Interview décalée / Greg Lamazères

Journaliste, animateur radio mais aussi musicien et écrivain, voire dessinateur à ses heures, Greg Lamazères est un touche-à-tout qui semble affûter les mots comme il fait chanter les notes. La culture prend une grande place dans sa vie, preuve est faite lors des émissions qu’il présente sur TLT depuis plusieurs années. Mais l’homme ne se prend pas toujours au sérieux…

 

La pire soirée que vous ayez connue ?

Peut-être la très grande solitude sur scène, en 96 au Palais des Sports. Invité par Dutronc à mener au beau milieu de son concert, sur une chaise d’école, une interview pipée sous les huées de 9 000 personnes impatientes – bien fait pour moi !

 

Un souvenir de ce que vous avez acheté après avoir touché votre premier salaire ?

Une nuit de motel dans la banlieue de Las Vegas.

 

La situation la plus délicate que vous ayez connue ?

Un concert solo d’harmonica que je donnais moi-même, dans une église des Pyrénées-Orientales, devant le public médusé d’un festival de musique classique !

 

Votre principale phobie ?

L’autorité mal placée, incompétente et vaine. Ou les conflits, ce qui peut revenir au même.

 

Le plat que vous détestez ?

La quiche au poireau, bon sang !

 

Une recette de cuisine à nous conseiller ?

Purée-saucisse façon Keith Richards à découvrir dans l’autobiographie du guitariste des Rolling Stones.

 

Votre destination de vacances préférée ?

Le lac de Saint-Ferréol avec un roman d’Heinrich Böll.

 

Votre endroit préféré à Toulouse…

Avant, je répondais toujours la FNAC mais ce n’est plus possible… Le théâtre Sorano, j’adorais aussi, mais sous le règne de Carette… Il me reste la loge 2 du théâtre du Capitole quand je vais m’y poster pour filmer les répétitions générales des opéras de Britten ou Puccini.

 

Ce que vous ne supportez pas chez les autres ?

La mastication.

 

L’animal qui vous fait peur ?

Le serpent bien sûr, mais comme disait W.C. Fields : « rien n’est plus efficace contre les morsures de serpent qu’une gorgée de Bourbon »… et j’ai toujours sur moi une petite bouteille de Jim Beam ainsi qu’un petit serpent.

 

Un souvenir de vacances ?

J’avais 19 ans et n’arrivais pas à me mettre tout nu dans un camp naturiste. C’était au centre héliomarin de Montalivet où j’avais été invité par mon amie de l’époque ; les gens faisaient du vélo, du tennis et leurs courses sans culotte. Je retenais la mienne en suant à grosses gouttes, hagard.

 

Un concert qui a marqué votre vie ?

Buddy Guy & Junior Wells au Hall Comminges de Colomiers en 1979 (et Bruce Springsteen au stade Richter de Montpellier en 1984).

 

Quel est votre plus grand regret ?

Ne pas être Greg (dessinateur et scénariste de BD: Achille talon).

 

Une remarque désobligeante que l’on vous a faite récemment ?

On m’a traité de désinvolte – mais c’est peut-être vrai, après tout; en tout cas, un moyen de survie. Surtout, quand on est jugé ainsi, ne pas répondre car, comme l’a dit Audiard : « ça les instruit ».

 

Vous souvenez-vous d’un (gros) mensonge d’adolescence ?

J’ai passé un bac scientifique et l’ai eu avec mention…

 

Votre film référence ?

The Nutty Professor de, et avec Jerry Lewis.

 

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire?

Je réunirais mes trois enfants et les ferais baptiser par Monseigneur le Gall. Après quoi, je leur dirais comme les druides gaulois : la mort est le milieu d’une longue vie. Enfin, je partagerais avec eux et ma chérie une énorme côte de bœuf au feu de bois et des frites croustillantes en écoutant Born to Run de Bruce Springsteen.

 

Propos recueillis par Séverine Sarrat



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