[Il mérite la Une] Yves Bounan, défenseur de la communauté

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Assureur âgé de 51 ans et père de trois enfants, Yves Bounan a consacré une partie de sa vie à sa communauté. Après 12 ans en tant qu’ancien secrétaire général et vice-président de l’Association culturelle israélite (ACIT), il a succédé dimanche 19 avril à Arié Bensemhoun au poste de président. Durant trois ans, le nouveau président de la communauté juive de Toulouse compte bien associer son parcours associatif au bien-être de ses fidèles.

 Convictions. « Mon regard sur le monde se base sur mon engagement communautaire, le bénévolat et les associations par le biais du judaïsme. » C’est après une licence en mathématiques et un master en commerce que notre assureur de 51 ans décide de s’engager dans l’univers caritatif. À la naissance de son premier enfant, il y a 18 ans, il pousse pour la première fois les portes du judaïsme.

Militant. Après avoir confié son fils à l’école juive Gan-Rachi, à Toulouse, Yves Bounan entame sa première action en temps que militant. Il contribue au bon déroulement de l’éducation des enfants de l’école judaïque jusqu’à devenir président de l’établissement. En parallèle, il prend la tête de l’Association sportive juive Maccabi.

Jeunesse. C’est l’une des convictions les plus solides de ce quinquagénaire. Il désire insuffler « un nouvel esprit, inspiré des plus jeunes, juifs ou non » dans notre société. À travers ses enfants, mais aussi grâce à son parcours communautaire, il veut pouvoir veiller à leur développement notamment à travers la communauté juive. C’est ainsi notamment qu’il intègre l’ACIT afin de continuer dans ce qui est devenu pour lui, un véritable engagement.

Emotion. « Aujourd’hui il n’est pas possible de dire que la communauté juive, n’est pas inquiète ». Depuis le 19 mars 2012 et l’assassinat d’enfants juifs à Toulouse, il a été touché de plein fouet par le terrorisme. Trois enfants provenant de son école, ont en effet perdu la vie dans ces attentats. « La ville de Toulouse est la première touchée par le terrorisme surtout en ce moment, on s’en prend à la République, nous sommes effectivement inquiets », résume le président de la communauté juive.

Solidarité. Pour lui, il faut faire en sorte que « les Juifs puissent vivre leur religion ». Touché par le rassemblement des communautés dans les pires situations, « comme on a pu le voir après les attentats de janvier », il continuera à veiller à l’intégrité et à l’unité de la communauté juive.

Soledad Arque-Vasquez



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