« Union, pragmatisme, responsabilité » : l’union de la droite et du centre dévoile ses ambitions pour les départementales

 

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Ce lundi 23 février, l’union de la droite et du centre organisait sa deuxième conférence de presse durant laquelle les candidats ont dévoilé les principaux points de leur programme politique, pour les élections départementales.

Par Simon Pialat

Au sein de l’ensemble des partis de la droite et du centre, on salue « une union historique sur tous les cantons », à l’occasion des prochaines élections départementales. C’est donc sous la bannière « Ensemble pour la Haute-Garonne » que tous ces partis réunis souhaitent donc frapper fort et conquérir un bastion stratégique. En cas de victoire, la droite haute-garonnaise disposerait alors d’une meilleure marge de manœuvre, suite à l’élection de Jean-Luc Moudenc à la mairie de Toulouse.

Carte redessinée et contexte chamboulé

Un mois avant les scrutins du 22 mars et du 29 mars prochains, les candidats mettent en exergue un contexte bouleversé : parité hommes/femmes, redécoupage territorial, éventuelle redistribution des compétences et des services de la collectivité… L’un des défis pour l’avenir des départements sera notamment de renforcer le dialogue entre la métropole et le monde rural. « Toulouse est une chance pour les campagnes, qui sont elles-mêmes une chance pour Toulouse » insiste d’ailleurs Jennifer Courtois-Périssé, candidate sur le canton de Cazères.

Finances : Le nerf de la guerre

Néanmoins, l’heure est avant tout à l’économie et les données de la Chambre régionale des comptes seraient même inquiétantes pour la Haute-Garonne, à en croire Elizabeth Pouchelon, candidate sur le canton de Portet-sur-Garonne : « Le département est très mal loti ! » Les candidats de la droite et du centre constatent sur le département une hausse de 26% des charges de fonctionnement et une augmentation de la fiscalité. Par ailleurs le chômage serait de 10,1%, supérieur à la moyenne nationale. L’équipe d’ « Ensemble pour la Haute-Garonne » souhaite notamment durcir le ton pour ce qui est de la fraude aux prestations sociales, et évoque une meilleure répartition de l’argent public dans les domaines des aides sociales, de la réinsertion professionnelle, de la solidarité et de la pédagogie. C’est donc tout un programme de refonte économique et de transparence politique qui est ainsi proposé, privilégiant par la même occasion un meilleur accompagnement des personnes âgées et la mise en place d’équipements dédiés aux personnes handicapées.

« Toulouse est une chance pour les campagnes, qui sont elles-mêmes une chance pour Toulouse » (J. Courtois-Périssé)

Sécurité : mise en place d’un fond de vidéo-surveillance

Le candidat sur le canton de Castanet-Tolosan, Arnaud Lafon (MoDem) propose la mise en place d’un fonds permettant de financer la vidéo-surveillance et ainsi accompagner les communes désireuses de s’équiper. « En termes de baisse de délinquance, les résultats sont immédiats » justifie-t-il.

Métro et LGV : projets d’avenir

Aujourd’hui, l’agglomération toulousaine est également tournée vers deux projets d’envergure. L’entente droite/centre se dit d’abord « partisane » de la mise en place d’une troisième ligne de métro, compromettant de fait le prolongement de la ligne B jusqu’à Labège, et source d’un imbroglio politique entre Toulouse Métropole et Sicoval. Le maire de Castanet-Tolosan fustige par ailleurs le fait que les Toulousains doivent « posséder jusqu’à trois titres de transport différents pour un seul trajet : TER, réseau Tisséo et Bus Arc-en-Ciel ». Il prône à l’inverse la mise en place d’un ticket unique. D’autre part, les candidats à l’élection départementale insistent sur l’importance de l’arrivée de la LGV dans la ville rose, dont ils regrettent pourtant l’échéance tardive. C’est donc à tout cela que l’union de la droite et du centre souhaite apporter des solutions. Cette union de tous les partis de la droite permettra-t-elle pour autant la victoire  ? Et si oui, aura-t-elle les moyens et les marges de manœuvre nécessaires pour assumer ses objectifs ? L’avenir nous le dira. En attendant, le président de l’UDI 31, Jean Iglésis, conclue cette conférence de presse en revendiquant des critères d’ « union, de pragmatisme et de responsabilité qui vont conduire notre action à un moment historique



2 COMMENTAIRES SUR « Union, pragmatisme, responsabilité » : l’union de la droite et du centre dévoile ses ambitions pour les départementales

  1. saforcada david dit :

    Quel dommage, l’on arrive pas à voir M Duclos sur la photo de famille, à moins que la “droite” lui ait demandé de ne pas venir car ça ferait tâche de voir le maire de Sant Gaudens (et son suppléant maire de Montréjeau) dans une telle assemblée.Pour ce qui est des propos de la sympathique Mlle Courtois, soit elle est bien naïven soit elle ment bien tant il est clair que la Métropole ne rêve que de “devenir” le département pour ne faire de la ruralité qu’un parc d’attraction ou une maison de retraite … N’est-ce pas messieurs Juppé, Fillon, Raffarin et j’en oublie qui souhaitent la disparition pure et simple des départements ??? ah oui mais ils sont UMP et non de cette pseudo “union” de la droite …

  2. vanels dit :

    Bouducon quel programme !
    Ca donne envie d’aller voter té !

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