Canton de Fronton ; Des “ fondamentaux ” pour la vie locale

A 44 ans, Thierry Fourcassier est le candidat UMP sur le canton de Fronton. Ce professeur de physique chimie au collège de Fenouillet, par ailleurs très impliqué dans le dossier de la LGV, et dans des questions d’ordre social, appelle ses concitoyens à aller voter pour un scrutin qui se situe loin des grandes querelles politiques des partis.

 
Bien qu’il soit représentatif du renouvellement politique, ces cantonales ne sont toutefois pas une première pour Thierry Fourcassier. En 2008, ce père de cinq enfants, se présente aux élections municipales sous l’étiquette Majorité Présidentielle. Sa liste perdante de seulement trente voix, il devient alors un conseiller municipal d’opposition actif. Aujourd’hui, autre challenge : c’est sur un canton libre – l’ancien maire de Bouloc, Louis Bonhomme ne se représentant pas – que le candidat UMP, habitant Saint-Jory, fait campagne, aux côtés de sa suppléante Pascale Binet de Castelnau d’Estretefonds. «Je me suis d’abord mis au service de la collectivité en tant que parent d’élève, puis la politique est venue comme un cheminement logique» explique Thierry Fourcassier. Comme de nombreux autres candidats, Thierry Fourcassier invite les Français à se mobiliser largement pour cette élection. «Rien ne peut justifier le fort taux d’abstention cons-taté dans les scrutins locaux !» lance-t-il. Impossible pour lui de passer à côté de “fondamentaux” pour la vie locale comme la LGV, les écoles, le tissu social… «Tous ces sujets» dit-il, «sont les préoccupations de tous les jours pour nos concitoyens et le rôle du conseiller général, pas toujours valorisé est des plus importants. C’est donc bien une élection importante pour tous.»

Obtenir gain de cause sur la LGV

Il ajoute que même le précédent conseiller général, avec son expérience de plus de trente ans dans ce mandat, affirme lui-même que «Ni la gauche ni la droite ne possèdent la vérité.» Cette phrase entendue lors d’un meeting est pleine de bon sens : le mandat local fait d’implication et de pragmatisme, est loin des grandes querelles politiques des partis. Sur l’épineux dossier de la LGV, Thierry Fourcassier est très actif dans les associations de défense de l’environnement qui vont de Castelsarrasin dans le Tarn-et-Garonne, jusqu’à Fenouillet. «Pas question de politique politicienne» assure-t-il, «seulement de défense des citoyens contre des décisions qui pourraient être traumatisantes pour tous. Cette ligne, très importante économiquement, doit impérativement tenir compte de la population et bien sûr de l’environnement. Les tracés prévus aujourd’hui par RFF ne sont pas acceptables et le combat est quotidien pour obtenir gain de cause.» Toujours à propos de transports, la nouvelle gare TER qui doit s’implanter sur le canton nécessite aussi «des études et des débats». Entre Lespinasse, Castelnau d’Estretefonds ou Saint-Jory les arbitrages vont se faire avec le conseiller général du canton. Thierry Fourcassier a étudié avec sérieux tous les projets possibles et souhaite participer aux débats d’implantation de cette nouvelle gare.

Apprentissage et prise en charge des personnes indépendantes

Autre domaine que ce professeur de Physique Chimie au collège de Fenouillet, connaît bien, l’éducation. Thierry Fourcassier est très favorable à la construction du nouveau collège de Saint Jory, «indispensable» dit-il, «pour décharger le collège de Fronton qui est saturé». Mais sa réflexion est beaucoup plus large que la simple augmentation des capacités d’accueil des élèves dans le canton. Il pense par exemple beaucoup à ces structures qui peuvent permettre de mettre les élèves de plus en plus, et de mieux en mieux en contact avec les entreprises. L’apprentissage qui n’est pas directement dans la mission du Conseil Général doit aussi être «un sujet important à inclure dans les débats sur l’éducation.»
Enfin l’approche sociale de Thierry Fourcassier est originale. Il pense que des «maisons de vie» doivent être créées rapidement, qui permettraient à la fois d’accueillir les personnes âgées, mais aussi de mettre en relation ces personnes et les plus jeunes. «Pourquoi» demande-t-il, «ne pas accoler une école maternelle et une maison de vie ? Les anciens ont besoin des jeunes mais à l’inverse, les jeunes ont aussi besoin des anciens.» Une idée séduisante qui colle complètement aux grands projets des dix années à venir sur la prise en charge des personnes dépendantes. Là encore le candidat affirme «Il faut inventer de nouveaux lieux d’accueil, les maisons de retraite du passé ne sont plus adaptées.»

Patrick Crasnier


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