Mai: Un Président nommé Hollande

Ce joli mois de mai marqua la conclusion d’un épisode important de notre histoire politique : la campagne présidentielle. A l’occasion du deuxième tour, votre hebdo a fait sa « Une » (le 26 avril), en opposant le conseiller régional UMP Sacha Briand au porte-parole départemental d’EELV (Europe écologie Les Verts), Xavier Bigot. Le premier soutenait « bec et ongle » le sortant, Nicolas Sarkozy, le second faisait alors bloc avec tous les partis de gauche pour porter François Hollande à l’Elysée. L’objectif de ce dernier était donc bien l’alternance : « C’est urgent et indispensable. Depuis le début de la campagne, que ce soit sur la dette mais aussi sur des sujets comme celui de l’insécurité, Nicolas Sarkozy fait le constat de son propre échec. Donc maintenant il faut des solutions, et à mon sens, seule la gauche dans sa diversité les a. Il faut un nouveau souffle. » Du côté de Sacha Briand, on sentait bien que les jeux étaient déjà faits, regrettant déjà une campagne pour le moins haineuse envers le candidat Sarkozy : « Il n’y a même pas eu de véritable confrontation des projets des uns et des autres. Donc de mon point de vue, la campagne a été totalement biaisée. Et puis, la particularité de tous les autres candidats de ce premier tour était d’être contre le nôtre. » Cette dernière ligne droite entre Nicolas Sarkozy et François Hollande s’était aussi jouée sur les scènes toulousaines, l’un ayant choisi le parc des Expositions, l’autre, la place du Capitole, pour terminer leur tour de France des meetings. Le 6 mai 2012 est donc bien la date qui scelle la victoire de François Hollande, et notre rédaction était au siège toulousain du PS à 20h, instant où le visage de l’homme de Tulle apparaissait sur toutes les chaînes de télévision : « Ce soir, c’est pour moi l’émotion ! J’avais 3 ans en 1988, je suis au PS depuis 2004, et c’est la première fois que je vis un tel moment. Maintenant, c’est une responsabilité immense qui nous incombe. Diriger la France ne sera pas une partie de plaisir, il s’agit désormais de tenir le cap de nos promesses…

Il faudra respecter le vote des Français. Ma plus grande fierté, ce que je trouve de plus admirable dans cette aventure, est que François Hollande n’a jamais failli, n’a jamais changé de posture » nous fait partager, au cœur d’une liesse populaire, Romain Cujives, adjoint au maire de Toulouse. A l’UMP, l’ambiance n’était forcément pas à la fête en ce soir de défaite, mais Jean-Luc Moudenc, le président départemental, n’hésitait pas à rendre hommage à l’ex-président : « L’Histoire rendra un jour justice à Nicolas Sarkozy. Elle lui rendra la justice que les urnes ne lui rendent pas ce soir. » Ce 6 mai restera aussi comme le symbole d’une gauche qui n’aura jamais été aussi forte dans la ville rose, plus de 62% des Toulousains ayant voté pour François Hollande. La droite haut-garonnaise a tout à reconstruire avant 2014. Le challenge peut-il être relevé ?

Thomas Simonian



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