50ème anniversaire du CNES ; Le Symbole de la France… à défendre

Le Président de la République était en ce début de semaine à Toulouse, au Centre National d’Etude Spatiales (CNES) pour célébrer le 50ème anniversaire de l’institution. Nicolas Sarkozy a encore une fois marqué sa volonté et sa détermination, comme celle de son gouvernement à toujours apporter son soutien à la recherche spatiale. Une volonté stratégique qu’avait initiée voilà près de 50 ans, le 19 décembre 1961, un certain Général de Gaulle. Un homme d’Etat rare, un visionnaire responsable qui n’était habité, on le sait, que par une seule mission, un seul devoir : tout faire pour garantir et en tous domaines l’indépendance de son pays, la France.

 
A l’époque il était bien le seul à penser à l’intérêt supérieur qui résulterait de la mission d’élaborer et de proposer à son gouvernement la stratégie spatiale française ; de la mettre en œuvre, avec notamment l’objectif immédiat de réaliser un lanceur spatial complété par la conception de charges satellitaires. Oui, dans le contexte de la guerre froide, donner au CNES pour mission de positionner la France parmi les grandes puissances, dans ce domaine, aux côtés de l’URSS et des Etats-Unis. Une ambition qui semblait des plus irréalistes et pourtant 50 ans plus tard, le temps lui aura donné encore raison. Le 26 novembre 1965, soit moins de quatre années plus tard, les chercheurs du CNES atteignaient, depuis la base algérienne d’Hammaguir, un premier objectif avec le lancement de la fusée DIAMANT A. Le lanceur français qui allait mettre en orbite notre premier satellite, prénommé Astérix. Tout un symbole.
Au-delà de ce premier succès majeur, le CNES, tout en poursuivant le développement des programmes nationaux de lanceurs et de satellites, au fil des années, devenait aussi le moteur majeur de la construction de l’Europe spatiale, au sein de l’agence ESA. L’entité qui finance notamment le programme ARIANE dont le premier tir effectif aura eu lieu, voilà 30 ans, le 24 décembre 1979. Mais le CNES, c’est aussi la réalisation du centre spatial de Kourou, les satellites météorologiques METEOSAT, ou d’observation comme SPOT, les satellites TELECOM…
Plus, dans un domaine plus stratégique où il est aussi la référence majeure, le CNES pilote également, en lien avec le ministère de la Défense, la réalisation des satellites militaires de télécommunication et d’observation comme HELIOS. «Faire tout pour conforter l’exemple même d’un savoir-faire français unique que l’on se doit de protéger et de soutenir afin d’en garantir la pérennité». Voilà ce qu’est venu dire à plus de 2 500 ingénieurs et chercheurs, le Président Nicolas Sarkozy, en ce jour de 50ème anniversaire…

La politique spatiale du Président de la République

On le sait, Nicolas Sarkozy, s’appuyant stratégiquement sur la Présidence française de l’Union européenne de 2008, contribuait d’une manière décisive à dynamiser l’Europe spatiale. Ce n’est pas un hasard si dans son discours de Kourou en février 2008, il avait déjà fixé les grands axes de ce que devrait être, dans le domaine, une politique nationale et européenne définitivement ambitieuse. Quasi trois années plus tard, en terre toulousaine, en terre de légende dans bien des domaines et particulièrement pour l’air et l’espace, le Président de la République venait à nouveau rappeler ses engagements et conforter de fait tous les ingénieurs et chercheurs présents de sa volonté, de sa détermination à permettre au CNES de continuer à relever les plus hauts défis et dans l’intérêt de tous. 1 € investi dans le domaine, ce sont 20 € qui viendront à terme dynamiser l’en- semble de notre économie. En accordant à la recherche spatiale et d’entrée de jeu un crédit supplémentaire de plus de 500 millions d’euros, on comprendra vite que les enjeux ne sont pas anodins, comme certains voudraient le faire croire. Alors, il n’est pas surprenant qu’avec de telles convictions et d’ambition d’avenir pour la France, qu’en 50 années d’existence, c’est la première fois qu’un Président de la République Française vient visiter les installations du CNES…

Investir pour garantir l’avenir…

Dès son arrivée à l’Elysée, en 2007, le Président de la République a voulu donner à notre politique spatiale les moyens de ses ambitions : «La France place au cœur de sa politique spatiale le principe d’accès indépendant à l’espace. Il reposera sur deux axes : la préférence des lanceurs européens pour les missions institutionnelles et l’existence d’un lanceur européen compétitif sur les marchés (ARIANE). Le budget spatial français, hors celui de la défense et on le relève peu, a, en dépit la crise, augmenté de 16 % depuis 2007. Alors qu’il avait stagné auparavant. La France doit continuer à investir dans le spatial, et plus généralement dans l’avenir».
Notre politique spatiale est tournée vers des applications concrètes, qui apportent une valeur ajoutée dans les domaines économiques, environnementaux ou militaires. Qui oserait dire le contraire ? C’est une réalité : dans un monde ouvert et concurrentiel, la France et l’Europe doivent se donner les moyens de pouvoir continuer à accéder à l’espace de façon libre et indépendante afin de conserver leur compétitivité et leur avance spatiale. Mieux que quiconque le Président de la République le sait : «Malgré ce contexte de crise, j’ai don-né la priorité aux dépenses d’investissement, qui créeront la croissance et les emplois de demain, plutôt qu’aux dépenses de fonctionnement, qui creusent les déficits. C’est pourquoi le programme des investissements d’avenir, financé par le Grand Emprunt de 2009 ou encore le Crédit Impôt Recherche (CIR), ont été mis en place. Cela implique en priorité le développement des programmes de lanceurs mais aussi le programme des investissements d’avenir, désormais doté de 500 millions d’euros complémentaires,  plus destinés à l’industrie spatiale, afin de permettre de développer ARIANE 6, le lanceur de nouvelle génération».   
Dans un large tour d’horizon, Nicolas Sarkozy rappellera aussi que parmi nos points forts, figurent notamment les télécommunications, l’observation optique, la météorologie, l’océanographie et la surveillance de l’environnement. Sans oublier que la France est également, compte tenu de ses implications économiques et stratégiques, un soutien indéfectible du pro- gramme de positionnement par satellites GALILEO. «Dans la technologie militaire, nous avons engagé des programmes de recherche importants sur ce qui est appelé dans le domaine des écoutes électromagnétiques et de l’alerte avancée la rupture». «Nous sommes aussi à la pointe en matière de surveillance spatiale. Pour ce qui est encore de l’espace, l’Europe s’illustre par son programme ambitieux d’exploration des différentes planètes ou satellites du système solaire par des sondes…».

Défendre le nucléaire…

Profitant de l’occasion, dans son discours final, le Président de la république aborde-ra d’autres domaines dans lesquels la technologie française est aussi à la pointe de la recherche. Des avancées que certains par idéologie partisane voudraient limiter voire supprimer. C’est pourquoi il se prononcera, une nouvelle fois, avec détermination et responsabilité en faveur du nucléaire, qui assure, on le sait, l’indépendance énergétique de la France, avec la production d’une électricité faiblement émettrice de CO2 et à un prix compétitif pour nos entreprises et les Français. «La filière nucléaire française est une filière d’excellence, sûre, qui crée de l’emploi, de la valeur et contribue à notre balance commerciale. Il n’est pas question de la détruire, surtout en période de crise.»
En conclusion et devant les 2500 personnes qui n’hésiteront pas à l’acclamer, le Président de la République ex- primera le vœu qu’il espère partagé par le plus grand nombre : «La France ne doit pas craindre le progrès, ni mettre à terre ses filières d’excellence… Mais aussi, cessons d’ouvrir nos marchés de façon unilatérale. Oui, la France comme l’Europe doivent rompre avec une certaine naïveté. Et ça n’est pas du protectionnisme que de dire cela».
Le Nicolas Sarkozy nouveau est arrivé. A Toulouse il a marqué son territoire et rappelé son intime conviction, l’héritage gaullien qui est le sien. A savoir celui de l’indépendance de la France et en tous domaines. Voilà qui pourrait marquer une différence décisive avec d’autres prétendants à la fonction suprême…



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