Xavier Spanghero : « Une chance historique de conquérir ce département »

xavier spanghero @kevin figuier
Photo : K.Figuier/JT

Nouvelle génération. Il est l’étoile montante de l’UMP 31, et a été en charge des discussions avec les partis du centre pour mettre sur pied une union capable de ravir le département au PS. Concernant son avenir personnel il pose les jalons : « Les régionales m’intéressent d’autant que mon nom de famille est aussi connu en Midi-Pyrénées qu’en Languedoc-Roussillon (rires). » Le secrétaire départemental adjoint de l’UMP, sarkozyste identifié, change de dimension.

 

Arrive-t-on à passer à autre chose après l’épisode Charlie Hebdo ? Comment avez-vous vécu ces événements ?

Cela a été un choc terrible … J’avoue humblement que c’est compliqué de reprendre le débat public après un tel drame, d’autant que l’unité nationale provoquée par l’émotion a été l’occasion de montrer ce pourquoi nous nous battons tous. J’ai eu un mal fou pour mes dernières prises de parole en interne, je ne trouvais plus mes mots. Il va falloir maintenant redonner du sens à notre action, et reprendre de la hauteur.

En 2012, Toulouse subissait la tuerie d’Ozar Hatorah … Cette violence terroriste ne gagne-t-elle pas du terrain ?

Cette violence monte en effet crescendo et provoque un fort sentiment d’insécurité dans la population. Le phénomène est vraiment inquiétant et aujourd’hui nous n’avons pas encore les réponses à la hauteur du problème. Le terrorisme a muté alors que dans le même temps les moyens donnés aux forces de police ont diminué … Les priorités ont été oubliées. Nous avons d’ailleurs des sujets très concrets à régler, qui ont été minorés par toute la classe politique : des prisons surchargées, des armes en vente dans nos cités, les valeurs de notre République parfois bafouées et une école en perte de confiance.

Parlons de l’UMP. Y a-t-il eu un vrai changement depuis le retour aux affaires de Nicolas Sarkozy ?

Clairement oui, et le premier effet a été ressenti avec un redémarrage des adhésions. Nicolas Sarkozy s’est maintenant attaché à la restructuration de notre mouvement, et les premiers changements se feront ressentir au niveau des fédérations à l’issue des élections départementales … L’opposition a désormais un chef identifié, un capitaine qui tient la barre. Cela faisait très longtemps que l’UMP n’avait pas eu un leader incontesté et incontestable en capacité de rénover son parti, et de fédérer le plus grand nombre.

La campagne des élections départementales vient de démarrer, et la droite et le centre arrivent unis dans ce combat …

Cela faisait très longtemps que nous n’avions pas vu la droite aussi unie dans ce département. Aux dernières municipales on a pu d’ailleurs noter que là où nous étions désunis nous avons perdu, alors que dans des villes comme Toulouse et Balma une large union a permis des victoires. Nous avons su retenir la leçon, et sous l’impulsion de Jean-Luc Moudenc, tous les responsables de partis ont pris leurs responsabilités. Cette union n’est pas  qu’une façade, et nous avons eu collectivement le courage de faire des compromis vis-à-vis de nos familles politiques et de choisir des candidats par rapport à leurs compétences. Tout le monde a compris la chance historique que nous avions de conquérir ce département.

“L’amateurisme de la gauche”

La montée du Front National est-elle une source d’inquiétude, y compris en Haute-Garonne ?

Ce parti est sur une progression forte, qui s’est accentuée sous la mandature de François Hollande. Il bénéficie certes de la crise économique actuelle, mais aussi du laxisme de la politique gouvernementale qui est incarné par Christiane Taubira. Nous pouvons donc être légitimement sur nos gardes en Haute-Garonne car lors des dernières élections européennes, le FN est arrivé en tête dans beaucoup de communes, notamment dans le rural. Je fais donc un appel aux électeurs pour les prochains scrutins départementaux et régionaux : Il y a des scrutins, comme celui des européennes, où l’on peut être amené à se défouler et à signifier notre mécontentement vis-à-vis d’un contexte national … Mais là, nous allons élire des hommes et des femmes en capacité de gérer des collectivités avec des budgets importants. Soyons responsables !

Jean-Luc Moudenc est donc « le » vrai leader … Celui grâce à qui l’union de la droite et du  centre est possible ?

Il l’a démontré à Toulouse. Il sait faire l’union. Suite à ses victoires au Capitole et à la métropole il aurait pu prendre du recul, mais il a préféré s’investir pleinement pour permettre à sa famille politique de conquérir le département. C’est grâce, en bonne partie, à sa volonté que l’union a pu être possible. C’est le boss.

Que pensez-vous de la réforme territoriale ?

Elle montre l’amateurisme de la gauche. On définit de nouveaux cantons et de nouvelles régions avant de discuter des compétences de chaque collectivité … On a fait passer le tripatouillage électoral avant l’intérêt général.

 

 

CV EXPRESS

Né le 30 mars 1978. Il est à la tête d’une PME dans le secteur de l’automobile.

Fonctions : secrétaire départemental adjoint de l’UMP, délégué départemental des Jeunes Actifs de l’UMP

 

 

 

 



UN COMMENTAIRE SUR Xavier Spanghero : « Une chance historique de conquérir ce département »

  1. Saforcada dit :

    Conquérir le département mais pourquoi faire ? L’étouffer avec Toulouse Métropole ? Mieux le faire disparaître, avec tous les départements, comme le souhaite une grande partie des ténors de l’UMP ? Si la seule motivation est de battre la Gauche alors nous sommes là dans la politique de bas étages, ce qui vient renforcer le vide sidéral d’un quelconque programme. Debout La France n’a pas cette vision réductrice, destructrice, de nos territoires et souhaite proposer une véritable alternative à la démagogie de certains, au clientélisme d’autres et à la tromperie de tous.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.