Assurance Maladie de la Haute-Garonne: Près de deux millions d’euros de fraude en 2012

Selon le bilan 2012 de l’Assurance Maladie de la Haute-Garonne, le montant de la fraude en matière de santé s’élève à 1,7 million d’euros dans le département. Un chiffre stable comparé à 2011.

 

Les spécialistes l’appellent «la coquille vide». Cette «nouvelle» forme de fraude frappe le département de la Haute-Garonne, comme l’ont indiqué lors d’un point presse les représentants locaux de l’Assurance Maladie : «Il s’agit d’entreprises fictives créées dans le cadre d’une fraude en bande organisée impliquant de faux employeurs et de faux salariés. Peu après la pseudo embauche, ils demandent à percevoir des indemnités journalières pour un accident de travail ou un arrêt maladie sur la base de faux documents : bulletin de salaire, attestation d’emploi, déclaration d’accident de travail» signale Véronique Fréchin, responsable du département contrôle qualité à la CPAM 31. En 2012, l’organisme de santé a évalué à près de 600 000 euros le préjudice subi de la part d’employeurs et d’assurés. Mais la fraude met aussi en cause des professionnels de santé pour plus d’un million d’euros. Soit un total de 1.7 million d’euros. Un montant «faible, sur plus de 3 milliards d’euros de prestations versés annuellement par l’Assurance Maladie de la Haute-Garonne » relativise Isabelle Dumond, Sous-Directrice (Direction des Relations avec les Professionnels de santé à la CPAM31), «mais inacceptable car ce sont autant de sommes qui échappent aux soins de nos concitoyens.» Afin de tenter d’enrayer le phénomène, l’Assurance Maladie qui étudie par exemple la possibilité de dématérialiser les ordonnances médicales pour éviter leur falsification, a engagé un certain nombre d’actions l’année dernière. Elles ont donné lieu à 43 pénalités financières ainsi qu’à neuf procédures pénales. Comme ce médecin qui a écopé de trois mois de prison avec sursis. «Nous avons su nouer des relations serrées avec nos partenaires, services de l’Etat et organismes de protection sociale, qui permettent des investigations de plus en plus efficaces» assure Véronique Frechin. Un jeu du chat et de la souris cependant, tant les fraudeurs eux aussi, rivalisent d’ingéniosité.

 

Claire Manaud



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