Troubles entre l’UMP et l’UDI: Gérard Folus appelle à la responsabilité de chacun

 

Depuis hier, le torchon brûle entre l’UMP et l’UDI à Toulouse. Via un communiqué de presse, la direction départementale du parti de Jean-Louis Borloo demande aux candidats qui sont sur la liste Moudenc de ne pas utiliser le sigle UDI. Les intéressés ont répondu dans la foulée, et pendant ce temps-là Christine de Veyrac continue sa campagne. Au milieu de ce bras-de-fer, Gérard Folus, ancien élu baudisien et vice-président de l’UDI 31 nous fait partager son point de vue. Il risque de ne pas plaire à tout le monde.

 

Comment réagissez-vous au trouble qui existe actuellement au sein de votre fédération ?

 

Je constate que les centristes ne sont pas très nombreux sur la liste Moudenc, et c’est un regret que l’on peut avoir. Maintenant la direction départementale de l’UDI s’est-elle réellement prêtée à des tractations dignes de ce nom avec le candidat Moudenc ? Je n’en suis pas forcément convaincu. D’un côté, Jean-Luc Moudenc regrette que l’on ne soit pas allé suffisamment le rencontrer, et de l’autre, Jean Iglesis répond que l’UDI a une candidate investie (Christine de Veyrac, ndlr) et que l’on n’a donc pas à négocier ailleurs… J’ai moi-même proposé à Jean Iglesis de l’accompagner pour entamer un dialogue constructif avec Jean-Luc Moudenc, mais l’antagonisme entre la tête de liste UMP et nos dirigeants est bien trop fort.

 

Ces déchirures sont-elles inquiétantes pour la campagne municipale ?

Elles le sont. Nous ne sommes pas unis au centre et à droite alors que je pense que le Front National va faire plus de voix qu’on ne l’imagine… Même ici à Toulouse, ville qui n’avait pas l’habitude de voter à l’extrême-droite jusqu’alors. Or notre division ne peut faire que le jeu du Front National. C’est bien pour cela que j’appelle à une droite et un centre républicains unis dès le premier tour… Et même si je connais bien les susceptibilités de l’un et de l’autre, le ticket Moudenc/de Veyrac était « la » solution.

 

Comment sortir de cette situation ?

Je pose la question suivante : Christine de Veyrac souhaite-t-elle désormais aller jusqu’au bout ? Nous devons tout mettre sur la table puisqu’elle-même a déclaré ne pas vouloir afficher l’étiquette UDI pour sa campagne… Pour sortir de cette situation, nous devons être tous unis et rassemblés ! Sortons des antagonismes personnels qui concernent quatre personnes – Jean-Luc Moudenc, Christine de Veyrac, Jean Iglesis et Laurence Massat – pour penser à l’avenir de notre mouvement politique et de notre ville. Je profite donc de cet entretien pour appeler à la responsabilité de chacun afin de retrouver de la sérénité.

 

Propos recueillis par Thomas Simonian

 

 

 



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