Amandine Bourgeois : «Je me détache de l’étiquette Nouvelle Star»

Après trois ans d’absence, Amandine Bourgeois est revenue cet été en première partie de Thomas Dutronc et de Johnny Halliday. Son deuxième album «Sans amour mon amour» est dans les bacs depuis mars dernier. La gagnante 2008 de la Nouvelle Star sera au Casino Théâtre Barrière le 24 octobre. Rencontre avec cette artiste qui a débuté sa carrière à Toulouse.

 

«Sans amour mon amour» est le titre de votre 2e album. C’est aussi la première chanson qui en a été extraite. Pourquoi ce choix ?

C’est celui de la maison de disques. En fait, elle parle d’une rupture un peu de manière «rigolote». Etant célibataire, j’ai pu ressentir des manques d’amour à certains moments de ma vie. Il y a plein de messages…

 

Comment voyez-vous votre évolution musicale entre le premier et le deuxième album ?

Dans le premier album il y avait pas mal de choses que je ne maîtrisais pas. Du coup, quand arrive le deuxième album, vous avez l’expérience du premier. Ça aide à aller plus vite et à comprendre le «vocabulaire musical» : ce que veut dire un mix, un mastering*… L’expérience vous permet d’être plus affirmée, d’assumer davantage de choses. Il y a plus de confiance en soi. C’est comme lorsqu’on embrasse un garçon pour la première fois : on a un peu peur, on ne sait pas faire, on ne sait pas comment s’y prendre. La deuxième fois par contre,  on a davantage confiance en soi.

 

Comment définiriez-vous ce disque ?

C’est un album soul-rock. Avec toutes les influences que j’affectionne telles que la soul des sixties et le rock des seventies. C’est un album à voix influencé par des gens comme Aretha Franklin ou les Rolling Stones. Toutes ces musiques avec lesquelles j’ai grandi.

 

 

Du vécu

 

Vous êtes auteur-compositeur et sur cet album d’autres compositeurs vous accompagnent…

Moi, auteur-compositeur ? Oui, enfin, vite fait ! (Rires) Dans cet album, on a monté une équipe avec Boris Bergman, une grande plume, un auteur que j’admire beaucoup. Il a écrit pour Alain Baschung entre autres. Il y a aussi Arnaud Garoux qui a écrit pour Jacques et Thomas Dutronc, et Bertrand Papy, un des musiciens de Thomas Dutronc qui a composé des chansons. Mon musicien Guillaume Soulan a également composé une bonne partie des mélodies de cet album. Le groupe Tryo a lui aussi écrit une chanson ainsi que Thibaut Truchet qui a composé pour Keny Arkana.

 

Vos chansons sont basées sur le thème de l’amour ?

Oui elles parlent beaucoup d’amour. C’était le sujet du moment qui me «tarabustait».

 

Est-ce du vécu ?

Oui, mais pas pour toutes. Certaines chansons sont un peu romancées comme «Le temps est à la pluie». J’y raconte l’histoire d’une femme un peu «folle» qui tue son amant. Donc vous imaginez bien que ce n’est pas du vécu ! (Rires). Sinon, pour la plupart je suis allée puiser dans mes émotions, dans ce que j’ai pu vivre, dans les peines de cœur que j’ai pu avoir…

 

«Je me détache de l’étiquette Nouvelle Star»

 

 

Vous êtes en collaboration avec Murray James sur la chanson «incognito». Comment est-elle née ?

La première fois que j’ai entendu la voix de Murray James, j’ai cru que c’était celle d’une femme. Je pensais que c’était une voix du style «black américaine», et quand je l’ai vu, je n’en revenais pas. Il est blond aux yeux bleus, tout maigre… On dirait un petit ange. Je ne pensais pas qu’une telle voix pouvait sortir de ce petit corps. Nous nous sommes bien entendus, le feeling est de suite passé. Nous avons pris beaucoup de plaisir à enregistrer ce titre.

 

Justement dans ce clip vous vous mettez à nue…

Oui, c’est d’ailleurs un très beau clip-vidéo, très esthétique et si je m’y mets à nue, c’est pour dire : «Bon maintenant je suis là, je n’ai plus peur de montrer qui je suis vraiment, je me détache de l’étiquette Nouvelle Star. J’essaye de m’affirmer. Mais il y a aussi une métaphore dans ce clip par rapport aux médias. Le fait d’être en quelque sorte «attaché» à la presse. Si la presse ne parle plus de nous, on n’existe plus. Nous, les artistes, ne sommes pas aussi libres que nous prétendons l’être.

 

«J’ai hâte de venir à Toulouse !»

 

Vous êtes bientôt de passage à Toulouse. Comment appréhendez-vous cette date ?

J’ai hâte de venir à Toulouse ! Il y a les gens que j’aime, ma famille, mes amis… En même temps, cette date va être une grande source de trac. Jouer devant les gens que l’on connaît, c’est deux fois plus impressionnant ! Il va y avoir de l’émotion, de la joie !

 

Que doit-on attendre de vous sur scène ?

Sur scène, j’aime l’énergie à la Tina Turner, un peu féline ! J’ai envie d’embarquer tout le monde. Pour moi, la scène est un terrain de jeu ! C’est l’endroit où je suis à l’aise, où j’aime être.

 

Un mot pour vos fans toulousains ?

J’ai hâte de les retrouver de voir leurs «bouilles», de partager ce moment avec eux. Je pense que ça va être, en tout cas pour moi, un moment très important dans la tournée. Toulouse c’est ma ville, c’est là que j’ai passé mon premier casting, c’est là que je suis née artistiquement.

 

Quels sont vos futurs projets ?

Je vais attaquer la création de mon troisième disque. J’ai des petites idées mais je préfère attendre avant d’en dire davantage !

 

Propos recueillis par Elsa Nardari

 

* Processus consistant à transférer un ou un ensemble d’enregistrements sur un média, lequel servira à la production en série ou à la diffusion.

 

 

Repères :

2008 : Gagnante de la Nouvelle Star

Juin 2009 : Sortie de son premier album «20m²»

Mars 2012 : Sortie de son deuxième album «Sans amour mon amour»

 

 

 



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