Sur le terrain avec les militants UMP ; La campagne de Sarkozy à Toulouse

Brouquières Guillaume
Brouquières Guillaume

Aujourd’hui une «grosse» centaine de militants sarkozystes arpentent le bitume de notre département pour défendre leurs couleurs politiques. Aux côtés de Laurence Arribagé, secrétaire départemental du parti, Guillaume Brouquières (responsable des Jeunes populaires 31) anime des équipes prêtes à défendre un bilan. Nous l’avons rencontré.

Au sein de votre parti, comment est structurée localement la campagne de Nicolas Sarkozy ?

C’est Laurence Arribagé, notre secrétaire départemental, qui supervise toute l’activité militante. De mon côté, j’anime la partie «jeunes» de nos militants, très importante, qui est un peu le «bras armé» de notre mouvement sur le terrain… Tout ceci se fait en accord avec notre président Jean-Luc Moudenc, qui lui, gère davantage la vie politique.

Les militants sont-ils plus motivés depuis l’entrée en campagne officielle de votre candidat ?

Nous sommes toujours impatients, et il y a toujours de la ferveur à la veille d’un tel événement politique. Mais, avec les militants, nous sommes sur le terrain depuis quasiment un an. Depuis qu’avec Jean-Luc Moudenc, nous avons relancé cette fédération qui était, je serais tenté de dire, «en sommeil.» La candidature officielle a certes ajouté de l’activité, mais nous étions déjà très actifs. L’objectif est désormais de mener trois à quatre actions militantes par semaine*, et ce sur l’ensemble des circonscriptions. C’est un moment où nous allons mettre de côtés nos vies amicales et familiales. Nous allons également accompagner l’organisation de débats et de meetings à venir. Malgré un environnement politique hostile dans ce département, nous arrivons à imposer notre dynamique.

Croisez-vous vos adversaires politiques sur le terrain ?

Je trouve les militants PS un peu timides pour l’instant dans cette campagne. Leur activité est quasi inexistante d’ailleurs. En revanche, ceux du «Front de gauche» sont très actifs. Ils sont partout.

Suivez-vous avec attention les sondages ?

Je n’aime pas commenter quotidiennement les sondages car ils ne font pas l’élection. Ce sont des indicateurs, mais ils n’avaient pas prévu Le Pen au second tour en 2002 ou Bayrou aussi haut en 2007… Alors je me méfie. D’ailleurs, les sondages illustraient il y a encore quelques semaines une victoire certaine pour Hollande. Aujourd’hui tout est plus nuancé, et la victoire de Sarkozy possible. Il faut donc continuer les actions terrain pour convaincre que le seul qui ait la stature de chef d’Etat dans cette élection est notre candidat. Je suis convaincu que la crédibilité, la compétence, le sérieux de Nicolas Sarkozy face à la crise vont l’emporter.

Quelles sont vos inquiétudes pour cette Présidentielle ?

Les deux extrêmes avec Le Pen et Mélenchon me font peur. Un pays dans lequel les extrêmes «montent» est un pays malade, un pays confronté à des peurs et des malaises. Mais les Français vont forcément se rendre compte que leurs propositions économiques sont irréalisables et démagogiques. Elles «tueraient» notre compétitivité et nos emplois.

Propos recueillis

par Thomas Simonian

* collages, boîtages, tractages, marchés, porte-à-porte


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