Temps orageux au PRG : Les élus toulousains dénoncent un système

Une pré-campagne municipale est toujours le temps de tensions à l’intérieur même des partis. Elle correspond à une période où les désignations  pour être sur la liste définitive sont en cours de validation… Et où donc chacun « joue des coudes » pour être en bonne place. La fédération haut-garonnaise du PRG (parti radical de gauche) n’échappe pas à la règle, et le trio d’élus toulousains (Cécile Ramos, Alexandre Marciel, Maryse Jardin-Ladam) de la formation de Jean-Michel Baylet, semble circonspect devant certaines méthodes employées par les leurs : « Des grosses ficelles… De la politique à la papa » ironise Alexandre Marciel, président du cercle PRG « Toulouse Métropole ». « Il est important d’arrêter certains agissements. Cela pourrait provoquer un désastre si l’on continue à bafouer la démocratie et les valeurs militantes de notre parti » ajoute l’adjoint de Pierre Cohen. Derrière ces propos, les trois élus PRG dénoncent un encartage pas toujours très transparent, qui viserait à les écarter de la future liste de Pierre Cohen, car selon les modalités mises en place par leur parti, ce sont les militants qui désigneront les représentants du PRG sur ladite liste : « Si j’admets que cette période d’investitures provoque toujours des crispations, il n’en demeure pas moins que l’inadmissible est toujours à dénoncer. Or en général c’est toujours au lendemain de ces échéances que la presse se fait l’écho de contestations ou recours… Cette fois-ci, nous prenons les devants en dénonçant une pratique. Il y a toujours un décalage entre le moment où le parti réceptionne une cotisation et celui où il confirme l’adhésion. C’est dans ce laps de temps où se jouent les petites magouilles politiciennes avec des cotisations de dernière minute, des cotisations qui ne renvoient pas à un militantisme tel que nous le défendons. C’est pour éviter ce genre d’écueils que nous avons décidé de parler ! » L’attaque est dure et vise sans les nommer de potentiels candidats PRG qui aimeraient trouver une place sur la prochaine liste Cohen : « Nous allons beaucoup rigoler dans les prochaines semaines ! » s’amuse Cécile Ramos. « Nous restons vigilants, et nous trouvons curieux l’appel au rassemblement et à l’encartage de certains de nos amis » prévient Maryse Jardin-Ladam. La pré-campagne municipale s’annonce donc pour le moins sous tension au PRG, et Alexandre Marciel, Cécile Ramos et Maryse Jardin-Ladam ne vont pas tendre la joue. « La politique est un acte soit isolé, soit collectif. Pour nous c’est un acte collectif » conclut Alexandre Marciel. Le feuilleton ne fait que commencer…

Thomas Simonian

 



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