A l’ombre d’un grand Saule

De son vrai nom Baptiste Lalieu, Saule propose un deuxième album «Western» sorti le 23 février dernier. Fort du succès du premier opus, l’artiste fait la première partie de la tournée de Bénabar. Une sensibilité transperçant chaque morceau, et une musique en perpétuelle évolution. Rencontre avec un artiste qui sera en concert au Zénith le 4 mars prochain.

 
Saule, c’est avant tout un pseudonyme. Pourquoi ce choix ?
Il vient de ma toute première chanson. Elle s’appelait Saule. Je ne voyais pas mon premier album avec un nom et un prénom. Cette première chanson collait à mon univers, elle me correspondait et j’aimais cette idée de pseudonyme.

Saule, comment est née cette passion pour la musique ?
J’y baigne depuis que je suis tout petit. Je suis issu d’une famille d’origine italienne, et je me souviens des après-midis où on sortait une table dehors, certains prenaient la guitare, d’autres comme moi les accompagnaient au chant. Au départ, je me destinais plus à des études théâtrales, mais la musique a fini par me rattraper.

Votre père est fan de Frank Zappa et de Led Zeppelin, votre mère de Barbara et Gainsbourg. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans ce mélange ?
Quand on est petit, on est une éponge et tout ce qu’on emmagasine finit toujours par ressortir. Je dirais que je suis un savant mélange des deux ! (rires). J’ai assemblé ce que je connaissais avec d’autres styles que j’ai découverts au fil des années.

Justement, quels sont les autres styles de musique qui vous influencent ?
A vrai dire, c’est très varié. Il y a de l’électro, du hip-hop, mais aussi du funk. Je suis très ouvert musicalement. Parfois je me penche même dans la musique du monde, la musique africaine… Je ne me limite pas, et tout finit par se retrouver, se mélanger, parfois malgré moi, dans ma musique.

Comment est né ce deuxième album ?

A la fin de mon premier album, ma maison de disques de l’époque m’a conseillé de continuer à écrire, de profiter de ne pas avoir encore de pression. Donc quand est venue l’heure du deuxième album, j’avais écrit une soixantaine de titres ! (rires). Le plus dur fut de choisir les 15 chansons du disque.

Le coup de cœur de Bénabar

A ce propos, une des chansons de cet album s’appelle “Sidonie”. Elle a une histoire particulière…
En fait, sur mon blog, j’ai reçu un message d’une femme me disant : «S’il vous plaît Saule, écrivez une chanson sur mon prénom». Le principe me semblait amusant. La phrase de la chanson m’est alors venue : «S’il m’était donné de pouvoir punir Sidonie», et par la suite, le texte a pris pour thème l’enfance et l’amour des parents.

Sur cet album, vous faites un duo avec Dominique A et Sasha Toorop. Comment la rencontre s’est-elle déroulée ?
Je les connaissais tous les deux depuis plusieurs années. Le courant est vite passé entre Dominique et moi et j’ai toujours voulu l’inviter sur une chanson. Au départ, je pensais faire un trio sur la chanson “Rupture”, mais c’est sur le morceau “Personne” que le choix du duo s’est porté. Tout le monde, en écoutant cette chanson me disait : «ça ressemble à du Dominique A !» Alors je lui en ai parlé et il a accepté de la chanter avec moi. Pour Sasha, j’ai toujours adoré sa voix et sur la chanson “Désert”, elle me faisait tellement penser à lui, que je ne pouvais pas la chanter sans l’imiter.

Vous faites actuellement la première partie de Bénabar sur sa tournée. Comment est née cette collaboration ?

J’ai été très surpris. Ma maison de disques a fait écouter à Bénabar et son équipe mon premier album et ils m’ont appelé et proposé cette tournée. Ils m’ont dit que c’était un coup de cœur. En tout cas, je leur serai toujours reconnaissant car je suis reçu royalement. C’est une chance incroyable et j’espère que cette expérience portera ses fruits.

Peut-être est-il déjà trop tôt, mais avez-vous des projets pour la suite ?
Comme je le disais tout à l’heure, j’avais en bagage une soixantaine de chansons écrites. Donc je pense que le troisième album ne devrait pas tarder. Le temps de faire encore une sélection et on devrait rempiler assez vite !

Propos recueillis par Laure Basterreix

Saule en 1ère partie de Bénabar
Mercredi 4 mars
Au Zénith de Toulouse


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