Cambriolages : les directives de Manuel Valls déployées en Haute-Garonne

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a annoncé le 25 septembre dernier la mise en place d’un plan national contre les cambriolages et vols à main armée. La Haute-Garonne ne fait pas partie des départements jugés prioritaires, mais se met au diapason des directives gouvernementales.

 

Renforcer les moyens et dispositifs existants, tel est l’objectif de ce plan national. Concernant les cambriolages, l’opération tranquillité vacances (qui consiste à prévenir les forces de l’ordre en cas d’absence en période de congés scolaires) sera étendue à l’année entière. Des effectifs de force mobile vont renforcer les brigades de gendarmerie, ce qui correspondra à « une dizaine de patrouilles supplémentaires », précise  le colonel Frantz Tavart, commandant du groupement de gendarmerie de la Haute-Garonne. En outre, « une cellule spécialisée sur la question du recel sera créée au sein de la police », annonce le préfet Henri Michel Comet.

Concernant les braquages, le plan « anti hold-up » est anticipé cette année. Il débutera le 1er octobre (au lieu de 1er décembre, ndlr) dans douze départements considérés comme critiques, « dont la Haute-Garonne ne fait pas partie, mais nous faisons quand même un effort en commençant l’opération au 15 novembre », indique le préfet. Il est vrai que les chiffres 2013 sont pour l’instant encourageants. Le nombre de cambriolages pour les habitations principales a baissé de 4,85%, et pour les locaux industriels ou commerciaux, de 15,23%, par rapport à l’année 2012. Les vols à main armée sont également en recul avec une diminution de 12,79%.

Grâce notamment aux moyens techniques, le taux d’élucidation avoisine les 60% sur les cambriolages : « la police scientifique se déplace dans quasiment 100% des cas », se félicite Henri-Michel Comet. Ce taux est nettement inférieur concernant les braquages car seulement 20% d’entre eux sont en moyenne élucidés. Dans un cas comme dans l’autre, les services de l’ordre insistent sur l’importance de la «démarche citoyenne » pour que le voisinage ou les passants qui remarquent un comportement anormal appellent le 17 ou le 112 : « Ce n’est pas de la délation mais de la solidarité », estime le préfet.

 

Coralie Bombail



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