Affaire Dominique Tuot; La victime attend après les experts

Devenu paraplégique suite à un accident d’hélicoptère dans le cadre de son travail, Dominique Tuot demande réparation mais se heurte aux longueurs de la justice et des experts mandatés.

 
«On est en train de nous prendre pour des cons !» Il s’attendait à la procédure d’appel mais certainement pas à tant d’incertitudes sur le jugement définitif de son affaire. En effet, Dominique Tuot attend toujours que justice lui soit rendu suite au drame qui l’a frappé le 4 août 2005. Salarié d’une société de déménagement, il est victime d’un accident d’hélicoptère dans le cadre d’une mission, alors que le pilote mandaté a loué pour l’occasion un appareil qu’il ne maîtrise pas. Il en ressortira paraplégique. Depuis, le tribunal correctionnel de Pau a condamné le pilote à un an d’emprisonnement avec sursis et à 70 000 euros d’amende le 24 mai 2007. Mais ce dernier fait appel et le tribunal ordonne en mai 2008 une expertise médicale de la victime et une autre technique de l’hélicoptère. Depuis, c’est le silence radio…
Dominique Tuot a dû depuis quatre ans adapter son rythme de vie à son handicap et surtout aménager sa maison, son jardin et sa voiture… : «Nous atteignons facilement les 50 000 euros d’investissement», confie son épouse Edwige Tuot. Et le couple a été obligé de piocher dans ses économies et de vendre certains biens pour assurer le quotidien car rien ne leur est pour l’instant remboursé.

 

Prêt à se déplacer à la télévision

Dominique Tuot a décidé d’écrire une lettre au président du tribunal de Pau afin «d’accélérer les choses». «J’ai fait mon expertise médicale mais celle de l’hélicoptère tarde toujours alors que la date buttoir des conclusions à rendre était fixée au 1er décembre 2008 !» Du coup, toute la procédure est remise en question : «Le jugement définitif était attendu pour le 5 février 2009 mais il sera certainement repoussé à septembre, octobre, novembre voire en 2010.»
En attendant, Dominique Tuot désespère d’être un jour reconnu en tant que victime : «Je touche une rente donc je n’ai pas à me plaindre mais je voudrais que le pilote soit sanctionné et paie mes préjudices.» Pour cela, il a décidé de faire appel aux médias et pourrait même solliciter à nouveau les anciens collaborateurs de Julien Courbet afin de participer à «Sans aucun doute» sur TF1. «Je ne baisserai pas les bras et s’il faut que je me déplace en fauteuil à la télévision, je le ferai !».

Sophie Orus


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