Toulouse version luxe

A l’heure où Noël fait briller tous les carats de la ville, le luxe se réserve une belle part du gâteau. L’occasion pour votre hebdomadaire de décrypter le très haut-de-gamme à Toulouse : y-a-t-il un réel marché du luxe ? Résiste-t-il à la crise ? Qui sont ces privilégiés qui s’offrent ce qu’il y a de plus beau dans la cité rose ? Dossier d’Aurélie Renne et Karine Satragno

Déambuler rue Croix-Baragnon ou rue des arts en fait rêver plus d’un(e)… Sacs XXL flanqués des célèbres sceaux, papiers de soie et galons chamarrés restent pourtant le graal de la classe toulousaine la plus cossue. Mais qui sont ces heureux serial-shopper foulant les pavés de la ville rose ? « Il y a un véritable marché du luxe à Toulouse », confirme Patrice Jouneau gérant d’un magasin de chaussures rue des arts, « et s’il résiste mieux à la crise que les autres secteurs, la clientèle a un peu changé : avant nous avions des gens qui se faisaient plaisir tout en se privant sur autre chose, ceux-là on ne les voit plus. Mais ceux qui ont beaucoup d’argent n’ont pas bougé ! » Le constat est partagé avec ravissement par la plupart des enseignes très haut-de-gamme du quartier. Johnny Dunal, président de l’association des commerçants de la rue Croix-Baragnon et gérant d’une boutique de prêt-à-porter de luxe apporte quelques précisions : « notre clientèle, ce sont les habitants du quartier, assez bourgeois ou des gens de l’extérieur mais principalement des notables, avocats ou médecins. » Chez Pujol, à Jeanne d’Arc on accueille surtout des quadragénaires et quinquagénaires, « ceux qui ont eu le temps de réussir dans la vie, en majorité des cadres originaires de Toulouse. »

 

 

Le luxe ne connaît pas la crise

Et si la crise ne semble pas toucher le secteur du luxe, certains diraient même plus : « On voit moins de monde mais le ticket moyen augmente… je vous laisse en tirer des conclusions », ajoute Johnny Dunal. Philippe Pujol va encore plus loin : « Il n’y a pas de crise financière dans ce pays. C’est une crise de confiance car l’argent y est sans aucun problème ! » Dans l’hyper-centre le prêt-à-porter et la maroquinerie semblent attirer une clientèle de fidèles bien d’ici : « Nous avons très peu de touristes », déclare Johnny Dunal, « pour ça Paris nous fait de l’ombre, les étrangers vont directement à la source ! » Pour Philippe Pujol, le luxe évolue toutefois au rythme de sa clientèle : « les consommateurs étrangers débarquent en France pour se payer un certain luxe, à Paris bien sûr mais aussi à Toulouse : depuis une dizaine d’années, on reçoit beaucoup d’Asiatiques et de Russes, un effet collatéral du succès Airbus… » Côté palaces, on confirme ces dires. Ainsi au Palladia, Laure Dupuy chargée de communication décrit la clientèle de l’hôtel 4* comme : « très business et qui fait plutôt augmenter le CA… Notre positionnement séminaire est efficace, on profite d’un bel effet airbus, avec de nombreux clients liés à l’aéronautique. » Un hôtel indépendant qui s’agrandit actuellement afin de pouvoir accueillir encore plus de clients dans son bel écrin : « notre position d’hôtel indépendant, nous permet de personnaliser l’offre ou d’adapter le service, qui n’est pas standardisé. Les gens viennent chercher ça, ils veulent du sur-mesure et un personnel irréprochable.»

La haute-voltige du service

Un standing à atteindre dont sont pleinement conscientes les grandes enseignes toulousaines, chez Pujol : « Le luxe passe forcément par l’accueil et un suivi de clientèle optimal. Si cela se perd, le luxe doit, lui, conserver ces valeurs. » Johnny Dunal ajoute que les grandes boutiques font « sentir aux clients qu’ils sont exceptionnels -ce qui nous fait résister à Internet- s’il faut rester jusqu’à 21h pour qu’un client reparte avec un costume qui lui va parfaitement, on le fait. »

Une chose est sûre en tout cas, les afficionados du luxe sont fidèles : « on voit les même têtes à 80% », termine Johnny Dunal, qui tente toutefois de temporiser cette image luxueuse que récolte le quartier : « on ne se veut surtout pas intouchable ! On n’est pas Avenue Montaigne, on tente de rester dans un luxe accessible… » … Au rêve ?

 

A côté des grandes enseignes luxe installées depuis des années dans les rues de la cité toulousaine – Hermès, Vuitton, Lacroix, Kenzo, Lancel, Longchamp, Montblanc – concentrées du côté des quartiers Saint-Georges et Saint-Etienne, fleurissent çà et là depuis quelques années, de petits écrins toulousains qui proposent un luxe moins tapageur, plus « à l’ancienne », avec une touche de « fait maison » ou plutôt de « fait chez nous » qui sied bien à la mentalité toulousaine. Dans les concept stores de la ville rose, la sélection luxe est triée sur le volet et très souvent en série limitée…

1 Bijoutier

Dorise Joaillier anciennement Nuell, rue Croix-Baragnon, a été repris en 1995 par Edouard Dorise qui a travaillé successivement au sein des maisons Boucheron, Mauboussin, Rolex ou Jaeger-LeCoultre .

Des bijoux uniques et étincelants imaginés dans l’atelier et en exposition, des marques renommées comme Chanel, Dihn Van, Baume et Mercier, Fred…

 

Dorise Joaillier

41 rue Croix Baragnon 31000 Toulouse

dorisejoaillier.fr

 

2 Design :

A la place de l’ancien magasin de meubles Habitat, rue Paul Vidal, le concept store Trentotto est à la pointe du design et se renouvelle constamment pour équiper nos intérieurs : Vitra, Fatboy, Asa, Fermob, B&B Italia…

Le petit plus : Des ateliers le jeudi soir à 19h30 autour de la cuisine, des arts de la table, de la décoration d’intérieur, de l’architecture…

12 décembre : Mon beau sapin by Trentotto

19 décembre : Le foie gras dans tous ses états

 

Trentotto

14 rue Paul Vidal 31000 Toulouse

trentotto.fr

 

 

3 Décoration

Schmidt Décoration a toujours été très en vogue à Toulouse et les années passant ont conféré une dimension classique et éternelle à la boutique. 5e génération de Schmidt, férues d’art et de décoration, Laure et Anne Manver vous accueillent dans leur somptueux bazar où se mêlent dans une étrange et dissonante harmonie, des touches de moderne, de l’ethnique et de l’ancien revisité. Des tapis, des plaids, des meubles, des gravures, des horloges… Un savant mélange et un goût toujours très sûr !

 

Schmidt Décoration

40 rue de Metz 31000 Toulouse

schmidt-decoration.fr

 

4 Mode Homme

Pour ces messieurs, sis rue des Marchands depuis 2006,  Bec Fin est le temple du blazer italien simple et élégant. Le gérant, Cédric Bonnamy, parle de son désir de « reprendre l’esprit d’habilleur d’autrefois ». Sur rendez-vous, il reçoit ses clients privilégiés autour d’un whisky et fait de leur séance d’essayage, un véritable « art de vivre » dit-il avec passion. Une élégance imperceptible mais toujours remarquable. Un service presque sur-mesure…

 

Bec Fin

28 rue des Marchands 31000 Toulouse

bec-fin.com

 

5 Mode Femme

Pour ces dames, Violette, rue Saint-Antoine du T : l’antre miraculeuse pour trouver le sac de la saison dans la bonne couleur, la robe du soir qui jouera l’élégance sans le tralala ou la bottine qui va bien… Marc Jacobs, Vanessa Bruno, See by Chloé, Carven, Avril Gau… Des images de marque et un style qui plaisent aux élégantes toulousaines !

 

Violette

8 rue Saint Antoine du T 31000 Toulouse

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.