Artiste; Tous love d’Anaïs !

Révélée il y a deux ans avec son tube “Mon cœur mon amour” et sa tournée intitulée le “Cheap Show”, la pétillante Anaïs revient avec “The love album”, toujours aussi piquante mais encore plus musicale. Rencontre avec l’artiste avant sa venue sur Toulouse pour un concert à la Grande Halle de L’Union.

 
Anaïs, que s’est-il passé pour vous depuis l’énorme succès du “Cheap show” ?
Je suis une star internationale, je suis aussi sollicitée qu’au Festival de Cannes ! (rires) Plus sérieusement, je me suis un peu dispersée après le “Cheap Show” pour travailler sur les projets des autres car être une artiste, c’est au final très nombriliste. J’ai commencé une comédie musicale en anglais, j’ai écrit pour Karin Viard qui joue dans le “Bal des actrices” et j’ai fait une apparition dans un téléfilm.

La notoriété soudaine vous a-t-elle changée ?
J’ai eu une période d’adaptation car je n’avais pas capté ce qu’impliquaient la notoriété et le fait d’être reconnue dans la rue. De plus, il y a toujours un engouement énorme pour tout ce qui est nouveau en général. J’ai eu des moments difficiles au début quand les gens m’abordaient dans la rue car ils n’étaient pas toujours très sympas. Aujourd’hui, tout se passe bien.

Votre nouvel album est beaucoup plus musical que le précédent. En aviez-vous marre d’être considérée comme une chanteuse rigolote ?
C’est une expression qui plaît beaucoup aux médias ! Je n’ai pas voulu casser cette image mais mon premier album était un live, ce qui est assez rare pour une artiste. J’ai donc écrit mon second disque pour un enregistrement studio. Disons que j’ai fait les choses à l’envers. “The love album” est moins dans l’humour théâtral, il est plus posé, plus subtil. Je l’ai écrit sans me poser de question sur le jeu scénique.

 

« Titiller les gens »

Toutes les chansons de ce disque traitent de près ou de loin de l’amour…
Je ne me suis pas dit dès le départ que je devais faire un album sur l’amour mais c’est venu naturellement en voyant le nombre de chansons sur ce thème. J’en parlais déjà dans le “Cheap Show” mais de façon plus délirante. Dans tous les cas, quand on commence à penser à des textes de chansons, l’amour sous toutes ses formes est une inspiration.

Quelle est la part de vécu dans ces textes ?
Il y a toujours une part de vécu mais les gens ont tendance à tout mélanger et à penser que je ne sors qu’avec des blacks (“Elle sort qu’avec des Blacks”) ou que j’ai une amie infirmière qui s’appelle Christina (“Christina”) ! Il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre.

Comme pour votre chanson “Elle me plaît” où vous évoquez l’attirance d’une fille pour une autre ?

Tout à fait. Je voulais titiller les gens sur le thème de l’homosexualité en leur disant que ça peut arriver à tout le monde. Et puis, je trouvais qu’aucune belle chanson sur un thème simple n’avait été écrite.

 

« Très organique et sensuel »

Votre album est aussi très sensuel…

Je voulais aller au bout des choses, au bout de l’attirance physique. Que le public se retrouve dans le trouble de certaines chansons. Je décris des moments, des instants, des émotions… C’est très organique et sensuel. Comme dans les chansons de Shakira, une artiste que j’adore et cela devrait en surprendre plus d’un !

Vous vous êtes entourée d’un producteur de hip-hop américain Dan the Automator. Comment s’est décidée cette collaboration surprenante ?

C’était mon premier choix et ma maison de disques a dit oui tout de suite. J’étais fan de son travail avec Gorillaz et Love Edge. C’est un grand monsieur du hip-hop qui a su garder mon côté organique et naturel. Il n’a rien déshumanisé.

Vous évoquiez votre apparition dans un téléfilm et votre collaboration pour la BO du “Bal des actrices”. Le cinéma vous tente-t-il ?
Le cinéma et la musique sont deux choses très différentes mais j’adorerais faire l’actrice. Je veux entrer dans cet univers tout doucement et me consacrer pour l’instant à la musique.

Après ce «Love album», Anaïs a-t-elle trouvé l’amour ?

Je me tâte encore ! J’en ai un dans un tiroir mais je ne sais pas si je vais le laisser sortir !

Propos recueillis par Sophie Orus


Anaïs en concert le 26 mars à 20h30
A la Grande Halle de L’Union


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