Alain Chatillon veut valoriser le Canal du Midi

«Je veux vous faire partager mon ambition pour le Canal du Midi».

Tel est le message que souhaitait faire passer le sénateur-maire de Revel à la presse le 21 juin dernier à l’occasion de la présentation de son rapport «Le renouveau du Canal du Midi», remis il y a trois mois à François Fillon, ancien Premier Ministre. Malgré le changement de gouvernement et de majorité, Alain Chatillon veut continuer à défendre ses conclusions : «Je souhaite faire partager ma vision sans esprit partisan, en amoureux du Canal. Les décideurs verront ce qu’ils retiennent.» Afin de coordonner l’ensemble des actions liées à la réhabilitation de ce site naturel classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ledit rapport propose la création d’un GIP (groupement d’intérêt public) afin de remplacer les VNF (voies navigables de France). Mais la partie la plus complexe va rester, surtout en cette période de crise, le coût puis le financement de cette valorisation de «l’eau verte du Canal du Midi» chère à Claude Nougaro. La priorité du projet est d’abattre 4000 arbres par an, pour faire face au chancre coloré*. Une opération estimée à environ 200 millions d’euros sur 10 ou 15 ans, pour laquelle le sénateur radical propose que les agences de l’eau participent au budget en soutien de l’Etat, des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon mais également des communes. Le chef d’entreprise qu’est Alain Chatillon (Gerblé puis Nutrition et Santé c’est lui) n’en oublie pas pour autant le mécénat : «Les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans ce projet. Elles doivent aussi nous aider à créer une image autour du Canal.» Car l’enjeu est également là, dans l’approche marketing de l’image véhiculée par le Canal en France et dans le monde : «Au Japon on connaît de la France la Tour Eiffel, la gastronomie et la Provence. Demain il faudra que le Canal du Midi s’ajoute à cette liste. Il doit devenir l’image de notre Sud-Ouest.» Alain Chatillon rêvait de remettre son rapport à la nouvelle ministre de l’écologie Nicole Bricq, mais le gouvernement Ayrault 2 est passé par là et l’interlocuteur a déjà changé. Aujourd’hui le portefeuille en question est entre les mains de Delphine Batho… Un nom peut-être prédestiné pour soutenir notre Canal ? L’avenir nous le dira. Une chose est certaine, Alain Chatillon tient le gouvernail de sa péniche et imagine le futur en grand : «Nouvelle ambition, nouveau projet et nouveau concept.»

Thomas Simonian

*Maladie de l’arbre provoqué par des champignons



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