Un sondage et un gagnant nommé Cohen

Nos confrères d’ « Objectif News » ont publié mardi dernier un sondage « Municipales 2014 » qui place clairement Pierre Cohen dans un contexte plus que favorable. Malgré la crise, un Hollande au plus bas, des bouchons, des travaux … Le Maire n’a jamais été aussi haut. Mieux l’écart depuis 2008 s’est creusé considérablement avec son adversaire principal Jean-Luc Moudenc : « L’écart entre le sortant et l’ancien maire me paraît important, difficile à combler en si peu de temps » commente notre politologue maison Stéphane Baumont. Voici donc un Pierre Cohen plafonnant à 57% au deuxième tour, un pourcentage qui ne fait que confirmer que la droite toulousaine est en panne, désunie et à la recherche d’un leader. D’autant que Pierre Cohen apparaît également en position de force vis-à-vis de ses alliés supposés, qu’ils se nomment PRG, EELV ou Front de Gauche. L’homme peut apparaître serein à l’entrée de cette campagne, et l’objectif du deuxième mandat est désormais clairement à sa portée. Pourtant au Capitole on a choisi de ne pas commenter ce sondage, comme pour mieux symboliser une mairie qui reste au travail. Une vraie stratégie de communication en l’occurrence.

Quant à la droite, ce sondage lui démontre une chose : Elle a du pain sur la planche ! Le contexte national ne suffira pas à faire tomber la majorité en place. Il lui faut désigner clairement, le plus vite possible, sa tête de liste et être unie derrière. Pas si simple au vu des cicatrices en vigueur. Moudenc perd du terrain en comparaison à 2008, même si ce sondage lui permet de prendre la première place des opposants (32% au premier tour sous la bannière UMP) : « Si certains imaginaient Christine de Veyrac rivaliser avec Jean-Luc Moudenc, ils en sont pour leurs frais. Aujourd’hui il n’y a plus photo ! » nous glisse Bertrand Serp, en charge de la communication à l’UMP 31.  Christine de Veyrac apparaît en effet avec  un déficit de notoriété à combler, à la fois sur JL. Moudenc, et sur  R. Bouscatel qui pourrait être le gagnant de ce sondage au centre (6% sur son seul nom, et 64% de bonne opinion), mais qui reste pour le moment prisonnier de son calendrier rugbystique : « L’UMP n’investira jamais René Bouscatel » prévient Bertrand Serp. Pour Stéphane Baumont, « René Bouscatel doit maintenant décider si sur les fondamentaux de cette notoriété, il souhaite devenir le capitaine d’une liste aux municipales. » A droite et au centre, ce match à trois ne fait que commencer : « Il faut qu’on soit unis dès le premier tour » ajoute B. Serp… Pour le moment, la quiétude peut donc régner au rez-de-chaussée du Capitole.

Thomas Simonian

@tsimonian



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