Andromède passe son concours

Des bâtiments épurés, des espaces verts à perte de vue et des grues. Les travaux de l’écoquartier « Andromède » à Blagnac sont loin d’être terminés, mais la vie bat son plein. Un projet ambitieux qui a charmé le jury des Victoires du Paysage 2012, un concours qui récompense les meilleurs aménagements paysagers de France.  Lundi dernier, deux jurés se sont rendus sur place pour visiter l’écoquartier.

 

En Midi-Pyrénées, ils sont seulement trois à avoir été sélectionnés. Trois sites sur lesquels un jury se déplace, questionne les acteurs de l’aménagement visité et évalue les structures et les ambitions du projet. Parmi eux, le projet Andromède, à cheval sur les communes de Blagnac et de Beauzelle, qui s’achèvera en 2020. Avec ses 70 hectares d’espaces verts qui intègrent des espaces sportifs et des lieux de détente, l’écoquartier a toutes ses chances au concours. « L’objectif d’Andromède s’inscrit dans un système de développement durable. A terme, nous voulons que les habitants s’approprient les espaces à leur disposition, explique Maxime Thomas, architecte-paysagiste en charge du projet. C’est pourquoi les parcs créés sont à la fois multigénérationnels et multiusages, pour que tout le monde y trouve son compte ».

La problématique de l’eau

Cinq cours de verdure sont réparties sur les 210 hectares de l’écoquartier. Lors du premier coup de pioche en novembre 2005, les acteurs du projet se sont heurtés à des difficultés géographiques : une surface quasi-plate, un sol argileux … D’où la création de zones de stockage de l’eau intégrées au paysage. Une proposition qui a séduit le jury, venu vérifier notamment la pertinence de la gestion des eaux.

La question de l’arrosage des espaces verts est aussi abordée lors de la visite. L’un des jurés, Max Martin, insiste sur ce point. « La maintenance des espaces verts nécessite de gros besoins en eau. Mais cela n’a pas de sens si on demande aux gens de réduire leur consommation, alors qu’on utilise massivement de l’eau pour irriguer les jardins ». A Andromède, un système de goutte à goutte a été mis en place le long  de lisières pour éviter toute évaporation, et l’eau utilisée provient intégralement de la Garonne.

Aménagement et conception

A l’issue de la construction, 4000 logements seront disponibles dans l’écoquartier, dont 25% de logements sociaux pour favoriser la mixité sociale. D’ici 2020, l’espace public n’a pas vocation à rester figé.  « Il n’existe aucune contrainte pour chaque îlot, qu’il s’agisse d’espace individuel ou collectif, souligne Maxime Thomas. L’espace est totalement adaptable au gré des demandes des habitants ».

Et pour créer du lien, il faut faciliter et encourager les déplacements de proximité. Ainsi, 15 km de pistes cyclables ont été créés, des abris à vélo ont été construits, et 3 arrêts de tramway desservent l’écoquartier. Une gendarmerie, une maison de retraite, une école ou encore une annexe de la mairie sont aussi envisagées par Oppidea, l’aménageur. Des atouts essentiels qui pourront jouer en faveur d’Andromède lors des délibérations du concours Victoires du Paysage 2012, le 4 octobre prochain. La décision finale sera rendue en fin d’année.

Ariane Riou

Le quartier en chiffres

210 hectares dont 70 hectares d’espaces verts
7000 arbres de haute tige
4 000 logements
200 000m² de bureaux
11 000m² de commerces et services
15 km de pistes cyclables
15 minutes en voiture du centre ville de Toulouse


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.