Airbus : Le syndicat CFTC…; La Vie à défendre…

…Le slogan qui anime la CFTC depuis son origine… ou plus exactement le statut à défendre pour le triumvirat qui depuis des années agit à la tête de la CFTC Airbus ? C’est en tout cas, chez le consortium aéronautique, l’impression laissée par ce mouvement syndical, depuis quelques mois. Il est vrai que ce triumvirat a, à sa tête, son petit Napoléon qui est en permanence bien loin des idéaux et des valeurs qui ont fait de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) un syndicat à part et pas seulement parce qu’il se référait à la morale sociale chrétienne…

 
Oubliant de fait, les références de valeurs comme de comportement qu’il serait censé représenter. Alors peut-être serait-il bon, de rappeler à l’intéressé un peu d’histoire, du mouvement syndical français…

La CFTC, l’exemple à suivre…

Créé en 1919, ce n’est pas un hasard si dès 1966 et malgré les embûches dressées ici et là par la concurrence, particulièrement de la CGT, la Confédération est reconnue “représentative” par un décret interministériel et au même titre que les plus huppées des organisations syndicales françaises… Une représentativité qui lui a permis de participer à l’ensemble des négociations nationales interprofessionnelles et surtout d’être représentée dans les organismes paritaires. C’est bien connu, la CFTC a toujours favorisé la négociation, la discussion voire la médiation avant toute action plus revendicative. Comme de logique elle se déclare «syndicat de construction sociale», car pour elle, comme pour ses adhérents, la vie sociale ne se limite pas qu’au travail. C’est même cette valeur supérieure qui est à la base de nombreux combats sociaux, comme de la mise en place des allocations familiales voire jusqu’à la défense du repos dominical. Une journée à part, diront nos pères, car elle est commune à la plupart des citoyens pour concevoir la vie de famille, les loisirs, le sport, l’engagement bénévole. En ce moment on a tendance à l’oublier… Non, pour la CFTC, la société ne doit pas, ne peut pas se limiter à de la figuration. Oui, elle a la vie de ses adhérents, mais pas seulement, à défendre. Par ses combats, la CFTC veut remettre l’Homme au cœur de nos préoccupations, au centre de sa vie, lui rappeler son rôle indispensable d’acteur dans la société, pour garantir et défendre ses choix, sa liberté d’expression, son mieux vivre, son avenir.  
La CFTC s’affirme à juste titre comme indépendante de tout parti et de toute organisation. Alors aujourd’hui on a l’impression qu’à Airbus, la CFTC a rompu avec ses valeurs, ses règles, qu’elle n’est plus la référence à des valeurs comme la doctrine sociale chrétienne qui prône la solidarité, la fraternité et la justice sociale…
Il est temps que le triumvirat change ses méthodes ou passe la main car sinon au prochain rendez-vous syndical, avec la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail, la CFTC n’est pas à l’abri de perdre à Airbus sa représentativité. Jacques Voisin son président national, réélu en 2008, a semble-t-il toutes les cartes en main pour décider du futur. Il pourrait être à Toulouse ces prochaines semaines.
Affaire à suivre

André G. Gallego

 

Le syndicalisme chrétien est né
le 13 septembre 1887, avec la création
du Syndicat des employés du commerce et de l’industrie. Les dirigeants de ce groupement furent à l’initiative
de la fondation de la CFTC les 1er et 2 novembre 1919, regroupant 321 syndicats
et se réclamant de l’encyclique Rerum Novarum. 


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