties avec la découverte d’éléments dangereux dont la présence ne pouvait être imputable au GIAT.

 
Face à cette impasse, la nouvelle municipalité a décidé d’acheter les terrains afin de maîtriser le foncier sur une surface d’environ 27 hectares et de poursuivre la dépollution, prise en charge à 50 % par la mairie de Toulouse. «Quand l’ancienne équipe a lancé le tram, elle n’a pas négocié avec le GIAT pour les terrains de la Cartoucherie alors que le tracé passait par là. Nous avons donc dû négocier avec une épée au-dessus de la tête et non en position de force», confie le maire Pierre Cohen. «Il ne fallait pas mettre la charrue avant les bœufs», poursuit l’adjoint aux finances Joël Carreiras. «Il faut retenir que nous allons faire d’une cartoucherie très pollué un éco-quartier fleuron de la ville de demain.»
Car l’acquisition de ces terrains doit servir la réalisation d’une promesse de campagne : la construction d’une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) verte. Deux réunions avec les riverains et partenaires ont déjà eu lieu pour définir un véritable projet qui devrait reprendre certaines grandes lignes définies par la municipalité : la proximité du tramway, des logements privés et HLM, des énergies renouvelables valorisées, des espaces publics écolos ou encore une priorité donnée aux modes de déplacements doux. Marie-Françoise Mendez, conseillère municipale d’opposition dans le groupe des non-inscrits, espère que cet éco-quartier «fera école pour une autre approche de l’urbanisme à Toulouse.»

Sophie Orus


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