Le projet urbain sur les rails: quid de la LGV ?

N’en déplaise aux anti-LGV, le projet semble bel et bien sur les rails. C’est en tout cas l’ambition affichée par les partenaires de Toulouse Euro Sud Ouest qui ont lancé lundi 3 juin leur première campagne publique d’information et de participation. Une rencontre entre prudence et détermination.

Sur place, les partenaires du projet Toulouse Euro Sud Ouest sont plus motivés que jamais et prêts à tous les investissements pour que la ville rose se rapproche de Paris. Et pour preuve la campagne d’information publique lancée en même tant que le vernissage d’une exposition consacrée au futur quartier. L’occasion pour tous les acteurs de rappeler que le projet ne se résume pas à une plateforme multimodale mais également à un projet urbain global qui tend à faire du quartier Matabiau la condition sine qua non pour « faire entrer Toulouse dans le clan des grandes métropoles européennes» assure le préfet, Henri-Michel Comet. Exploiter la situation géographique idéale de la gare, en cœur de cité semble une évidence pour permettre à Toulouse de rattraper son retard en matière de transports : autour de la LGV, TER, voiture, métro, tram, bus mais aussi vélo et piétons devraient pouvoir cohabiter. Pour d’autres, le projet a aussi des vertus cachées, comme « l’éloignement de l’idée d’un nouvel aéroport », précise François Péraldi, vice président chargé des transports au Conseil Général.

La LGV : grand inconnue

Pourtant malgré le caractère officiel de la rencontre, chacun a pris ses précautions, affichant prudence et discernement, à l’image de Martin Malvy, président de région qui ajoute : « Nous attendons la prochaine échéance avec impatience, car il est évident que nous nous engageons à investir dans le tronçon Bordeaux-Tours si et seulement si, il symbolise à terme un axe unique Paris-Bordeaux-Toulouse. » Mêmes précautions affichées par le conseil Général, dont le représentant disait alors « qu’il se retirerait, si aucune réalisation Toulouse-Bordeaux n’était prévue. » En effet l’équation TESO compte encore quelques inconnues, car la Commission mobilité nationale doit d’ici quelques semaines prendre une décision finale concernant les grands projets de LGV. Par ailleurs, « Des médias se sont emparés d’une rumeur la semaine dernière», indique François Péraldi, faisant référence à l’information d’RTL affirmant que le projet de tronçon Toulouse-Bordeaux pourrait être abandonné. La radio aurait eu connaissance de cette décision un mois avant la publication du rapport qui doit exposer le tri effectué dans les projets inscrits dans le SNIT (Schéma national des infrastructures de transports à bâtir d’ici 2030). Une rumeur qui a rapidement fait des émules, à l’heure où les caisses de l’Etat sont au plus bas. Pourtant le ministère aurait démenti l’information, expliquant que le rapport n’était pas encore écrit. Mais à Toulouse les négociations foncières n’attendent pas, car « si l’arrivée de la LGV était retardée – je n’imagine même pas une remise en cause -, répète le maire Pierre Cohen, « le projet urbain serait tout de même réalisé. » Si moyens et ambitions semblent bien campés sur le sol toulousain, côté rails, tout reste encore à construire.

Exposition Toulouse Euro Sud Ouest jusqu’au 4 octobre sur plusieurs sites : la Gare Matabiau, la Fabrique, les mairies annexe des Minimes et de Bonnefoy, la maison de la citoyenneté de la Roseraie.

www.toulouse-eurosudouest.eu

 Aurélie Renne

 

-Coût total du projet : 4 millions d’euros

-Surface concernée : 400 ha

 

Les grandes étapes du projet :

-2013-2014 Fin des études techniques

-2015-2018 Lancement des premiers travaux 

-2018-2020 Poursuite des travaux

-2020-2025 Mise en service de la ligne à Grande Vitesse Paris-Bordeaux-Toulouse

-2035 Achèvement du projet Toulouse Euro sud ouest



UN COMMENTAIRE SUR Le projet urbain sur les rails: quid de la LGV ?

  1. jean-paul damaggio dit :

    Que Euro Sud Transport fasse la promotion de la LGV c’est naturel, les géants du BTP sont au commande de l’association en collusion avec les élus. Qu’ils dépensent des millions en pub c’est naturel car leurs projets n’ont aucunement l’adhésion des populations. Mais parler des anti-LGV et oubliant de dire qu’en fait ils proposent une alternative qui va être retenue par la commission 21 c’est tout aussi natutrel. A désinformer, il faut le faire sur toute la ligne… et à grande vitesse car le 14 juin un premier verdict va tomber. Et il faudra tout faire pour le gouvernement le respecte.
    jean-paul damaggio

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.