Août: L’heure du constat

Le mois d’août a été moins festif que celui de juillet. Il a été bercé d’un côté par les plans sociaux et de l’autre par le bilan des soldes !

 

Pas de vacances pour les plans sociaux

La ville rose n’a pas été épargnée par la crise. Les plans sociaux se sont additionnés : Virgin, Freescale, La Pyrénéenne et Sanofi. En janvier 2012, la direction avait annoncé la liquidation pour raisons économiques du magasin Virgin Megastore. Il a fermé définitivement ses portes le 31 juillet, jour de l’échéance de son bail. Trente-trois salariés, entre 25 et 50 ans, ont été concernés. La majorité d’entre eux est partie en congés de reclassement, quand d’autres devaient être embauchés ailleurs, notamment par l’enseigne Zara qui prend la relève.

Le 17 juillet dernier, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de « La Pyrénéenne », une entreprise BTP de plus de 80 salariés, suite à un conflit non résolu entre l’entreprise et la SNCF à propos du chantier de la ligne TER entre Toulouse et Saint-Sulpice. Le projet évalué à 10.3 millions d’euros a connu une augmentation de 3 millions d’euros. Une addition « salée » que ni la SNCF, ni RFF (Réseaux Ferré de France) n’a souhaité honorer. Le 10 août, c’est au tour de l’usine Freescale de fermer ses portes. Quant à Sanofi, ses salariés ont multiplié les actions pour manifester leur colère dont le fameux Haka place du Capitole. Sur une décision stratégique de son conseil d’administration l’entreprise envisage depuis le 5 juillet dernier, la suppression de milliers d’emplois dont 500 pourraient concerner le site toulousain.

 

 

Les soldes d’été baissent le rideau

 

Crise économique, arrivée du village de marques de Nailloux, travaux en centre-ville… Les commerçants toulousains dressent un bilan mitigé de leur activité en cet été 2012. «Aujourd’hui, nous n’avons vu personne. Et jusqu’au 15 août, cela va sans doute être très dur… Les clients souhaitent négocier de plus en plus le prix.» confie ces deux vendeuses du magasin Georges pour qui le constat est sans appel : Leurs clients subissent de plus en plus les effets de la crise. D’autres en revanche, semblent mieux résister au contexte économique actuel : «On est mieux que l’année dernière car notre marque est en plein essor. On n’a franchement pas ressenti la crise», explique Christophe, responsable chez Superdry. Même type de réactions chez “Modi’in” : «Nous pensions que la situation serait beaucoup plus difficile au vu du contexte. » explique Céline, « Ca s’est finalement bien passé et on s’estime heureux. » Il n’empêche : l’avenir reste incertain, surtout pour les boutiques qui ne sont pas franchisées.

 

 

 

Elsa Nardari

 



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