Au Palais de l’Élysée; Alerte à la gale

On a cru à une blague de potache, mais non, la gale a bien été signalée dans les rangs des gardes républicains, ceux-là même qui assurent la garde rapprochée du Président de la République. En pleine vaccination contre la grippe H1N1, voilà une information dont se serait bien passée, Roselyne Bachelot ; notre Ministre de la santé, dont on ne sait toujours pas, petit aparté, si elle s’est bien faite vacciner contre la fameuse grippe mexicaine.

 
Mais revenons à ces cas de gale, révélés sous les ors de l’Elysée. Rappelons-le : cette maladie de la peau extrêmement contagieuse, est généralement associée à l’insalubrité des lieux où l’on vit et touche d’ordinaire les sans-abris vivant dans des conditions d’hygiène déplorables.
Ce sont des cadres de la Garde Républicaine qui ont adressé une lettre anonyme à leur hiérarchie pour dénoncer, justement leurs conditions de vie comme l’insalubrité des locaux, où ils résident, au cœur même du palais présidentiel…
En fait, il semblerait que, à la vue du public comme des invités, c’est-à-dire côté cour d’honneur, la tenue des huissiers et des gardes républicains comme des lieux est impeccablement soignée. En revanche, côté coulisses, les lieux de vie s’avèreraient un tantinet moins reluisants. D’après le fameux courrier : «…les murs de plâtre tombent en lambeaux et les chaises pour les gardes ont été récupérées aux ordures de l’Elysée. La literie n’est quasiment jamais changée, et des gardes sont obligés d’investir, eux-mêmes dans des draps jetables…» Ainsi, chaque jour, 35 sous-officiers et officiers de la Gendarmerie risquent leur santé, en espérant ne pas ramener la maladie chez eux auprès de leurs familles… Dans certains postes, «les gendarmes dorment dans des lits-armoires qu’ils n’aèrent jamais» expliquent les auteurs de la lettre.
Ironisant même : «Imaginez si cela avait été des policiers». Pour une fois, la grande muette s’exprime et décrit son quotidien. Une surprise pour qui connaît l’engagement professionnel de ces hommes. Ces officiers et sous-officiers soumis, comme on le sait au devoir de réserve. Sauf qu’aujourd’hui, on se doit de se montrer scandalisé de voir que le minimum vital n’est pas donné aux gardes républicains qui sont en charge de ce palais. Mais aussi ailleurs, pour la même catégorie de personnel.

André Gérôme Gallego


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