Affaire Viguier; Le procès s’est ouvert lundi

Jacques Viguier, 51 ans, comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de la Haute-Garonne. Ce professeur de droit est accusé d’avoir tué sa femme, Suzanne, 38 ans, disparue depuis février 2000.

 
Une affaire bien mystérieuse puisque jamais le corps de Suzanne Viguier n’a été retrouvé ; seules de petites tâ-ches de sang et de petits objets personnels lui appartenant (sac à main, clefs et lentilles de vue) l’ont été au domicile du couple en instance de divorce. Autres faits troublants : Jacques Viguier a tardé à signaler la disparition de sa femme, et s’est débarrassé du matelas sur lequel cette dernière dormait. Sur ce dernier point, le professeur, que sa femme accusait elle-même d’adultère, explique qu’il voulait «mettre hors de sa vue le symbole de l’infidélité de son épouse».
Maître Georges Catala pour la Défense, a confié à l’ouverture que ce procès était à ses yeux, «l’unique moyen d’innocenter définitivement» son client et qu’il lui permettra aussi de «retrouver ensuite et à jamais une vie normale, après tant d’années de terribles suspicions».

 

Pour Maître Guy Debuisson, avocat des proches de Suzanne Viguier, «il est grand temps que l’homme qui va s’asseoir sur le banc des accusés fasse enfin front à ses juges. De cette confrontation naîtra la vérité, malgré les multiples tentatives de Jacques Viguier, étrangement, de ne jamais faire face à la justice tout en clamant son innocence».
Père de trois enfants, Jacques Viguier qui a toujours clamé son innocence, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu le 30 avril.

Claire Manaud


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