Un «putsch» au Nouveau Centre ? ; Gérard Follus et Grigori Michel «C’est l’heure d’un nouveau départ»

 

Voici un tandem inattendu. Deux générations, deux visions, deux caractères… Mais une envie commune de relancer la fédération départementale du «Nouveau Centre», pourtant toujours officiellement présidée par le conseiller régional Laurent Cuzacq. Règlement de compte à OK Toulouse ? Les «flingueurs» du moment, Gérard Follus et Grigori Michel, s’expliquent.

Pourquoi cette volonté de vouloir redynamiser le «Nouveau Centre» à Toulouse ?

Grigori Michel : L’électorat est présent, mais il n’est plus représenté. Avec Gérard Follus, il nous a semblé évident de remettre sur pied une fédération afin de doter le centre toulousain et haut-garonnais d’un nouvel outil.

Gérard Follus : Le détonateur a été les élections législatives qui ont permis notre rencontre, avec notamment la venue d’Hervé Morin à Colomiers pour soutenir la candidature de Grigori. C’est à partir de ce jour que nous nous sommes dits que nous ne pouvions pas laisser inerte cette fédération. D’autant plus que les forces centristes doivent pouvoir se réunir à Toulouse et en Haute-Garonne.

Pourtant les résultats aux élections législatives des candidats centristes n’ont guère été encourageants ?

Gérard Follus : Le centre a été victime d’un positionnement non clair. C’est ce qui a «tué» François Bayrou. Il n’a pas voulu accepter le fait que nous sommes au centre-droit. Mais un centre-droit humaniste et fraternel, capable d’attirer à lui, pour certaines échéances, des électeurs qui ne sont pas de sa mouvance.

Avez-vous des griefs envers l’équipe toujours officiellement en place au «Nouveau Centre 31» ?

Gérard Follus : Oui clairement. Il est vrai qu’une fédération qui comptait presque 400 membres, et qui se retrouve aujourd’hui à une vingtaine, c’est un échec total ! J’étais personnellement convaincu avant l’heure de cet échec à venir.  Aujourd’hui c’est l’heure d’un nouveau départ, avec un Grigori qui incarne la jeunesse et la nouveauté et moi un passé avec un vrai message, notamment eu égard à mon engagement associatif. Nous voulons tous les deux transmettre un message très fort de fraternité.

Grigori Michel : Le «Nouveau Centre» a été trop absent ces derniers mois, et notamment pendant l’élection présidentielle ou dans les réunions avec les autres partis centristes locaux pour préparer les élections législatives. Nous devons revenir sur le devant de la scène.

«L’élection municipale se jouera au centre»

Cette démarche est-elle soutenue par votre président national, Hervé Morin ?

Grigori Michel : Oui, je l’ai régulièrement au téléphone et il nous a adressé ses encouragements.

Le message est-il aussi de dire que Toulouse peut-être reprise en 2014 ?

Grigori Michel : L’élection municipale à Toulouse se jouera forcément au centre. Mais cela nécessite, pour atteindre cet objectif, d’avoir des fédérations organisées, en ordre de marche et sur le terrain. Au vu des derniers résultats électoraux au centre et même à l’UMP, nous devons maintenant arrêter les discussions stériles, la politique politicienne et les guerres d’égo, pour proposer avant tout nos valeurs aux Toulousains.

 Thomas Simonian

La mise au point de Laurent Cuzacq

Non, Laurent Cuzacq ne se veut pas spectateur de la situation. Il met notamment en exergue la guerre nationale qui oppose les deux leaders du «Nouveau centre» Hervé Morin et Jean-Christophe Lagarde. Le conseiller régional remet les pendules à l’heure : «J’œuvre en tant que responsable politique pour un centre droit indépendant dans cette ville. Je souhaite favoriser les regroupements, et ne souhaite pas entrer dans des guerres de biceps. Tous les centristes doivent peser ensemble, et le sujet est là… pas ailleurs ! J’ai pris pendant la présidentielle une position claire, proche de celle de Jean-Christophe Lagarde, qui était de ne pas soutenir la démarche de candidature d’Hervé Morin. Cela explique sans doute les attaques actuelles sur Toulouse, mais le Nouveau Centre n’a qu’à provoquer des élections, je ne me représenterai pas… Il y a de gros chantiers en marche sur Paris pour reconstruire le centre avec notamment le lancement du groupe parlementaire «UDI» (Union des démocrates indépendants). Là est l’avenir du centre, là va être mon engagement.»



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